Vendredi 7 août 2009 5 07 /08 /2009 11:32


Après avoir ôté son manteau, Irina splendide péripatéticienne quinquagénaire, se déshabille et se soumet à la fouille d’usage précédant son entrée en détention.

Les effets ( papiers, bijoux, argent ) que la législation en vigueur ne lui permet pas d’emporter en cellule sont consignés dans une boite étiquetée à son nom.
Elle les récupérera dans quelques mois, une fois sa peine effectuée, quand elle fera le même trajet en sens inverse.

Karine la surveillante pénitentiaire est profondément émue par la pudeur de cette Vénus que sa débauche a pourtant habituée à se vautrer dans l’inimaginable.
Face à elle la superbe Irina cachant tant bien que mal sa poitrine sous ses bras repliés, lui fait plus songer à une none prise en flagrant délit de nudité par un satyre qu’à une putain tarifant ses « spécialités. »

Quelques jours plus tard, accompagnée d’une « auxi » elle distribue leurs cantines aux détenues.
Quand la lourde porte s’ouvre sur le visage de la moldave, les deux femmes se fixent droit dans les yeux et s’échangent un sourire.
Empathique pour Karine, triste pour Irina.

Incarcérée pour racolage sur la voie publique et outrage aux forces de l’ordre, la prostituée occupe avec Samira, une jeune maghrébine tombée pour trafic de stupéfiants, une cellule d’une propreté immaculée, au sol quotidiennement récuré par la serpillière et décorée au mieux avec les moyens du bord.

La douceur mélancolique d’Irina ne tarde pas à envouter Karine sa geôlière et celle-ci multiplie les occasions de discuter avec elle quelques minutes.
Au point qu’elles en deviennent de plus en plus intimes.

Petit à petit Karine devient la confidente d’Irina qui lui partage les pérégrinations souvent cocasses et parfois tragiques que sa condition la force à endurer.

La honte de l’éjaculateur précoce qui contemple médusé le préservatif rempli du sperme qu’il n’a pas pu retenir ou la trivialité du bureaucrate proférant les injures les plus obscènes les font rire aux éclats.

Par contre c’est d’une voix basse et murmurante, comme si elle craignait que les murs de la maison d’arrêt aient des oreilles, qu’Irina parle à Karine de la disparition soudaine des deux ukrainiennes qui avaient osé braver le vouloir de leurs proxénètes.

Exécutées pour l’exemple et le maintient de la terreur, elles sont probablement enterrées en forêt ou lestées d’un bloc de ciment et immergées au fond d’un lac.

Irina est finalement soulagée d’avoir cette peine ferme à purger.
La prison aussi vétuste soit-elle est beaucoup moins sordide que ces trottoirs où elle subit son abominable routine de « gagneuse » et puis ici elle ne rend de comptes à personne.

Ce qui la tourmente le plus c’est sa libération prochaine et la porte cochère surveillée par son protecteur qui l’attend dès sa sortie.
Quand arrive ce moment fatidique Irina, les yeux embués de larmes, offre à Karine le flacon de « Crystal » de chez Chanel qu’elle retrouve avec le reste de ses affaires aux greffes de la prison.

Karine refuse, le règlement interne lui interdit scrupuleusement d’accepter un cadeau d’une détenue, mais Irina catégorique le lui tendant en esquissant l’un de ses sourires désabusés qui la rendent irrésistible, coupe court aux objections de la fonctionnaire.

Jour après jour, jusqu’à épuisement du contenu de l’atomiseur, Karine se parfume en pensant à Irina.
Aujourd’hui vide et posé en évidence sur la table de sa coiffeuse, le flacon de verre continue d’y témoigner de l’indéfectible amitié unissant les deux femmes.
Par Ashaninka - Publié dans : Poésie libre pensée
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Dimanche 2 août 2009 7 02 /08 /2009 17:53




La place des personnes âgées dans la société actuelle s’est modifiée au fil du temps et avec l’évolution des mentalités.

Le statut social des ancêtres est fragilisé et les cicatrices de la vieillesse menacent de  transformer la personne âgée en un être « jetable ».

Lui-même se sent dépassé, il pense qu’il a eu son époque et que maintenant il ne sert plus à rien.


Les capacités d’adaptation de l’être humain en vieillissant, diminuent, devenant de plus en plus sensible à son milieu ambiant, qui devient un obstacle à sa vie.

Le bien être psychologique de ce groupe âgé, est très associé à sa satisfaction en relation à son milieu résidentiel.


Avec le temps les personnes âgées s’accrochent d’une manière très spéciale à leur maison, créant un système d’espace, où se forme le concept de famille et qui a souffert de grandes altérations.


