Samedi 8 août 2009 6 08 /08 /2009 11:43

Amaru Mayra (extrait de mon manuscrit)



(...)C’est à la suite d’une extraordinaire, aventure survenue au confluent de la rivière Nhamundá, la rencontre des fiers hidalgos avec la mythique tribu guerrière des Amazones tropicales que naquit la curieuse légende qui allait donner au fleuve d’Orellana le nom prestigieux qu’il a gardé depuis. Gaspar de Carvajal, moine de l’ordre des mendiants des Frères prêcheurs de l’ordre de Saint Domingue de Guzmán et chroniqueur du voyage historique de Francisco Orellana des Andes à l’Atlantique, relate à propos de cet étrange événement que l’attaque fut surprenante et brutale.


Il s’empresse de préciser que ces femmes fort belliqueuses très grandes, au corps gracieux au teint clair et aux longs cheveux nattés en petites tresses, toutes nues songeaient à peine à cacher leurs « parties honteuses » mais que munies de leurs seuls arcs et de leurs flèches, elle guerroyaient autant que dix Indiens à la fois. Tant qu’il ne s’agit que de décrire l’intense agressivité dont firent preuve les farouches « Dames du fleuve », agressivité que le prêtre souligne plutôt deux fois qu’une, puisque avec leurs arcs et leurs flèches, elles parvirent à tuer sept ou huit Espagnols, il n’y a rien à redire et ses déclarations paraissent fort plausibles. Mais lorsque pour mieux tenter de faire croire que l’exceptionnelle rencontre avec les fidèles émules tropicales des Amazones d’Asie Mineure sur les berges du Marañon fut un événement totalement imprévu, le Dominicain prétend soudain avoir décelé un étonnement extrême ou mieux encore un effet de colossale surprise chez les expéditionnaires Espagnols à la vue des sauvageonnes en furie, ses affirmations gratuites sonnent faux alors. Et ne peuvent être accueillies de confiance car selon son propre récit, la renommée les en avait déjà informés.


Ne dit on pas auparavant que dès le retour de leur long et périlleux périple aquatique, à l’occasion de furtives escales le long des rives abondamment peuplées de l’impressionnant Paranàtinga des sylvicoles, les Espagnols avaient appris par bribes des sauvages, parfois même de Tuxana (33bis) amis et notamment d’un cacique Apariá les nouvelles les plus inquiétantes et merveilleuses à la fois au sujet des « Cunhapuiaras » les femmes robustes, ou encore les « Icamabias » les femmes sans mari. Comme on avait coutume de les surnommer.


Au sujet du tempérament excessivement agressif que Carvajal prête aux farouches Amazones tropicales, il apparaît à travers les récits des chroniqueurs portugais du XVIIème siècle que cette attitude particulière au combat n’est pas une caractéristique unique propre à ces seules guerrières de la jungle puisqu’il est dit que les Indiennes des rives du Rio Tapajos à sa confluence avec l’Amazone combattaient toujours aux avant postes. Elles luttaient avec tant de bravoure que leurs compagnons n’osaient fuir même devant un ennemi plus nombreux.


C’est qu’elles n’hésitaient pas à abattre à coups de massue celui des leurs qui, pris de panique, tournait le dos à l’adversaire. Pour sa part le capitaine de frégate Solano, envoyé du roi d’Espagne pour diriger à la suite du traité de Madrid la première commission de frontière hispano-lusitanienne entre ce qui deviendra Brésil et Venezuela, mentionne en 1756 que les Indiens Zanomani, les femmes et surtout les jeunes mariées accompagnent leur époux à la guerre et s’y montrent des plus courageuses. Et il ajoute : c’est qu’elles ont appris dès leur tendre enfance et comme les garçons le maniement de l’arc et l’écu.(...)

Par Ashaninka - Publié dans : Histoire
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Samedi 8 août 2009 6 08 /08 /2009 11:36

Amaru Mayra (extrait de mon manuscrit)


(...)On peut se demander alors si, grâce aux confidences d’Indiens amis, les Espagnols n’ont pas eu vent du bellicisme à outrance qui, à cette époque déjà animait les femmes Tapajos ce qui contribuerait à expliquer l’idée du mythe des Amazones tropicales à l’humeur belliqueuse cher à Orellana et à Carvajal.

