Lundi 27 juillet 2009 1 27 /07 /2009 21:29


RAPPORTS SYMBOLIQUES

 

Le nombre sacré quatre est commun aux Hébreux et mésoaméricains, le trois est le numéro Divin des Celtes (Véase triskel), les chrétiens la trinité et les Bouddhistes les Trois joyaux. La cosmogonie Aztèque possède quatre orientations, quatre carrefours, quatre couleurs et quatre symboles ainsi qu'un arbre central, qui à mon avis serait le cinquième élément. La médecine traditionnelle Chinoise à cinq éléments, cinq couleurs, cinq orientations et curieusement à l'exception du jaune qui est le central les quatre restantes coïncident en couleur, éléments et orientation avec la méso-amérique. Les Celtes animistes rejoignent l'Amérique Précolombienne quant aux éléments, couleurs et orientations.


LE NEUF

 

Chaque monde est symbolisé par un triangle, un chiffre ternaire : la Ciel, la Terre, les Enfers. Neuf est la totalité des Trois Mondes. Neuf est un des nombres de la Sphère Céleste. Il est encore, symétriquement, celui des Cercles Infernaux. C'est la raison des Neuf Nœuds du bambou taoïste, des Neuf encoches du Bouleau Axial Sibérien. C'est la raison aussi des Neuf degrés du Trône Impérial Chinois, et des Neuf Portes qui le séparent du monde extérieur, car le microcosme est à l'image du Ciel. Aux Neuf Cieux  s'opposent les Neuf sources, qui sont le séjour des morts. Les Cieux Bouddhiques sont Neuf également, mais, selon Houai-nan tseu, le Ciel chinois à Neuf plaines et 9999 coins. Le nombre Neuf est à la base de la plupart des cérémonies Taoïstes du temps des Han. Neuf est le nombre de la plénitude : neuf est le nombre du Yang. C'est pourquoi les Chaudrons de Yu sont Neuf et pourquoi le Cinabre alchimique ne devient portable qu'à la neuvième transmutation. Selon l'ésotérisme Islamique, descendre Neuf marches sans chuter signifie avoir dompté les Neuf sens. C'est également le nombre qui, correspondant aux neuf Ouvertures de l'homme, symbolise pour lui les voies de communication avec le monde.


Chez les Aztèques, le roi Tecoco, Nezahualcoyotl, construisit un temple de Neuf étages, comme les Neuf Cieux, ou les Neuf étapes que devait parcourir l'âme pour gagner le repos éternel. Il était dédié au Dieu inconnu et créateur de toutes choses, celui du voisinage immédiat, celui par qui nous vivons. (Mythologies des Montagnes, des Forêts et des Iles, (p.187) sous la direction de P. Grimal, Paris, 1963).

Neuf, pour les aztèques, est spécifiquement le chiffre symbolique des choses terrestres et nocturnes ; l'enfer est fait de Neuf plaines et le panthéon aztèque compte Neuf divinités nocturnes, gouvernées par le dieu des enfers, qui se situe, dans leur liste, au cinquième rang, donc au milieu des huit autres.. Dans la plupart des cosmogonies indiennes, il existe également Neuf mondes souterrains. Chez les Mayas, le nombre Neuf, considéré au contraire comme faste, est particulièrement important en magie et en médecine (Eric S. Thompson J., Maya Hieroglyphic writing, University of Oklahoma, nouvelle édition, 1960).

La divinité du Neuvième jour est le serpent, qui commande aussi le treizième jour. Mais dans la croyance populaire Aztèque, Neuf, étant lié aux divinités de la nuit, de l'enfer et de la mort, est un nombre redouté.

Dans la mythologie méso-américaine, le chiffre Neuf symbolise les Neuf Cieux, sur lesquels gravite le soleil. D'autre part, Neuf est également le chiffre sacré de la déesse lune : dans la glyptique maya, Bolon Tiku, Déesse Neuf, est la déesse de la pleine lune. (Raphaël Girard, Le Popol-Vuh, Histoire culturelle des Maya-Quiché, (p.309) Paris, 1954).

Dans le tarot de Marseille, l'arcane dix huit, dont la somme huit plus un donne Neuf, représente la Lune, domaine des rêves et de l'imaginaire. Cependant on peut également voir dans cette arcane un rappel aux cycles lunaires, au monde de l'au-delà par l'évasion du corps astral lors du rêve qui part à la recherche d'un savoir. L'anima protégé par les chiens qui servent aussi de Cerbères, sont les gardiens du passage et ne lui permettent pas de passer dans le royaume des morts d'où elle ne pourrait revenir. Autre symboles présents dans l'arcane l'eau, le ciel, et la terre soit, trois, racine carrée de neuf.

