Religions,Croyances populaires, Sectes...

Jeudi 16 juillet 2009 4 16 /07 /2009 01:25

Une religion est aussi vraie qu'une autre. (Robert Burton)


Le culte Afro-brésilien, est apparu dans la patrie de l'évangile avec la venue des esclaves africains pendant la période de la découverte et de la colonisation.
Il est en réalité une religion introduite au Brésil par les esclaves africains polythéistes, il s'est propagé dans toutes les régions de la nation brésilienne.
Originaires du Nigeria et du Bénin pays dans lesquels des croyances nouvelles ou ancestrales mythiques ou réelles étaient divinisées lors de cultes secrets ou publics.

Actuellement avec la dérivation vers diverses sectes découlant du Candomblé et qui présentent des influences étrangères a sa culture « bantou » du spiritisme rituels et mythes de peuplades indigènes, il est difficile de remonter aux sources originelles.

C'est justement ce que je vais éclairer à travers cet écrit.

Ce culte, a longtemps dû se pratiquer en secret il était punit et combattu, l'église interdisait aux esclaves de pratiquer leurs propres cultes et imposait la religion catholique comme étant la seule reconnue.

De là est naît le syncrétisme qui nous conduit aux identifications des divinités africaines aux saints catholiques :

OGUM = Saint George

OXONIEN = Saint Sébastien

XANGÔ = Saint Jean Saint Pierre

IEMANJÀ = Notre Dame des Navigateurs

OXÙM = Notre Dame de la Conception

IANSÃ = Sainte Barbe

OMULÙ = Saint Lazare.

Problématique du syncrétisme religieux Afro-brésilien à travers l'étude d'une divinité africaine : EXU et à partir de l'analyse de sa représentation symbolique et des pratiques du culte Umbanda, consacré à cette divinité.

L'ambiguïté d'Exu comme symbole des forces négatives (offensives et destruction) et en même temps positives (défense et protection), traduit les contradictions inhérentes aux conflits humains.

Au brésil Exu fut clairement identifié au Diable chrétien par les premiers missionnaires qui en firent le symbole du mal et de la haine.

Irascible, provoquant des disputes, astucieux, orgueilleux et indécent. Ni complètement mauvais ni complètement bon. Il réagit généreusement quand on le traite comme un roi et un profond respect, mais il se venge avec la plus grande férocité si on bâcle le rituel.

Il est invoqué sous diverses appellations, en fonction de ce qui lui est demandé et du culte qui le vénère ; Elegbà ou Elegbarà, Alaketu, Odara, Agbô, Ibarà ou Barà, Lalu, Akessan, Ijelu « celui qui régit la naissance et la germination », Lonan « gardien des croisées et chemins », Ibarabô, Yangi, Baraketu « gardien des porches, portes et portails », Ian « Padê (gardien des cérémonies) »

Nombreux pratiquants disent que le culte est spirituel, ce qui ne coïncide en rien avec la réalité, puisque le mot spiritisme est apparu avec la doctrine spirituelle de Allan Kardec, en France.

Autre pratique, de Candomblé Cabocle, connu aussi comme local de culte du Candomblé et sa liturgie de hiérarchie individuelle ou même une croyance.

Le Candomblé Cabocle est une forme simplifiée du Candomblé dans lequel on trouve des influences indigènes, de la magie noire africaine et européenne.

Dés la fin du 19ème siècle le Candomblé Cabocle trouve ses sources dans des éléments Bantous, des mots du jargon actuel de la Umbanda (religion Afro indienne européenne regroupant les croyances des différents peuples fondateurs du brésil actuel noirs, indiens et européens).

Elle se présente fractionnée en des dizaines de groupes qui englobent des influences ésotériques, kabbalistiques, Orientales, et Catholiques.

A différencier cependant de la Quimbanda qui elle vient du mot « guérisseur » alors que Umbanda signifie : « art de soigner ».

La Quimbanda prend sa source dans le Quimbundo qui est un mélange de dialectes africains, créé par le gouvernement pour être enseigné dans les écoles des colonies portugaises afin que tous les Angolais puissent se comprendre dans les régions tribales d'Angola et du Mozambique.

Quim ou Kin veut dire en langage africain : « médecin ou grand sacerdoce » des cultes Bantous. Banda veut dire : « lieu ou ville ». En Angola cela signifie « l'art de faire des sortilèges ».