Ce dernier rapporte dans son récit que ce n’est que lorsque un indigène prisonnier, qui était arrivé avec les expéditionnaires jusqu’à Cubagua, eut fourni de nombreux renseignements sur un royaume peuplé exclusivement de femmes qu’Orellana décida de les appeler Amazones.


Si l’on veut bien croire à présent, les auteurs des quelques rares récits qui relatent la vie secrète de ces terribles créatures, tous de sources suspectes hélas ! Les Amazones établies depuis des temps immémoriaux sur les berges du lac « Jacy-Warúa » (34), le Miroir de la Lune, bannissaient formellement toute communauté. Elles avaient opté pour une société matriarcale (34a), conscientes qu’elles étaient toutefois des graves difficultés qu’engendre l’organisation politique, économique et plus que tout sociale, un tel strict régime. Ces dames étaient de ce fait assujetties à de sévères règles dont une particulièrement rigoureuse, qu’aucune femme nubile, saine de corps et d’esprit ne pouvait enfreindre : celle de procréer.

Chacune d’elles d’ailleurs s’en acquittait sans contrainte aucune car cet acte rituel n’avait pour but unique, bien sûr, que celui de préserver l’espèce d’une extinction pure et simple. Sous la forme d’une grandiose cérémonie, ce culte profane débutait une nuit de pleine lune par un traditionnel et gracieux ballet aquatique dans le lac.


Les réputées ondines y plongeaient jusqu’au fond pour y recueillir un limon verdâtre (34b) avec lequel elles façonnaient de fameuses amulettes qu’elles usaient porter en breloque : des poissons, des tortues, des grenouilles, leur plus précieux symboles de la fertilité. La baignade à peine achevée, ces douces créatures se métamorphosaient aussitôt en terribles guerrières qui, d’un commun accord attaquaient les tribus voisines. Guerroyant alors avec vaillance et volupté, mêlant le plaisir à la violence, elles s’efforçaient de faire le plus grand nombre de prisonniers chez leurs plus robustes ennemis.

Ces derniers conduits sous bonne escorte jusqu’aux limites de leur territoire, devenaient des amants occasionnels, condamnés par leurs étranges dulcinées à jouer le rôle de gracieux géniteurs avant d’être libérés sains et saufs, mais chassés irrémédiablement et sans aucun égard. Les garçons nés de ces relations amoureuses brèves et intermittentes étaient renvoyés aux pères ou impitoyablement sacrifiés. Des récits beaucoup plus fabuleux prétendent malicieusement que les vaincus ne regrettaient jamais la défaite face à ces sauvagesses, et encore moins leur condition de prisonnier élus, car aucune autre femme de la forêt ne surpassait les Amazones dans l’art d’aimer. Faites pour la guerre, elles l’étaient également pour l’amour : de là leur plénitude.


Mais voilà qu’ici l’histoire et la légende se confondent indubitablement, on ne relève d’ailleurs pas de trace des Amazones dans le folklore brésilien ; aborigènes, métis, mulâtres et quarterons ignorent tout de leur vie mouvementée.

 

Charles Marie de La Condamine, qui en 1743 et 1744 entreprit la première descente scientifique de l’Amazone et à qui l’on demandait si une pareille république de femmes pût s’établir et subsister dans cette partie du monde, s’est contenté de faire remarquer ; que si jamais il y a pu avoir des Amazones dans le monde, c’est en Amérique où la vie errante des femmes qui suivent souvent leurs maris à la guerre, et qui n’en sont pas plus heureuses dans leur domestique a dû leur faire naître l’idée et leur fournir des occasions fréquentes de se dérober au joug de leurs tyrans. En cherchant à se faire un établissement où elles pussent vivre dans l’indépendance et du moins n’être pas réduites à la condition d’esclaves et de bêtes de somme. Il ajoute que ce qui lui paraît vraisemblable, c’est qu’elles aient perdu le temps de leurs anciens usages, soit qu’elles avaient été subjuguées par une autre nation, soit qu’ennuyées de leur solitude les filles aient à la fois oublié l’aversion de leurs mères pour les hommes. Mais tandis qu’il s’enquiert de touts les informations possibles auprès des Indiens et des missionnaires afin de trouver les Amazones dont il parle longuement et semble ne pas douter de leur existence, Alexandre de Humboldt, historien et géographe de l’Amérique Espagnole, exprimera un peu plus tard son grand étonnement devant la persistance et la vigueur de superstitions de croyances populaires ou de mythes qui ont leur source dans le passé le plus reculé. Humboldt donne pour origine à la légende des Amazones tropicales la guerre sans merci que les Espagnols ont faite aux Indiens « Caribe » du continent : « c’est dans ces luttes sanglantes que les femmes Caribes après la mort de leurs maris se défendirent avec un tel désespoir qu’on les prit…pour des peuplades d’Amazones »

 

Il va sans dire que dans ces conditions, la rencontre d’Orellana avec les ténébreuses Dames du Fleuve souffre aujourd’hui de sérieuses contestations.