L'arcane Neuf l'Hermite, renvoie à l'introspection afin de retrouver le Divin en soi et la lumière qui illumine les ténébres. L'Hermite éclaire le passé afin de corriger les erreurs commises et incite à méditer pour mieux vivre son futur. Il représente le passage, la porte d'un cycle à un autre, il en est la fin et le début.

Les Francs-maçons, en ont fait le nombre éternel de l'immortalité humaine et neuf maîtres retrouvèrent la dépouille d'Hiram. Suivant la symbolique maçonnique le nombre Neuf représente aussi, dans son graphisme, une germination vers le bas, donc matérielle ; Dans l'ordre humain, le nombre Neuf est celui des mots nécessaires à l'achèvement du fœtus. (Jules Boucher, La symbolique maçonnique, 2ème édition, (p.227), Paris 1953).

Neuf, annonce à la fois une fin et un recommencement, c'est-à-dire une transposition sur un nouveau plan. On retrouverait ici l'idée de nouvelle naissance et de germination, en même temps que celle de mort ; idées dont a été signalée l'existence dans plusieurs cultures  propos des valeurs symboliques de ce nombre. Dernier des nombres de l'univers manifesté. Il ouvre la phase des transmutations. Il exprime la fin d'un cycle, l'achèvement d'une course, la fermeture de la boucle.


LA COULEUR

 

Et maintenant nous entrons dans la médecine holistique, avec quelques siècles d'anticipation.

La couleur bleu comme couleur sacrée, figure chez les Aztèques les Egyptiens et les celtes, ceux-ci peignaient leurs corps en bleu pour aller à la guerre, et ainsi peints ils combattaient afin que les Dieux sachent faire la différence entre les vaillants guerriers et qu'ils soient acceptés au ciel. Les guerriers morts en bataille ou sacrifiés en tant que captifs, recevaient des offrandes spéciales et le traitement de semi-dieux dans la tribu, rituel proche de celui des mésoaméricains. Les Aztèques peignaient leurs victimes de bleu avant de les sacrifier et pour les Tibétains le bleu est couleur de l'espace mental qui serait leur ciel.


LES TROPHEES

 

Dans toutes les croyances panthéistes, conserver un morceau des victimes sacrifiées était considéré comme un honneur et une protection pour sa propre vie. Pour les celtes la force de l'être humain réside en tête, le « Tonalli » chez les aztèques. Pour cela ils décapitaient leurs victimes de guerre pour absorber leur force et conservaient les trophées dans leurs sanctuaires. Chez les Nahuas au contraire ce qui contenait ce fluide était le cœur, qu'ils arrachaient à vif, cependant ils décapitaient aussi ils l'offraient au vainqueur ou au maître du captif comme récompense. Les Sioux pratiquaient le scalp et conservaient certains ossements pour protéger la tribu et le tipi. Sans oublier la curieuse habitude des Chrétiens et surtout des Catholiques, à donner une grande valeur aux reliques (parfois démultipliées) d'un saint en les conservant, en se rendant auprès de leurs dépouilles couchées dans un cercueil de verre. De quoi s'agit il sinon d'une part de reste humain ? Est-ce que la symbolique des trophées, serait de conserver la puissante vibration du triomphe du moment, pour renforcer en permanence notre succès ? En magie sympathique cela se nomme une amulette naturelle.



L'ARBRE

 

On retrouve de nombreux points communs, comme par exemple l'Arbre. Les arbres peuvent être une source d'énergie subtile, d'illumination ou même de guérison. Ils sont le symbole ancestral de Beauté et de Liberté. De nombreuses traditions conseillent de parler aux arbres, de les toucher ou de méditer sous leur ombrage. C'est le cas chez les Celtes (magie Druidique), chez les Bouddhistes Taoïstes, chez les Amérindiens, chez les Hébreux avec l'arbre de Sephiroth. L'Arbre de la Genèse, l'Arbre Cosmique a été représenté sous les traits de diverses essences selon les peuples et les traditions : Chêne Celtique, Tilleul Germanique, Frêne Scandinave, Olivier de l'Orient, Mélèze ou Bouleau des peuples Nordiques ; ou encore comme emblème de nations modernes tels que l'Erable à sucre du Canada, le Cèdre du Liban, le Bouleau Jaune du Québec. A lui seul l'arbre représente les quatre éléments de l'alchimie, donc la vie : eau, air, terre, feu, et même bois, si l'on se réfère à la tradition Chinoise. Il est forcément l'Axis Mundi, l'Axe du Monde, le lien étroit qui relie ciel et terre.