La Umbanda Blanche est le culte Umbandiste qui ne travaille que pour le bien dans lequel on n'utilise que des robes rituelles simples et blanches.
On parle alors de Umbanda de Blanc, Umbanda de Charité, Umbanda de Ligne Blanche. La Umbanda Angola est le culte Umbandiste le plus influencé par le Candomblé d'origine et de rite angolais tel que le Culte Omolocô.

Il existe des différences entre le Candomblé, la Umbanda, et la Macumba, dont découle la Umbanda actuelle (Candomblé, dévié de sa première fonction religieuse) ; cette dernière est un syncrétisme né a Rio de Janeiro aux alentour du 20ème siècle et probablement dérivé de la Kabbale.

Dans les fondements, la Macumba crée en une source universelle, un Dieu suprême connu sous le nom de Olorum ou Zambi, il existe une obédience aux valeurs humaines, entre eux il y a fraternité et charité.

Elle intègre aussi le culte aux Orixàs comme manifestations divines.

Il existe nombreuses autres doctrines et cultes qui varient d'un état à l'autre d'un pays à l'autre.



CANDOMBLÉ, QUIMBANDA, UMBANDA, MACUMBA


Candomblé, Quimbanda (ou Kimbanda), Umbanda sont les principales dénominations entre les religions Afro-brésiliennes.
Certains refusent à ces croyances le statut de « religion » parce qu'elles ne rentrent pas dans l'idée de la « religion officielle » mais aussi, parce que elles sont pratiquées par des minorités sociales.

Au recensement de 2000, au sein d'une population dépassant plus de 160 millions d'habitants, environ cinq mille vingt cinq personnes se déclarent adeptes du Candomblé et de la Umbanda, cependant nombreux autres milles de « non adeptes » fréquentent les lieux de culte et de rituels comme clients.
Les chiffrent révèlent que l'on compte plus de Umbandistas (adeptes de la Umbanda) que de Candomblezistas 397.431 mille contre 127.582 mille. La majorité représentée par le sexe féminin...méditons !...


Le Candomblé comme agence de services magiques, offre au non-adepte, la possibilité de trouver des solutions pour des problèmes irrésolubles par d'autres moyens que ceux conventionnels et sans implication dans la religion, le travail ne se paye que si il donne des résultats et le client donne ce qu'il peut, cela peut être de l'argent mais aussi de la nourriture ou un objet personnel etc ...

Le Client est consommateur de service magique, qu'offre aussi la religion principale aux non-croyants moyennant finance se sont des tarifs fixes et uniquement payement en argent.

En 2001, Ricardo Mariano (dans : Néo-pentecôtistes -Sociologie du nouveau pentecôtisme au Brésil), analysant l'expansion des évangéliques, dans sa thèse de doctorat, fit une découverte sensationnelle :

"Les religions Afro-brésiliennes perdent des fidèles au profit des églises Pentecôtistes, les évangéliques, voire même les Pasteurs s'approprient des rituels du candomblé ou les adaptent, tels que les bains de décharges des mauvaises énergies, les bains avec la rose blanche, certaines sympathies (petits sortilèges blancs) et joignent tout cela à l'invocation de Jésus Christ !
On remarque que la perte de fidèles se doit au rétrécissement de la Umbanda.
Etant donné que la croissance du Candomblé ne suffit pas à compenser les pertes Umbandistas, l'ensemble se fléchit et décline face à la montée du Pentecôtisme."

Dans la croyance populaire, surtout celle de ceux peu informés sur ces religions, Candomblé, Kimbanda, Umbanda veulent dire la même chose : « Macumba » comme si il n'y avait aucune différence entre leurs théologies, liturgies et origines historiques.

Cependant, une l'étude des théologies, bien que succincte à ce sujet, révèle que les trois ne peuvent être confondues, au contraire, elles différent significativement en leurs caractéristiques essentielles et l'unique point commun est l'adoption d'éléments de la culture religieuse Afro-brésilienne, et par Brésilienne entendons bien, Catholicisme dans le moule colonial Portugais.