Les uns croient déceler dans le récit de cet obscur épisode, une forme galante que l’habile chroniqueur aurait trouvée pour masquer en partie la déroute de l’aventurier Espagnol au confluent du Nhamundá (34 bis) lors d’une sérieuse escarmouche avec les indigènes. Ce jour là, Orellana n’aurait vu, en tout et pour tout qu’une dizaine ou tout au plus une douzaine de femmes luttant avec âpreté au côté des Indiens. D’autres, qui n’ignorent pas que plus d’une fois l’esprit délirant de maints chroniqueurs de l’époque s’est représenté des choses extravagantes sans grand rapport avec la réalité (35), supposent que le Dominicain a tout bonnement pris pour des femmes des hommes vêtus d’une courte jupe de paille et portant perruque de même texture.

Il se pourrait encore avancent cette fois des linguistes spécialistes en langues amérindiennes, que le nom du fleuve soit tout simplement le résultat d’une lamentable équivoque des expéditionnaires sur le véritable sens du mot indigène « amaçunu » qu’ils auraient traduit à la hâte par « amazona » tandis qu’il signifiait « le fracas du nuage d’eau » et désignait particulièrement le rugissement du phénoménal mascaret (36) dans son embouchure. Et cette grossière confusion dans l’esprit d’hommes désemparés, vivant une aventure extraordinaire dans un environnement qui leur était hostile, aurait suffit pour que leur imagination exaltée se représente aussitôt l’image confuse d’une tribu d’Indiennes belliqueuses.

En empruntant sans vergogne et dans le cas précis à la mythologie grecque, le récit bien connu d’une peuplade fabuleuse de femmes guerrières d’Asie Mineure, filles d’Arès et de la nymphe Harmonie au royaume placé d’abord dans le Caucase puis dans fin fonds de la Scythie et qui drive avec les siècles sur les rives du Thermodon en Cappadoce, en Chaldée, en Afrique, et enfin en l’une de ces mystérieuses Iles Océanes dont Marco Polo a ouï dire.


Il n’était donc pas surprenant que l’on découvrît à présent cette île dans les parages du Nouveau Monde et ce n’était d’ailleurs pas la première fois qu’un voyageur de la Mer Océane épris de culture classique en parlait(...)

Par Ashaninka - Publié dans : Histoire
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Vendredi 7 août 2009 5 07 /08 /2009 14:20

Une des femmes les plus critiquées de l’histoire, fut incontestablement, une superbe romaine dont les us et coutumes, en effrayèrent plus d’un.

 

Marozia s’offrit le luxe de commander, à une époque où les femmes ne devaient servir, qu’à enfanter, coudre et dire « oui mon seigneur » à tous les mâles de l’espèce humaine.

 

Marozia naquit au sein d’une famille aisée, de Rome, son père Théophylacte était un pompeux consul  romain et sa mère une dame de haute lignée, dont les instincts étaient assez bas. Il était vox populi que Théodora, était l’amante du Pape.

 

Elle fut extrêmement gâtée depuis son enfance, bien qu’elle ne fût pas l’héritier tant attendu.

 

Tout lui était pardonné, ses caprices et colères ayant même entraîné, dès l’âge de quatre ans la mort.

D’un coup de pied, elle fit basculer une servante dans les escaliers car celle-ci lui avait apporté de l’eau trop chaude pour son bain.

La servante se rompit la nuque en bas des marches et mourut entraînant la mort du fœtus de cinq mois qu’elle portait dans le ventre.

 

Les constantes rixes entre Marozia et sa sœur, aussi appelée Théodora, faisaient aussi partie du vent de scandale, qui l’entourait depuis petite.

Marozia a menacé sa sœur d’un couteau sur la jugulaire, car cette dernière refusait de lui prêter une tunique de soie.