LE CHIEN

 

Autre point commun le : Chien. Accompagnateur dans la mort, le très complexe symbolisme du Chien est lié à la trilogie des éléments : Terre, Eau et Lune dont la signification occulte est femelle, végétative, sexuelle, divinatoire et fondamentale tant pour le conscient que pour le subconscient. Il n'est pas une mythologie qui n'ait associé le Chien à la mort et aux enfers (voir Cerbère). Sa première fonction mythique est celle de psychopompe, guide de l'homme dans la nuit de la mort après avoir été son compagnon dans le jour de la vie. Les Cynocéphales, nombreux dans l'iconographie égyptienne, ont pour mission d'emprisonner ou de détruire les ennemis de la lumière et de garder les portes des lieux sacrés.

Le Chien est souvent présenté comme un héros civilisateur, maître ou conquérant du feu et comme ancêtre mythique. En Nouvelle Guinée, plusieurs peuplades pensent que le chien a volé le feu à son premier possesseur : le rat. Le Chien, symbole de puissance sexuelle et de pérennité est aussi séducteur et incontinent, débordant de vitalité. Pour les Alchimistes et les philosophes, le Chien dévoré par le loup représente la purification de l'or par l'antimoine, avant-dernière étape du Grand Œuvre.

Le Chien se purifie en se dévorant, en se sacrifiant lui-même pour accéder à l'étape ultime de sa conquête spirituelle.

Dans la croyance de la vie dans l'au-delà, les Celtes partagent une fois l'an les joies de la fête familiale avec les morts on appelle cette fête Samheim la modernité Anglo-Saxonne en a fait Halloween. La fête des morts Mexicaine est le reflet de la nécessité du culte au rituel de la mort de ses ancêtres, la célébration est le trente et un octobre. Le jour des morts en Colombie, descendants des « Chibchas » ou « Muizcas » se célèbre à la fin du mois d'octobre.


Il existe un mystérieux fil conducteur de l'esprit humain. J'en viens à penser que d'une origine unique et commune découlent, soit une « maison du père », « la pensée cosmique originelle » ou celle de « l'univers comme énergie créatrice ». Cette origine à engendré les « couples d'enfants » qui se sont dispersés sur la planète et qui selon les zones, les nécessités territoriales et climatiques, ont établit des moyens de contact personnels afin de rester en communication avec leur créateur, ou leur origine cosmique. De là est née la trame spirituelle qui relie les habitants de la planète.

 


Matériel Bibliographique ayant servit à réaliser ce document :

Dictionnaire des Symboles - Mythes, Rêves, Coutumes, Gestes, Formes, Figures, Couleurs, Nombres. - Par Jean Chevalier et Alain Gheerbrant, édité chez Robert Laffont / Jupiter dans la collection Bouquins

Sahagùn Fray Bernardino. Histoire Générale des choses de la Nouvelle Espagne.

Leon-Portilla, Miguel. La philosophie Nahuatl étudiée en ses sources

Lopez Austin Alfredo « le cosmos selon les mexicains. Atlas Hitorique de la Mésoamérique. Larousse

Matos Moctezuma Eduardo, Mort au fil d'Obsidienne.

Torre, Yolotl Gozalez Diccionaire de mythologie et religon de Mésoamérique. Larousse

Livre éléctronique "Le destin des morts pour les Nahuas de l'ancien Mexique.

Par Ashaninka - Publié dans : Civilisations, Précolombie, Atlantide...
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Lundi 27 juillet 2009 1 27 /07 /2009 21:27


Impossible de dire depuis combien de temps ils sont là ... tapis dans le noir,
à attendre ...
La musique arrive jusqu'à eux, suave, sensuelle ...
Un tango.
 
Les souvenirs traversent le temps ...
Le parfum des femmes flotte dans l'air, pleines ...
Leur cœur chavire ... la peur fait battre leurs veines.
Comment échapper au destin ... présent ...
 