Différences dans les Grandes Lignes


Candomblé, Quimbanda ou Kimbanda, Umbanda et Macumba se distinguent par :

1. par la nature des entités adorées et, ou invoquées
2. par le déroulement du culte
3. par les éléments culturels composants du syncrétisme,
4. et finalement par l'usage fait des forces métaphysiques actionnées

En considérant ces aspects, on remarque, immédiatement que le Candomblé est plus emphatique que les trois autres.

Dans le Candomblé, les vénérés, les Orixàs, sont considérés comme des Dieux. Dans la Quimbanda et la Umbanda, les Orixàs sont considérés comme simples esprits ancestraux.

Les Ancêtres (Preto Velho) sont vus comme des trépassés des personnes vraiment mortes, sages ou encore pervers. Se sont des esprits qui descendent dans le culte (évocations sans incorporation) ou ils incorporent dans les personnes (invocations) afin d'interagir dans le monde des vivants.

Le Candomblé, à des Dieux depuis leurs origines en terre Africaine. Ils sont aussi des Ancêtres cependant leur ancienneté remonte à des temps immémoriaux. Ils sont comme des héros et Dieux Grecs, grand rois, guerriers et personnages qui deviennent des mythes, ils ont été mystifiés et ainsi ils ont pu atteindre la condition de divinités.

Le même processus qui a donné origine au panthéon gréco-romain. Bien au delà de la fantaisie populaire, les Dieux Grecs eux aussi ont été des personnages créateurs de Civilisations.

La Umbanda revendique des propos dirigés ver le « bien » avec un discours clairement Chrétien.

La Quimbanda, est fortement associée à la magie noire et travaux occultes pour le « mal » de surcroît elle se sert des esprits humains désincarnés comme la Umbanda, mais elle se sert aussi de non humains comme des larves (créations du mental de sacerdoces magiciens), de démons (esprits obsédants) et d'éléments.

L'écrivain José Romero Romeiro Abrahão écrit : « la Quimbanda est un culte magique les entités, pernicieuses, dénommées Exùs, Quimbandeiros...En général la Quimbanda n'est utilisée que pour le mal de quelqu'un ou alors pour soumettre une personne à la volonté d'une autre »

La Macumba : du Quimb Ma'kôba, désignation générique des cultes syncrétistes afro-brésiliens dérivés de pratiques religieuses, et des divinités des peuples Bantous, influencées par le Candomblé e avec des éléments amérindiens, du Catholicisme de l'Occultisme.

La première origine du nom Macumba vient d'une sorte d'instrument à percussion le « reco reco » d'origine africaine qui donne un son de râpe.

Le rituel de ce culte, est une relation impropre de la Umbanda Blanche à de la magie noire ou de la sorcellerie, son concept est tant enraciné dans la culture populaire brésilienne que des expressions démontrant le désacrement du mauvais sort, sont couramment employées dans le langage.
Les superstitions en ce sens sont si grandes que même pour la coupe du monde, des sites ont été créés afin d'effrayer la malchance.

Populairement le mot Macumba est utilisé pour désigner les cultes syncrétiques afro-brésiliens arrivés avec les esclaves tels que les Bantous, le Candomblé et la Umbanda.

Cependant bien que la Macumba soit confondue avec les deux autres, les pratiquants et suiveurs de ces religions récusent l'utilisation du mot Macumba pour les désigner.

Ce terme a d'autres significations connues et on dit plutôt Macumba que Candomblé à Rio de Janeiro, et inversement à Bahia.

Dans le langage populaire elle est plutôt identifiée à l'utilisation du Ebo (mot bahianais signifiant Candomblé) ainsi qu'aux sorts, sympathies, enchantements, travaux occultes. Le mot s'utilise de manière péjorative pour se référer o Candomblé de Rio de Janeiro il désigne les offrandes déposées aux croisements de chemins.

La Macumba est connue à Rio comme le Ebo à Bahia Les cultes d'origine africaine a Rio s'appelaient Candomblé, comme a Bahia, on lui reconnaissait deux sections principales : les Orixàs des cultes Nagôs et ésotériques, et les cultes musulmans (Maliens) introduits par les esclaves.

Plus tard l'appellation est devenue « Macumba » pour être récemment remplacé par Umbanda.
Un demi siècle plus tard les traditions Maliennes ont disparu au profit des influences Nagôs celles-ci se divisant en terreiros (terriers) .