 

Depuis l’enfance Marozia a été témoin des frasques de sa mère et elle a opté pour être aussi fluide des jupons, que sa belle mais corrompue génitrice.

 

Elle aurait pourtant pu se marier à trois reprises, mais la plus grande partie de sa vie débridée, s’est passée en marge du thalamus nuptial.

 

Lorsqu’elle atteint 15 ans, elle fut déflorée par le Pape Serge III, celui-ci en tomba fou amoureux, faute de précautions Marozia accoucha d’un garçon issu de ses amours avec le pontife.

 

A ses 22 ans, Marozia se maria avec Alberic de Toscane, elle lui donna un fils qu’ils appelèrent Alberic.

 


Le mari de Marozia était en permanence habité par la jalousie du joyeux passé de sa femme, d’autant plus que l’on se faisait un plaisir de lui rappeler qu’il avait pour épouse les restes du Pape.

 

Alberic essaya de contrôler Rome mais il faillit lamentablement lorsqu’il fut assassiné par ni plus ni moins que le Pape Jean X, dernier amant en date de la mère de Marozia.

 

Marozia plus vénéneuse et rancunière qu’un scorpion, ne pardonna jamais cet affront. Dès la mort de sa mère elle obtint en 928, de faire emprisonner Jean X et postérieurement, de le faire exécuter par asphyxie.

 

 Ainsi elle vengeait la mort de son mari mais surtout elle lavait, le terrible affront qui lui avait été fait.

 

Le trône papal resté vacant fut occupé par fils de Marozia et du pape Serge III, alors âgé de vingt ans. Il prit le nom de Jean XI et officia la messe du second mariage de sa superbe mère avec Guido de Provence.

 

A ce niveau Marozia était complètement corrompue par son pouvoir à séduire les figures politiques et ecclésiastiques.

 

Son appétit sexuel n’étant satisfait elle réclamait sans cesse des ébats, les mauvaises langues disent que son deuxième mari serait mort d’épuisement complet. Marozia se maria en troisièmes noces avec le frère de Guido, le Roi Hugo de Provence. Marozia s’imagina qu’elle avait trouvé un trouvé un autre pantin avec qui jouer.

 

Son fils Alberic alors âgé de dix huit ans, voulu prendre le pouvoir de la cité, il échoua comme son père, et voyant la tournure des événements Hugo quitta Marozia la laissant face son sort.

 

Marozia tenta même séduire les moines qui l’incriminaient pour ses mauvaises actions.

 

Le mauvais sort s’acharna aussi sur le premier enfant de Marozia, Jean XI .Il fut arrêté et accusé de nombreux crimes et malversations. Il mourut quatre ans plus tard.

 

Marozia fut arrêtée par son deuxième fils Alberic, alors qu’elle hurlait qu’il était un mauvais fils et qu’elle se débattait comme une lionne toutes griffes dehors elle fut incarcérée au château Saint Ange où elle devrait résider cinquante ans.

Jamais elle ne lui pardonna, même si sa prison était en réalité une prison en or, où elle ne manquait de rien, ni d’amants.

 

Quand elle eut atteint soixante ans son fils mourut, son petit fils Octavie estima que la « petite vieille » ne devrait souffrir tant, devenant le pape Jean XII il décida qu’il était temps de la libérer.

 

Elle dut endurer un grand rituel d’exorcisme, au cours duquel sa santé se détériora définitivement, elle était flagellée par les religieux, et soumise au jeûne, afin de faire sortir le diable de son corps

 

Le haillon humain qui survécut après l’exorcisme, fut rendu à la religion qui leva l’excommunion pesant sur elle, elle fut exécutée en 986 de l’ère chrétienne laissant derrière elle un parfum de légende noire, corrompue.

 

La réalité sur Marozia est qu’elle n’était pas à la bonne époque, femme trop moderne, libérée, assumant ses pulsions, un caractère implacable.

 

Ce qui pourrait de nos jours être accepté comme qualité, était qualifié de diabolique, possédé à l’époque.

 

Ce fut une femme indomptée, et indomptable, certains disent que son fantôme revient le soir dans la cité éternelle assoiffé de vengeance cherchant les hommes qui l’ont exécutée.

Par Ashaninka - Publié dans : Histoire
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Vendredi 7 août 2009 5 07 /08 /2009 14:12



En Asie, on ne voit pas de monuments célébrant les grands héros, ni un Gengis Kan avec ses cruelles batailles, mais plutôt célébrant, la femme.