Autrefois la famille était étendue, plusieurs générations conviaient sous le même toit,  grands parents, enfants et petits enfants.

La personne âgée n’était pas complètement écartée du travail, elle demeurait utile et active.

 

LA PERSONNE AGEE ET LA FAMILLE


Pendant longtemps, les familles se sont occupées de leurs anciens, sans aides de la part des services publics.


Bien que la vieillesse soit un processus physiologique et non une maladie, le besoin d’aide et d’assistance commence à être une constante au fur et à mesure des pertes d’acuité, d’audition, de souplesse, d’équilibre etc...


La famille est la première à qui s’adressent les personnes âgées puisque elle a un rôle essentiel comme soutien.


En tant que principal groupe social, la famille apparaît comme le meilleur refuge et support, étant normalement le lieu privilégié de solidarité, d’accueil, et d’échange affectif et matériel.


Avec l’évolution des sociétés la famille a changé et ses habitudes quotidiennes ne laissent plus grande place à l’ancien  dans son sein.


La famille n’a plus de temps à leur accorder, leurs proches n’ont pas de disponibilité ni de place pour les accueillir, ni même pour leur rendre visite, pourtant les anciens vont même jusqu’à les déculpabiliser, en justifiant que ce n’est pas par manque d’envie ou d’affection mais à cause de  leur activité professionnelle très prenante...


Nous sommes dans une société exigeante, intolérante et égoïste où l’on considère qu’une personne reste jeune tant qu’elle est capable d’acquérir de nouvelles habitudes et de tolérer les contradictions…


Nos anciens fournissent des efforts surhumains pour se maintenir à la page et faire toujours partie intégrante de cette société dite moderne, nouvelle et fondée sur les droits de l’homme et le respect de l’être humain.


Alors pourquoi ai-je le sentiment que trop de « vieux » sont malheureux, isolés et abandonnés ?


On oublie bien souvent que si nous en sommes là, si nous avons les connaissances et les bases à notre épanouissement,  si nous avons pu accéder à des situations confortables, c’est aussi par leur éducation, leurs sacrifices, leur amour et tout ce que comporte la transmission de valeurs depuis des générations.

 

Nous sommes le miroir de TOUT ce qu’ils nous ont légué.

 

Par Ashaninka - Publié dans : Philosophie, Sociologie
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Dimanche 2 août 2009 7 02 /08 /2009 16:25



Elle est l’avenir de l’homme


Que ce soit dans le ciel


Ou ici bas


Même la veuve et ses enfants


Un jour en conviendront


Elle est l’avenir de l’homme


Elle se bat sur tous les fronts


Un jour très proche


Elle dirigera


Alors Dieu reviendra


Et une féminité régnera


Elle est l’avenir de l’homme


Mais elle ne le chassera pas


C’est de leur dualité


Qu’une nouvelle civilisation


Remplacera celle-ci


Elle est l’avenir de l’homme


Et l’homme conviendra


Que depuis des lustres


Il aurait du l’admettre

Au fait, elle, veut dire

Dieu en Hébreux
Par Ashaninka - Publié dans : Poésie libre pensée
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Samedi 1 août 2009 6 01 /08 /2009 16:57

Evandro était un homme fort, de stature moyenne, un air bourru, mais toujours élégant.

Tous les soirs il passait au café du coin de la rue où il habitait dans un quatre pièces avec ses sept enfants.

Il se préparait soigneusement, mettait son chapeau Panama sur la tête, prenait sa canne au pommeau à Tête de Lion, façonnée avec l’or qu’il avait trouvé lorsqu’il était garimpeiro (orpailleur) ; avec Rozana son épouse décédée des nombreuses crises d’amibiases et fièvres tierces, contractées dans cette énorme excavation boueuse d’un probable paradis futur ; et se dirigeait vers le café boire son petit noir.

Evandro était fatigué, les années passées dans le garimpo (mines d’or) et le paludisme, avaient eu raison de ses articulations, il avait amassé assez d’argent pour se créer une petite rente, et bien que modeste, il avait des principes et éduquait ses enfants avec l’aide de sa fille aînée, Lisaura, dans le respect des autres et de la croyance en Dieu.

Tous les après midi il regardait sur le petit poste de télévision les reportages sur les voyages dans le monde.

Il aimait rêver qu’il visitait d’autres contrées, il aimait se souvenir des projets qu’il avait pour sa famille quand il croyait devenir riche à la frontière Guyannaise.

Jamais il ne s’est plaint, jamais il n’a regretté, car tout ce qu’il avait obtenu il l’avait fait honnêtement, même quand il a emménagé à Rio pour que sa femme soit suivie par les meilleurs médecins, il a travaillé jour et nuit comme taxi afin de payer les soins.