Partir, courir ... encore, plus loin.
Sans se retourner ... profiter de la nuit, sans bruit.
Les chiens arrivent ... fuir !
Dans les rues, sombres ... jusqu'au prochain coin.
 
Pourquoi ne pas se laisser aller ...
Si fatigués, vidés ...
La pluie les a trempés ... les ventres sonnent creux.
Priez pour nous ... qui êtes aux cieux.



Ils courent, courent ... sans savoir pour où.

Trouble,

La vue,

Dérive ...



Se cognent, trébuchent ... pas de douleur.

Le sang,

Coule,

Traces ...


La musique les suit ... se mêle aux chiens qui hurlent !

Les voix des femmes martèlent aussi ...

Comme elles aiment,

Pénètrent les mémoires ... ils prient !

 


Pas encore. Non !
Juste un dernier tango !

Par Ashaninka - Publié dans : Poésie libre pensée
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Dimanche 26 juillet 2009 7 26 /07 /2009 20:30


"Les nuages noirs passent à la vitesse de la lumière qu'ils cachent, ils passent comme des oiseaux de mauvais augure, la cour est grise et froide, la ligne est droite et jaune, elle sépare l'enfant du reste du monde.
« qu'as-tu fait, qu'as-tu dit éructa le corbeau,
- baisse tes yeux, regarde tes chaussures continua t il
- baisse tes yeux je te dis »

L'enfant ne pleure pas aucun cri ne sort de sa bouche ouverte ;

la chair des cuisses de l'enfant se zébra d'un trait rouge vif ! il faut dire pour le connaisseur que rien ne vaut une bonne badine de jonc bien sèche, si le coup est appliqué en un mouvement précis et sec, elle fait des merveilles.
« j'en ai maté des plus forts que toi
- baisse tes yeux » hurla le corbeau ;
celui-ci était le plus grand de tous les corbeaux, le plus athlétique, le plus jeune, le plus féroce.

L'enfant ne pleure pas aucun cri ne sort de sa bouche ouverte ;

Il s'approcha de l'enfant en tournoyant, sa grande robe noire faisant comme une corole funeste ; il prit l'enfant par les cheveux, ceux qui sont juste au dessus de l'oreille, l'amena sur la ligne jaune
« baisse les yeux » la bave sort de la commissure du bec de ce corbeau ; puis un autre, puis un
autre, les corbeaux sont trois maintenant.

La cour pleine de cris d'amusement des enfants est devenu vide et silencieuse, juste les cris des corbeaux.

L'enfant ne pleure pas aucun cri ne sort de sa bouche ouverte ;

« baisse les yeux » dit un troisième corbeau le visage écarlate, plutôt rondouillard et bonhomme mais maniant la badine comme personne.
« tu vois cette ligne et bien tu va te mettre juste dessus, tu ne dois pas la franchir, si tu la dépasse, deux coups de badines !! »

La ligne fait le périmètre de la cour, au-dessus les salles de classe ; donc tous les enfants voient, ta punition ; l'exemple ! Disent les corbeaux,
« rien de mieux pour mater les fortes têtes »
« Baisse les yeux ».

L'enfant ne pleure pas aucun cri ne sort de sa bouche ouverte ;

Deux heures et 20 coups de badine plus tard, l'enfant est accompagné par un corbeau plus gentil, plus doux, qui l'emmène dans un couloir gris et sombre ; c'est drôle ce corbeau est blond alors que les autres sont bruns ;
« alors mon enfant, que se passe t il »
au bout de ce couloir sombre, une porte, elle s'ouvre, le bel oiseau s'assoit derrière un bureau noir.


« Tu sais mon enfant, nous faisons cela pour ton bien »
- baisse les yeux quand je te parles »
-quand tu es arrivé, il a fallu te faire perdre ta sale manie de vouloir écrire avec la main du malin, maintenant tu écris avec la main du seigneur »

Le bel oiseau regarda l'enfant avec insistance,
« viens près de moi mon enfant »
Il passa la main dans les cheveux du garçonnet, l'attira plus près,

VLAN !

L'enfant ne pleure pas aucun cri ne sort de sa bouche ouverte ;

La porte ne s'ouvrit que 46 ans plus tard


Par Ashaninka - Publié dans : Histoires del Cordel, Histoires vraies
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Jeudi 23 juillet 2009 4 23 /07 /2009 21:48




 ...et ainsi voyez, mon frère que les vérités qui vous ont été enseignées dans le Degré de Néophyte,
et celles qui vous ont été apportées dans le Degré d'Adepte Mineur, sont, bien qu'opposées, la même vérité.