Les asiatiques ont compris que seule la force merveilleuse de l’amour peut nous transformer. « La maternité, l’amour, la femme : il y a là quelque chose de grandiose qui résonne dans le corral de l’espace, sous forme pérenne. La femme est la plus belle pensée du créateur, faite chair, sang et vie »

 

La femme a été aux cotés des grands hommes, elle les a animé, leur a insufflé les idées, donné l’impulsion de la lutte, les a hissé sur un piédestal et les a orienté pour qu’ils accomplissent de gigantesques œuvres.

 

A l’image de Minerve chez les romains, Athéna chez les grecs, Tonanzin chez les Aztèques, Devi-Kundalini chez les Indoustans ; Isis resplendit dans l’ancienne Égypte des pharaons comme la Divinité Féminine par excellence.

 

Ce fut dans ce pays ensoleillé de Kem où brillèrent avec une force surnaturelle les temples dédiés à la préparation des Sacerdoces, aussi appelées Vestales, lesquelles allaient accomplir la mission sacrée d’élever l’homme.

 

Actuellement les hommes, incapables d’éliminer leurs « Egos », leurs orgueils, se sont enlisés dans la dégénération.

 

Irresponsables envers leurs familles et envers la société, ils ont conduit la femme à entrer en compétition avec l’homme, cherchant un moyen de se sustenter elle, et ses enfants.

 

Ainsi la femme, aujourd’hui comme hier, a un double rôle celui de chercher la sustentation, et celui de régénérer l’homme.

 

Isis représentation de l’Eternel Féminin, de Déesse Mère, comme la Nature, la Grande Mère, chez les égyptiens fut vénérée par tous ceux ont suivi son enseignement.

 

Au début, la femme était adorée, de manière très spéciale, elle était considérée comme partie intégrante et descendante de l’Eternel féminin, c'est-à-dire de ce concept ancestral, présent aussi dans la culture Maya, Tibétaine, Chrétienne, Druidique, Perse, Scandinave etc…

 

La femme en tant que représentation de « Dieu Maternel » comme la Nature.

 

Nombreux temples furent érigés, destinés à l’adoration et reconnaissance de la femme comme représentation objective de la Nature.

Si la conception de la position de la femme était à l’heure actuelle, aussi importante que celle de ces peuples anciens (traités injustement de païens et sauvages) nous aurions un monde meilleur.

 

Des sociologues et Psychologues tels Freud ou son disciple Jung ont défendu l’idée selon laquelle la femme n’est ni plus ni moins que le centre de l’Homme, le noyau solaire autour duquel tourne la société, comme des petites planètes.

 

En l’absence de la femme comme centre d’union entre les êtres, l’humanité serait un chaos.

 

Malheureusement, aujourd’hui nombreux sont les gens qui prétendent séparer, tout ce qui est émotionnel (généralement attribué au féminin) de ce qui est de l’ordre de la matière.

 

Cependant force est de reconnaître qu’une vie sans sensibilité, émotion, tendresse, patience, empathie… est une vie aride et vide.

 

La société actuelle nous converti en êtres insensibles, durs, égoïstes, que seuls les plaisirs sensuels préoccupent et qui n’ont que faire de tous ce qui souffrent …

Soit par définition la Femme dans son principe féminin !

 

L’heure est arrivée d’un changement radical, en notre conception de la place de la femme.

 

Elle doit être respectée, car si elle, qui est le centre du monde social, familial, ne se respecte pas elle-même et ne se fait pas respecter, le destin qu’elle se réserve sera fait de mépris.

 

Elle doit prendre conscience qu’elle détient dans ses paumes la capacité de lever la société entière.

 

Par sa féminité, sa clémence elle équilibre les hommes, si les hommes la déconsidèrent alors ils se déconsidèrent eux-mêmes car ils ont ébranlé l’équilibre du Féminin Masculin, du yin et du yang.

 

La femme est insaisissable comme l’air que nous respirons, sans femmes le monde serait un cimetière, il serait inanimé et froid.

 

« Toute femme censée bâtit sa demeure, l’insensée la détruit de ses propres mains »

 

Par Ashaninka - Publié dans : Philosophie, Sociologie
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Vendredi 7 août 2009 5 07 /08 /2009 14:07

Cette histoire vraie que je livre ici, pourrait être la nôtre demain.

Juste une pensée.