Il était un père aimant, et compréhensif, les enfants étaient sacrés et de sa vie, il n’avait levé la main sur l’un d’eux.

Cet après midi là, le reportage est suspendu pour un flash info de la plus haute importance.

« Un crime est arrivé hier soir dans un quartier de Rio, deux délinquants mineurs se sont violemment emparés du véhicule, dans lequel étaient João Hélio Fernandes, sa mère et sa sœur. La mère et la fille qui étaient sur le siège avant ont réussi à quitter le véhicule, mais quand la mère à essayé de sortir son fils João âgé de six ans de son rehausseur, les bandits ont démarré en trombe entraînant avec eux le petit garçon, prisonnier par le pied à la ceinture de sécurité.

L’enfant a été traîné sur sept kilomètres, son corps à été démembré, et sa tête arrachée durant la course, sous les yeux des témoins impuissants, un cycliste essayant d’arrêter le véhicule, à été blessé par balle par l’un des braqueurs. » (Rede Golbo TV Brasil)

Les images suffoquent Evandro, la voiture éclaboussée de sang, le goudron, sur des kilomètres, marqué par le corps de João Hélio, impossible d’empêcher les larmes de monter, il réussit à peine à déglutir.

Mais ce qui le fait se convulser sous l’horreur, est que non seulement João Hélio, aurait pu être son fils, mais qu’il vient de reconnaître dans le film amateur d’un passant, Diego son propre fils, âgé de dix sept ans, au volant de la voiture !

Evandro est effondré Diego est dans sa chambre, il est quatre heures et demi de l’après midi, il écoute tranquillement de la musique.

Evandro prend sa douche s’habille de sa chemise blanche et de son pantalon à pinces noir, il chausse ses chaussures vernies des grandes occasions, met son chapeau Panama sur la tête et prend sa canne au pommeau à Tête de Lion en or.

Il tape à la porte de son fils et lui dit qu’il va faire une course, et qu’ensuite il passera au café comme d’habitude, il informe Lisaura qu’il sera un peu en retard ce soir, et claque la porte d’entrée du quatre pièces.

Six heures et demi il se rend au café, Inacio, le patron le salue :

« -oh Seu Evandro, tu vas où ? A un mariage ?

Evandro ne répond pas, il s’appuie sur le comptoir, et regarde fixement dans le miroir, contre le mur derrière le cafetier.

Tout d’un coup un attroupement se fait sur la terrasse du café, la police est là, elle s’arrête devant un immeuble.

« Hei Seu Evandro, c’est dans ton immeuble qu’elle va la police ! 

-         ah bon ! Répond sereinement, Evandro

-         ben oui regarde !

-         non ce n’est pas la peine !

-         Eh mais c’est pas ton fils là bas avec les menottes ?

-         Je ne sais pas ! continue Evandro sur le même ton sans ciller

-         Mais si je crois bien que…

-         JE TE DIS QUE JE NE SAIS PAS ! hurle soudainement Evandro. »

 

Le patron voyant les yeux de son client, briller, lui dit d’une voix très douce,

« - Bon je te sers un petit noir comme d’habitude ?

-         non pas ce soir, se soir je veux la bouteille de cachaça se soir je veux oublier mon nom ! »

 

La radio annonce qu'un des criminels de João Hélio vient d'être arrêté, ce n'est plus qu'une question de temps pour le second, ils parlent d'un père courageux qui dénoncé son fils...

Inacio coupe la radio il vient de comprendre.

 

    Il se sert un grand verre de cachaça et le sirote doucement pendant qu’une grosse boule se forme dans sa gorge, il en a mal ! Un mélange d'empathie pour ce père et d'admiration devant sa décision et que la pudeur l'empêche de serrer dans ses bras.

 

Il n’aurait plus jamais pu se regarder dans un miroir s’il n’avait livré son fils criminel à la police, mais il ne pourra jamais non plus affronter le regard de la mère de João Hélio, lorsqu’il lui demandera pardon au nom de Diego.

Evandro est désormais un homme cassé. La famille de João est désespérée. Deux familles, deux destins brisés, dont les chemins se sont croisés dans ce qu'il y a de plus monstrueux, un huit février deux mille sept.

 

A la mémoire de João Hélio Fernandes, tragiquement décédé.

Par Ashaninka - Publié dans : Histoires del Cordel, Histoires vraies
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Samedi 1 août 2009 6 01 /08 /2009 16:45

Il s’appelait, Joaquim, on l’appelait Kico.

 

Kico avait huit ans, tous les matins il déscendait de la favela, avec son chariot de bois, fait de planches et de roulements à bille, récupérés sur les patins à roulettes, dans les poubelle de copacabana.