LE CANDOMBLE AU BRESIL

Le Candomblé souvent associé au Vaudou, trouve son origine avec l'arrivée des noirs sur le continent sud américain.

Il est normalement une cérémonie primitive, religieuse.

Mais on trouve dans le Candomblé et sa pratique des invocations accompagnées de sacrifices animaux, des invocations pour le bien, mais aussi pour le mal.

Lors des cérémonies des travaux peuvent être faits a des fins personnelles par des personnes qui monnayant finance souhaitent améliorer leur vie trouver l'amour, gagner de l'argent ou encore se soigner ou soigner un tiers même si cela doit passer par un travail de magie et de rituels qui nuiraient à d'autres personnes.

Le savoir ayant été transmit oralement puisque il était interdit aux esclaves de lire et d'écrire à été détourné de sa première fonction religieuse il est bien que apparenté à de la magie, sous certains aspects très différent et à la fois très proche du vaudou en fonction du rituel pratiqué, et du travail demandé.

Candomblé est un mot africain qui signifie « danse », c'est une danse religieuse, d'origine africaine dans laquelle les « initiés » réverencient où prient les « Orixàs ».

La danse est pourtant, une invocation.

Elle est pratiquée principalement par des personnes de sexe féminin, on les appelle les « Sambas ».

Les hommes peuvent aussi prendre part à la danse mais ce sont les femmes qui ont le plus grand effet invocateur.

Le mot Candomblé désigne maintenant le culte aux Orixàs.

Orixà (prononcer Orichà) est un terme d'origine africaine désignant les forces cosmiques et vivantes de la nature, divinisées par les hommes primitifs, qui les invoquaient.
Par exemple : les océans, les forêts, les fleuves, l'amour, les vents etc.

Écrire pourtant est une force de la création divine c'est une manifestation d'Olorum. La Nature est une manifestation matérielle des Orixàs.

Olorum le créateur, est tout il n'a pas de représentation, ni de fétiches.

Il est infini. Il est le père de la Création Universelle. Il correspond à l'idée de Dieu.
Par Ashaninka - Publié dans : Religions,Croyances populaires, Sectes...
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Jeudi 16 juillet 2009 4 16 /07 /2009 01:20


Tous les êtres humains naissent de la nature, en un lieu déterminé, un jour et à une heure précis sous le commandement d'un Orixà.
Ainsi ils recevront l'influence et auront toute leur vie les vibrations de ce Père différent auquel ils sont rattachés, d'origine naturelle, qui régente leur destin.

Chaque Orixà contrôle et se confond avec un élément de la nature de la planète ou de la propre personnalité humaine, en ses besoins de construire sa vie et de survivre.

Les Orixàs sont des divinités intermédiaires entre le créateur et le monde terrestre. Des esprits de haute vibration qui n'ont jamais eu de vie matérielle.
Leur fonction est d'administrer les secteurs de la création. Ces divinités peuvent communiquer avec les hommes au travers de complexes rituels, et de ce fait ils interviennent dans les destins.

Une des caractéristiques marquantes chez les Orixàs, réside dans le fait que parfois ils peuvent être capricieux, jaloux, ils aiment, détestent, aident, assistent, mais aussi ils punissent, soignent, jugent car ils possèdent un sens aigu de la justice, et ne pardonnent pas les injustices.

Ils ont leurs couleurs, leurs danses typiques, leurs aliments propres, leurs lieux appropriés suivant une affinité logique et harmonieuse.

Ce sont aux Orixàs Nature, leurs manifestations, leur force, et leurs éléments (eau, terre, air, feu, éther, etc...) que le sang provenant de sacrifices est répandu.

Le terme Orixà, vient de :

Ori La tête

Xà la force.

Ainsi nous pouvons comprendre, l'attention portée au culte des Orixàs avec la précaution que chacun doit avoir pour sa propre tête, qui est notre guide pour les erreurs et les justesses, notre tête est notre guide, ou notre sentence.

On peut pousser au delà, sur le plan de la création, l'homme est le microcosme du macrocosme universel, dans l'homme la tête est le microcosme de son macrocosme. L'Orixà ou la force qui mène la tête, s'occupe de faire comprendre à l'homme, que malgré les nombreuses fois où celui-ci a cherché des solutions, à l'extérieur, à ses affects et problèmes, il doit quand même, se tourner vers son propre intérieur pour, là, trouver les réponses et solutions à ses angoisses.