Fernando Pessoa


(Du Rituel du Degré de Maître du Prélude de l'Ordre des Templiers du Portugal)






Une légende raconte que dormait,

Une Princesse enchantée,

Que seul pourrait réveiller,

Un Infant qui viendrait,

De par delà le mur du chemin.

Il devrait, après avoir tenté,

De vaincre le bien et le mal,

Avant de, déjà libéré,

Choisir le bon chemin,

Pour accéder à la Princesse.

La Princesse endormie,

S'attend, dans son sommeil attend,

Rêve de sa vie dans la mort,

Et une couronne de lierre vert,

Orne son front oublié.

Au loin, l'Infant épuisé,

Sans savoir qu'elle intuition le conduit,

Brise le sortilège,

Lui, d'elle ignoré,

Elle pour lui inconnue.

Mais chacun d'eux accomplit le Destin,

Elle, endormie dans son enchantement,
Lui, dans la quête aveugle où il la cherche,
Par le procédé divin,
Qui fait exister le chemin.

 

Alors, pour si obscur que soit,
Tout ce qui survient le long de la route,
Et si trompeur, il avance droit et sûr,

Pour parvenir, vainqueur du chemin et du mur,
Au sommeil où elle demeure.


Puis, encore grisé de ce qu'il a vécu,
la tête étourdie, la pensée embrumée,

En levant sa main, touche le lierre,

Et là, s'aperçoit qu'il était lui-même,

La Princesse qui dormait.

 

  J'ai essayé de rester le plus fidèle possible au texte d'origine.


Par Ashaninka - Publié dans : Poésie libre pensée
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Mardi 21 juillet 2009 2 21 /07 /2009 18:55



Mais qu’est l’alchimie,

 

L’alchimie découle du Al, feu ou dieu et patriarche, et de Chemi du grec chemeia de chumos (suc), mélange de jus ou Kham, égyptien synonyme de Akâza –sous un autre aspect Kundalini- l’électricité occulte. Le Alkahest des alchimistes ou le dissolvent universel ; la même Anima Mundi au plan supérieur, comme la Lumière Astrale au plan inférieur ; la subtile suprasensible essence spirituelle qui emplit et pénètre tout l’espace, la substance vivante primordiale.

Le berceau de l’Alchimie remonte à l’antiquité, il a fait l’objet du principal intérêt des rois et sacerdoces, et comme le dit le nom, c’est la chimie de la nature c'est-à-dire la chimie naturelle.

 

Qu’étudie donc l’alchimie ?

 

L’alchimie traite des forces plus subtiles de la nature et des diverses conditions dans lesquelles elles oeuvrent.

Prétendant sous le voile du langage, plus ou moins artificiel, communiquer aux initiés la portion du Mysterium Magnum, qui peu se placer en toute sécurité en un monde de Egos, c'est-à-dire un monde égoïste.

 

Ce ne fut pas le seul objectif de l’alchimie, qui est de transformer en or pur les métaux grossiers.

Peu de gens savent de quel or il s’agit réellement, car il ne s’agit pas d’un or palpable.

 

Qui sont les Alchimistes ?

 

Certains, ont accusé les alchimistes de charlatanisme et d’imposture.

En toute certitude, des hommes comme Roger Bacon, Cornelius Agrippa, Henri Kunrath et l’arabe Geber (le premier à avoir introduit en europe quelques secrets de chimie) peuvent difficilement êtres qualifiés d’imposteurs ou charlatans et encore moins de fous.

Bien au contraire ils ont été capables de pénétrant au plus profond des mystères de la nature.

 

Nombreux alchimistes ont travaillé, en ayant la conviction d’atteindre leur objectif avec une infatigable patience, et une grande pureté du cœur.

Eléments majeurs d’un vrai alchimiste.

La véritable alchimie est un exercice du magique pouvoir de la volonté spirituelle de l’homme, (devise de Thélème) et pour cette raison elle ne peut être pratiquée par celui qui n’a pas transcendé la matière pour l’éveil spirituel…

 

Quelles pratiques exercent ils ?

 

Ils imitent la nature.

 

L’ELIXIR BLANC ET L’ELIXIR ROUGE

 

L’alchimie est une science hermétique qui converti la matière première et dense en corps solubles. C’est la science des transmutations.