Comme à son habitude, elle m’a accueilli avec un grand plaisir. Sa joie, mal dissimulée, nous avons bavardé, comme deux amies, comme si nous nous étions quitté la veille.

Bavarder, pour elle, c’est un moment d’intense bonheur, puisque maintenant, elle vit seule.

Elle est élégante dans sa mise, elle se tient droite et son sourire gracieux lui rend hommage.

Seule depuis plus de vingt ans. Seule dans sa grande maison témoin de son bonheur. Complice de sa solitude, aux pièces de belles tailles, cette maison en pierre à vu naître ses enfants. Pour rien au monde elle ne la quitterait, sauf bien sûr, quand son heure sera venue, quand il voudra bien, lui là haut, la délivrer de sa solitude, de sa décrépitude, comme elle dit … De ces marques que le temps sans aucune indulgence, nous accorde de ses largesses.

“Parce que tu sais à plus de quatre vingt onze ans, je suis plus près de la mort qu’à quatre vingt dix ans, ben oui faut pas avoir peur de l’ dire.”

Je la regarde, je cherche ce que je pourrais bien répondre à cela, mais elle sourit, cligne ses yeux qui devaient être si bleus et je vois bien qu’ils sont humides.

D’un geste rapide elle les essuie. Alors, sentant sa gène, je dirige la conversation sur un autre sujet, tout bête celui là, anodin sans conséquence enfin … comment pouvais je savoir ?

Dans sa salle à manger trône une superbe table en bois, patinée par le temps. Je lui dis que je la trouve belle, Ce à quoi elle répond : “ Elle vous plait, j’vous dis ça parc ’qu’y faut que j’m’en débarrasse. ”

Bien sûr qu’elle me plait, là n’est pas la question. Pourquoi veut-elle s’en débarrasser maintenant ? Elle ne me semble pas être dans le besoin. Et ses enfants ?

“ Mes enfants ils n’aiment pas les meubles, ils la veulent pas. Et puis elle est trop grande, ils ont pas la place. ”

De sa main, elle me montre le lit dans le coin à droite :

« Vous comprenez, j’dors ici maintenant, alors j’dois faire de la place. »

Son lit, je ne l’avais pas vu, pas remarqué, poussé dans son coin, comme caché, puni, oublié pour la journée seulement… il n’était pas là à ma dernière visite.

“Si vous la voulez j’vous la vends, mais j’sais pas combien”. Mon fils va v’nir .

Je l’imaginais dans ses plus beaux atours animée de repas de fêtes, tenant en respect des enfants riant, courant autour d’elle, éclairée de chandelles prétextes à des mots d’amour.

Une profonde tristesse m’envahie. A-t-elle perçu mon trouble, de ses beaux yeux plus tout à fait bleus…

“J’suis pas matérialiste vous savez, non faut pas… à quoi ça sert ? ”

Je n’ai pas réfléchi je n’avais qu’une envie, la prendre dans mes bras et la bercer tout contre moi. Je l’ai embrassé.

Que pouvais-je faire ou dire qui aurait changé quoi que ce soit ?

Nous sommes entrées dans la cuisine, et comme si rien n’avait transpiré de sa nouvelle situation, nous avons fait comme d’habitude.

 

Alors c’est comme ça ? C’est tout ce qu’il reste de toute une vie… faire de la place, débarrasser, rompre avec les vieux souvenirs, se défaire de tout… emballer, donner… brader sacrifier les objets familiers tant aimés… s’inquiéter des autres, encore…avant de partir ?

 

 Oui à quoi ça sert hein ? Se marier, faire carrière, accumuler des trucs qui serviront plus un jour, faire des projets… nourrir des rêves, avoir des enfants, les élever, les protéger, les voir grandir puis quitter le nid… avant de partir à notre tour un jour…

 

Comme je la quittais, sur le pas de la porte elle me dit encore :

 “Vous savez, j’ai eu un cadeau de noël merveilleux. Andrée, vous voyez la jeune femme qui vit à côté, elle est venue me voir avec son bébé. J’le tenais dans mes bras et il m’a caressé la joue, comme ça. De sa main elle me montre. C’était une vraie caresse. ”

 

À ce souvenir, elle sourit, son trouble était palpable, presque glorieux. Moment de grâce… regard triomphant de ses doux yeux qui, sans plus de doute furent infiniment bleus.

Par Ashaninka - Publié dans : Histoires del Cordel, Histoires vraies
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