Les Orixàs sont nombreux je vais ici citer les principaux et les saints auxquels ils sont associés ainsi que les plats qui leurs sont servis en offrandes et les animaux qui leurs sont sacrifiés :

NANÃ : Sainte Anne fêtée le 26 Juillet est une divinité africaine, mère de Obaluayê, elle est la plus ancienne des écumes de l'eau, ressortant des lacs et marais. On la nomme d'infirmière car elle prépare le passage à la vie spirituelle, pour cette raison elle habite les cimetières.
Ses couleurs sont le noir et grenat, son jour le lundi, son métal le nickel, son essence le citron, sa pierre l'améthyste, le terme Nanã signifie « mère » on lui sacrifie des chèvres blanches, poules blanches, ou des « Coquém : poules d'Angola ».

IANSÃ : Sainte Barbe fêtée el 04 décembre, est l'Orixà des vents et des tempêtes, épouse de Xangô et protectrice des vierges, elle est la mère des neuf et gère le « Egungum (royaume des morts) » elle est la seule à pouvoir aller et venir dans ce royaume. Dame du cuivre et du benjoin, du quartz rose et des mercredi. Elle vit dans le temps et les forêts de bambou.
Ses couleurs sont le corail et le blanc, ses repas le « feijão : haricot noir bien cuit, et la farine de riz dans le « dendê : huile de palme » et le « acarajé : plat à base de crevettes séchées et lait de coco servant de farce dans un beignet de pâte de haricots frits dans l'huile de palme ». On lui sacrifie des chèvres rousses et des poules rousses.

OXUMARE : Saint Barthélemy, fêté le 08 décembre, Orixà masculin représentant l'arc en ciel il est le saint des samedi, vit sous les cascades et dans les eaux, principalement après les pluies il utilise les couleurs de l'arc en ciel. Les animaux qui lui sont sacrifiés sont les chèvres jaunes et blanches ainsi que des poules de la même couleur.

OXUM : Notre Dame de la Conception fêté le 08 décembre, il est naît de l'amour et de l'argent, de l'angélique et du saphir. Il vit sous les cascades et l'eau douce.
Ses couleurs sont le blanc, le bleu, et le jaune sa vibration orientale, ses repas soupe de haricot, crème de riz, œufs. Animaux sacrifiés chèvres et poules jaunes.

OXALÀ : Jésus fêté le 25 décembre, il est aussi Notre Seigneur du Bomfin, Saint protecteur de Salvador da Bahia. Il est masculin, fils direct d'Olorum « créateur » il est responsable de la création par la fécondation, considéré comme le père de tous les Orixàs à l'exception de Yemanjà.
Sa couleur est le blanc et le doré, son jour le vendredi, il agit sur le vent le ciel, la procréation et la fécondité. Son métal est l'or, on lui offre en haut des buttes des herbes et fleurs, tournesol, feuilles de palmier, de œillets, du jasmin etc ... les animaux qui lui sont sacrifiés sont l'agneau, le veau, le chevreau et le coq blancs.

OGUM : Saint Jorge fêté le 23 avril, très connu, révérenciel, respecté. Il est l'Orixà guerrier vainqueur des demandes, il est la divinité du fer. Il a une épée, forge afin de créer des outils utiles au travail de la terre, mais aussi à la défense personnelle, tels les couteaux et épées. Il a un comportement irascible, instable, il aime et a besoin de sa liberté, il représente la protection tranchant et coupant de son glaive toute mauvaise influence, en écartant de nous les persécuteurs et ennemis, matériels ou spirituels.
Sa couleur est le rouge, le blanc et l'argent, son jour le mardi, il vit aux croisements de chemins, et sur les chemins de fer. On lui offre des Roses rouges, des crêtes de coq etc... on lui sacrifie des bœufs roux, chevreaux roux, des poulets roux.