 

Pour certains il s’agit d’un savoir, d’une connaissance à travers laquelle, les alchimistes aspirent à atteindre le « Magnus Opus » ou « Le grand Œuvre », avec la Pierre Philosophale, ou Pierre des Splendeurs.

 

Pour d’autres se serait plutôt un art laborieux.

 

L’alchimie est aussi ancienne que l’humanité, elle fut pratiquée en Chine et en Egypte, par la classe sacerdotale, elle fut importée en Europe par les arabes et acceptée par nombreux moines médiévaux et d’éminents maîtres.

 

Le savoir alchimiste est longtemps resté occulte, s’enseignait en secret et se transmettait par le verbe.

 

Nous savons que le « Grand Œuvre » est l’Autoréalisation intime de l’être, résumée brièvement dans la « Table d’Emeraude » D’Hermès Trismégiste, et accessible à la lecture dans la Cathédrale de Notre Dame à Paris monument alchimiste.

(Souvent dénigrés pour sorcellerie, les alchimistes ont élaboré un code mystérieux. Ils interprétaient alors l'iconographie chrétienne abondante des cathédrales comme des allégories philosophales. Notre-Dame est particulièrement riche en symboles alchimiques. Elle nous conduit sur le chemin de la sagesse qui débute par une profonde connaissance de soi, par la détermination de la matière à transmuter. Il suffit d'étudier plus précisément sa façade occidentale pour mieux comprendre cette dimension occulte.

La façade Ouest de la cathédrale est associée aux trois rosaces intérieures, l'ensemble décrivant le chemin initiatique des alchimistes, un itinéraire extérieur à la dimension cosmique et un itinéraire intérieur à la dimension humaine.
Les rosaces sont en effet le symbole de la voie entre les ténèbres originelles et l'accomplissement de l'œuvre. Elles portent en elles par leur forme concentrique l'idée du perpétuel recommencement. L'univers alchimique de Notre-Dame reprend très bien l'idée d'homme en tant que matière et acteur du Grand Œuvre, une dimension à la fois matérielle et spirituelle.)

 

Les alchimistes disent le Grand Œuvre indivisible bien qu’il comprenne diverses étapes.

La première l’Œuvre Simple est la préparation de la matière.

La deuxième l’Oeuvre Médiane consiste en la préparation de l’élixir.

La troisième le Grand Œuvre proprement dit ou la multiplication.

 

La Pierre Philosophale est l’œuvre maîtresse de la nature assistée par le travail de l’alchimiste. Pur et riche, joyau de l’alchimie.

 

Synthèse métallique absolue, elle apporte à l’heureux possesseur de ce trésor le savoir, la fortune et la santé.

 

Les alchimistes transmutent les métaux en or depuis l’antiquité et ont affirmé depuis toujours que le mercure, le souffre et le sel sont la base de tout.

 

Elixir, (en latin e-lixis, du à l’extraction de l’eau mercurienne, ou de l’arabe el-ksir)

L’élixir est la seconde partie de l’œuvre des savants.

Il existe trois classifications :

L’élixir parfait le blanc, il convertit en argent tous les métaux impurs sur lesquels on le projette.

L’élixir rouge, transforme tous les métaux impurs en or, Hermès le nomme « force de toutes les forces » et les alchimistes « l’or potable ».

L’élixir complet c’est la couleur qui conduit à la perfection de quelconque imperfection.

 

L’arcane quatorze du Tarot de Marseille, nous montre au centre un ange tenant deux jarres, avec lesquelles il mélange les élixirs.

C’est la tempérance, l’élixir de la longue vie par la patience, le recul, et la précision.

 

L’élixir blanc est la femme il émane de la lune, le rouge est l’homme il provient du soleil, seuls les deux réunis élaborent la longévité de la vie.

 

Pour nos ancêtres l’or et l’argent étaient des métaux sacrés, ils étaient la vive représentation du soleil et de la lune, en astrologie l’or est le métal du soleil, l’argent celui de la lune.

Les métaux étant nos corps intérieurs qui doivent se perfectionner avec les deux élixirs.

L’idéal est d’apprendre à projeter les deux élixirs sur les métaux impurs, afin de les transformer en or pur, celui-ci est plus pur que tous les ors des mines terrestres.

 

 

LE SEL LE SOUFFRE ET LE MERCURE

 

Le sel est la substance de tout,

Le sel est la substance des choses et le principe fixe de tout ce qui existe.