 

Il se levait tôt se lavait avec une boite de conserve et un peu de savon, devant une grande bassine lessiveuse. S’habillait de son short en jean coupé, un marcel, et des tongs bahianas qui avec le temps finissaient par lui palmer les pieds.

 

Arrivé sur le marché, il chipait par ci par là une orange, une banane, faisant office de petit déjeuner. D’autres fois il ne mangeait rien.

 

Parfois Dona Creuza, la femme du patron du bistrot lui offrait un verre de lait et du pain beurré, quand Seu Jorge son mari ventripotent était absent ou cuvait encore son vin. Plutôt sa cachaça !

 

Kico avait le sourire des anges, des boucles blondes encadraient un visage doré, de grands yeux verts jaunes lui mangeaient la moitié du visage.

 

Dieu qu’il était beau ce petit métisse, il aurait pu être acteur de cinéma !

 

Les premières ménagères arrivaient et kico, se hâtait d’aller proposer ses services de porteur.

Ils étaient nombreux les « muleques » (gamins des rues) avec des carrioles pour pousser les courses au péril de leur vie entre la dense circulation pour une petite « gorgeta » (pourboire).

Arrivés au pieds des immeubles des ménagères ils y déchargeaient les commissions par la porte de service des grands appartements luxueux de Rio.

 

Des fois la « Patroa » (Maîtresse de maison), ordonnait aux employés ,de leur donner à manger, d’autres leurs donnaient des vêtements et à peine un peu d’argent car elles savaient bien qu’ils se feraient tout prendre par leurs pères, alcooliques,  qui les envoyaient travailler.

 

Un jour chez Dona Tereza, kico vit à la télévision Bambi, il avait été très ému en regardant ce dessin animé, lui qui n’avait même pas connu sa mère morte en couches, pleurait sur le sort de bambi qui restait orphelin comme lui.

 

Mais Bambi n’était pas comme lui responsable de la mort de sa maman ! (pensait l’enfant)

 

kico savait bien que sa mère était morte à cause de lui, on le lui avait souvent reproché dans la famille, son père devait tout assumer, c’est pour ça que kico devait travailler dur pour se faire pardonner.

 

Dans la boutique de jouets de Seu Ozvaldo, il y avait une peluche représentant Bambi, kico y passait tous les jours regarder ce jouet, c’était bientôt Noël.

 

Il savait qu’il n’y avait pas de Noël pour les « mauvais garçons des favelas » alors il se contentait de rêver qu’il dormait avec sa peluche, sur sa nasse à même le sol.

 

Mais cette peluche devenait obsessionnelle, il y pensait toujours comme une amulette.

 

 Seu Ozvaldo avait bon cœur il le laissait entrer dans la boutique et caresser Bambi. Conscient de la dureté de la vie du petit garçon mais impuissant face à tant de misère, il le regardait refoulant ses larmes, jouer comme l’enfant qu’il était et qu’il aurait toujours du être.

Pourquoi tant de rêves devaient ils être brisés par la dure loi de survivance ? Pas un enfant Seigneur ! Pas un enfant !

 

Le 24 décembre Seu Ozvaldo, l’appela sur le pas de la porte de la boutique, il lui avait préparé une surprise.

Après lui avoir servi dans l’arrière boutique une grande tasse de cacao, il lui dit qu’il avait rencontré le père Noël et que celui-ci admiratif du courage du petit garçon lui avait déposé, un cadeau.

 

Kico n’en revenait pas ! Là devant lui il y avait Bambi avec un petit collier à son nom pour qu’il ne se perde pas !

Kico était si content qu’il, sautait de joie tant et si bien qu’il en perdit les billets fourrés dans sa poche sans s’en apercevoir.

 

Cette nuit là fut la dernière, personne ne vit plus jamais Kico.

 

L’ange avait désormais des ailes.

 

Son père l’a battu à mort pour avoir dépensé l’argent dans une peluche.

 

Bambi gisant dans la ruelle boueuse de la cabane en planches familiale, fut ramassé par Hector, appelé cotoca qui se levait tous les matins pour aller travailler sur les marchés de Rio.

Cotoca et les autres muleques ont déposé chacun un « cruzado » (monnaie locale), l’argent perdu par Kico, sur un radeau empli des fleurs offertes par les marchands sur le marché et l’ont envoyé à la mer recommandant à Iemanja la déesse de l’eau et des enfants, qu’elle prenne soin de lui.

 

 Seu Ozvaldo inconsolable n’offrit plus jamais de cadeau, il garda précieusement l'argent de kico dans une boîte à musique, dans le fol espoir de le voir revenir chercher son maigre pécule.

 

Dieu qu’il était beau ce petit métisse aux yeux d’or !

 

Par Ashaninka - Publié dans : Histoires del Cordel, Histoires vraies
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