OXOSSI : Saint Sébastien, Orixà de la chasse et de l'équilibre écologique, de l'harmonie entre l'homme et le milieu dans lequel il vit. Défenseur de la nature il veille à ce que les animaux tués ne le soient que pour se nourrir. C'est un guerrier solitaire, il lutte pour la survie de sa tribu. Cet Orixà est vénéré pour sa détermination forte et inébranlable à quelconque combat ou demande.
Ses couleurs sont le bleu turquoise, le vert, le rouge ou le blanc. Son jour le jeudi, on lui fait des offrandes dans la forêt, de cresson, groseilles, maïs vert, miel, fruits, vin.
Les animaux sacrifiés sont le chevreau roux, le cop roux.

XANGÔ : Saint Jérôme fêté le 30 septembre, Orixà masculin, fils de Yemanjà, il est la divinité de l'ordre et de la justice, de la foudre et du tonnerre. Il est très instruit, sensé, équilibré, décidé, déterminé, et juste. Au plan matériel il se manifeste sous forme de cordillères, massifs, rocheuses. Il est le détenteur du « Livre des Ecritures Sacrées, des Sept Cles de la Connaissance ». Il est neutre et impartial, il à une fermeté de roc, exige de la droiture et honnêteté.
Ses couleurs sont le rouge, le blanc et le marron. Il vit dans les carrières, et les forêts. Son métal est l'étain, les plantes, le géranium, l'œillet d'inde. On lui sacrifie des bœufs roux, des grosses tortues de terre, et des coqs roux.

OBÀ : Jeanne d'Arc

OBALUAYE : Saint Roque

IEMANJÀ : Notre Dame de la Gloire fêtée le 02 février, c'est une des plus puissantes Orixàs, représente l'entité des eaux, les sirènes (symbolique pour représenter la ligne vibratoire de l'entité), les marins. Elle est la purification et la propreté de l'âme, respectée et aimée elle est vénérée sous d'autres noms tels que Vierge, mère des eaux, reine de l'océan... Elle veille sur les mères enceintes, sur la fertilité et tout ce qui se rapporte au labeur sacré de la maternité. Elle est protectrice de tous ce qui affrontent la mer pour nourrir leur famille.
Ses couleurs sont le blanc, le cristal, le bleu ciel, le rose et l'argenté. Elle vit dans la mer et les eaux salées. Son métal est l'argent. On lui offre sur des embarcations jetées à la mer, des roses, du musc, du jasmin, du myosotis etc... toute fois ces offrandes peuvent se faire sur un fleuve ou ruisseau pour ceux qui vivent loin du littoral.

OMULU : Saint Lazare fêté le 16 août, un des plus anciens Orixàs, connu aussi comme médecin des pauvres de la peste, de la lèpre et de la variole. Fils de Oxalà et Nanã il est le seigneur des esprits incarnés et désincarnés, il possède le titre de Roi des cimetières. Il peut soigner ou provoquer les maladies, c'est un Orixà sombre, parfois macabre.
Ses couleurs sont le blanc, le noir et le rouge il vit dans les cavernes, lieux occultes et les cimetières. On lui offre des œillets rouges, des orchidées noires etc ... On lui sacrifie des chevreaux blancs ou noirs, des coqs d'Angola et des poulets noirs.

EXU : Saint Antoine fêté le 13 juin, (Il ne doit être confondu avec l'entité Exu de la tradition Umbanda.)
Le Lundi est le jour de la semaine consacré à Exu. Il est le gardien ou soldat des médiums il défend et défait le mal, il rétablit l'équilibre de la nature (positif/négatif). Il est une phalange qui pénètre la nature. Ses couleurs sont le rouge et noir ou noir et jaune, son symbole est le « ogo » (matraque avec têtes représentant le phallus) on rencontre aux croisements des chemins de terre et dans les cimetières. On lui offre des fleurs de toutes variétés mais ses préférées sont les roses rouge sang. Son plat préféré est la « farofa de cebolha » farine de manioc sautée dans le dendê avec de l'oignon.
Les animaux qui lui sont sacrifiés sont le bœuf noir, le cochon noir, et le coq noir.

IBEJI : ce sont des Divinités Gémellaires, de personnification infantile, on peut aussi les nommer : « Divinités infantiles » ou « Orixàs enfants ». Ibêji ou esprits de la nature, sont des enfants jumeaux, cela est dû à l'absence d'habitudes inférieures, du fait qu'ils n'ont aucune relation avec les destins prédestinés du monde, ils sont loin des basses passions et sont de véritables sources de pureté. Extrêmement communicatifs, ils n'ont aucun préjugé, offrent la même attention sans différences à toute personne qui les invoque.