Il œuvre sur le souffre et le mercure, ces derniers le rendent volatile comme eux. En contre partie le sel les coagule et les lie.

Dissout dans une liqueur adéquate, il dissout les solides et leur donne consistance.

Le sel dissout notre mental, nos corps lunaires impliqués dans l’ego pour élaborer avec eux notre soleil intérieur en forme.

La terre est de nature saline, et se dissout et se coagule dans l’eau. Les continents émergent des eaux salées des mers et retournent à la mer avec l’érosion.

Notre terre philosophique, c'est-à-dire notre corps humain, doit réduire les sels séminaux, pour créer avec ces sels nos corps solaires, conscients et lumineux.

 

Le souffre à l’état soluble est le feu,

Le souffre est un principe gras et huileux qui lie le sel au mercure indissolublement.

Le souffre a une part de la solidité du sel, et une part du volatile du mercure.

Le souffre coagule le mercure assisté par le sel.

 

Le mercure est une liqueur spirituelle volatile.

Le mercure est une liqueur spirituelle aérienne et rare.

Il est l’aigle volant de la philosophie, il est notre chaos, il est notre semence.

 

 

Le sel se disperse dans l’urine et la sueur.

Le souffre abonde dans les graisses,

Le mercure dans le sang, le cerveau, l’humeur aqueuse…

Le principe de tous les métaux (nos corps intérieurs) son le sel le mercure et le souffre. Seuls ils ne pourraient donner origine aux métaux mais unis ils donnent naissance à divers métaux minéraux.

 

Il est logique que notre conscience doive contenir inévitablement ces trois principes.

 

Le Feu est le souffre de l’alchimie, pour développer les valeurs de l’être et utiliser savamment nos énergies créatrices, nous devons absolument purifier le sel, le souffre et le mercure en nous, sinon les impuretés se mélangeront à nouveau dans la composition.

 

Nos corps internes contiennent les matières premières il est normal qu’une substance étrangère ne puisse nous servir, et desserve même notre travail intime.

 

Cette matière première pour l’introspection est la semence de nos glandes sexuelles.

 

Avec notre science et à travers le Feu, nous transformerons cette merveilleuse substance pour qu’au final de la transformation elle soit d’avantage parfaite.

 

Avec cette magnifique substance nous élaborons les valeurs de l’être et utilisons consciemment les forces créatrices.

 

Dans les mines on voit comment les éléments grossiers se transforment avec la chaleur jusqu’à ce convertir en mercure.

Le Feu transmutant les graisses de la terre en souffre

La chaleur agissant sur des deux principes engendre, selon sa pureté ou impureté, tous les métaux de la terre.

La nature se charge de les produire et de les perfectionner.

 

Roger Bacon disait : « Oh folie infinie ! Qui l’a demandé, qui nous oblige à vouloir reproduire la même chose avec l’aide de procédés étranges et fantastiques ?

 

La nature contient la nature, la nature se réjouit avec la nature, elle la domine et se transforme en d’autres natures »

 

Les anges ne se créent pas avec des théories d’hommes, ni avec des théosophies, rosicrucismes ou spiritismes.

Les anges sont naturels, non artificiels.

La nature contient la nature et dans notre nature humaine se trouve la matière essentielle, avec laquelle nous pouvons travailler à notre propre régénération.

 

Il est impératif de prendre soin de notre sel, c'est-à-dire notre organisme physique, notre mercure soit notre semence et notre feu qui habite en chacun de nos atomes et ne pas l’épuiser »

 

Notre feu est tranquille et suave, il doit se maintenir ainsi tous les jours, toujours uniforme, sans se débiliser, autrement cela créera un grand préjudice.

 

Le Feu se débilise jusqu’à s’éteindre, quand nous abusons de notre semence.

 

Le juste mélange des trois éléments nous mène au processus de transformation humaine.

 

Le souffre et le mercure sont unis dans la matière essentielle, le travail de l’alchimiste est de les séparer pour en extraire le souffre, répéter l’opération afin de préparer le mercure (élixir) pour les unir à nouveau et atteindre le « Grand Œuvre » qui conduit à la Pierre Philosophale.

 

Quand l’homme prend conscience qu’un jour il se convertira lui-même en pur alchimiste il est sur la voie de la sagesse.

 

« Pour changer il est nécessaire de savoir, pour savoir il faut apprendre, et pour apprendre il faut faire de grands sacrifices. »

Par Ashaninka - Publié dans : Esotérique
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