Ces Orixàs Purs sont associés à la germination, à l'état fœtal, des choses et des êtres. Dans les cultes les Ibêji n'incorporent pas les médiums mais plutôt les esprits désincarnés purs, ou les amis de vérités innocentes, ainsi que les esprits d'enfants dont l'existence dans le monde du dehors fut minime. Mais aussi les esprits d'enfants « couardement avortés par les volontés impies de leurs génitrices », puisque disent-ils « ces créatures ne méritent pas le titre de mère sacrée ».
L'aide des Ibêji, est puissante, cependant pour l'obtenir il faut avoir conservé un peu d'innocence, de pureté, de naïveté, et de vérité.

On les invoque souvent pour ce qui touche à l'amour ou pour retrouver des objets perdus, pour protéger les enfants des dangers matériels, pour les réconciliations de tout genre ils sont les protégés de Ogum. Leur couleur est le bleu, rose, vert, rouge. Ils n'ont pas d'instruments propres mais n'importe quel jouet leur plait. Le jour, le Dimanche, on les invoque par un « Beje erò ». Leur domaine est tout ce qui naît, leur astre, le soleil, l'or comme métal, ils aiment les fleurs les plus variées, les fruits bien mûrs, et les couleurs vives.

On dépose les offrandes dans les champs bien fleuris, loin des croisements de chemins, ou dans des parcs ou lieux fréquentés par des enfants.

PRETO VELHO : fêté le 13 mai, se sont des entités reconnues dans la Umbanda comme détenteurs des couronnes (lumière, élévation spirituelle) elles sont appelées Preto Velho connaisseuses de tous les « Mirongas (secrets) » de la Umbanda.

Cette phalange dénommée Yorima, représente la vieillesse. Pas au sens matériel mais comme archétype entrant dans le contexte de maturité, existence et orientation spirituelle. Il leur incombe de veiller sur le « terreiro ou barracão » comme mentors spirituels. Se sont des entités de grande vibration et elles appartiennent à la phalange des Ames, dirigée et orientée par Omulu, leurs demeures sont les cimetières et les ambiances forestières.

Les Pretos Velhos sont des esprits de lumière, de vieux esclaves, qui ont atteint la lumière après les souffrances endurées dans leur vie matérielle. Ils sont les gardiens des connaissances les plus profondes du Culte aux Orixàs, ils incorporent dans la Umbanda apportant aux « fils de saints » la foi des paroles sages, de conseils, de réconfort et avec leurs prières et invocations ils provoquent de véritables miracles.

Ils se matérialisent sous forme de sentiments tels que l'amour inconditionnel, la fraternité, la compassion, l'humilité, la patience, la compréhension et la tendresse, ils sont féminins et masculins. Leur jour est le Lundi, leur couleur, le blanc et le noir leur incantation : « adorez les âmes », leur symboles une croix de bois.

Ils habitent dans les champs vierges, les portes et les marches des églises, dans les chapelles. On leur fait offrande de café sans sucre, de vin rouge, de bagasse de canne à sucre, et de quelques fruits


CUTE AUX ORIXÀS


Les Orixàs incorporent les médiums appelés Iaòs sous la condition vibratoire. On appelle cette transe, devenir pour le « Saint » la première fois que cela se produit avec un individu on appelle cela « Bolar pro Santo, (Rouler pour le Saint) »

L'incorporation de différent esprits, étant vibratoire, le médium ne transmet pas de messages oraux comme on peut le voir avec incorporation des esprits désincarnés (appelés dans le Candomblé « Eguns ») ni avec les ensorcelés »

Les premiers noirs venus comme esclaves au brésil provenaient d'Afrique particulièrement d'Angola et du congo. Ils étaient descendants de la race Bantou.

Ces derniers avaient pratiquement perdu leurs habitudes, langues et cultes religieux, quand au 18ème siècle avec la découverte de l'or dans le Minas Gerais (région du brésil) ont été ramenés les noirs de la cote du Marfin du Gana du Togo et du Nigeria.

Ces « Noirs de la Côte » arrivés dans la ville de Salvador, alors capitale du brésil et proche de la cote minière appartenaient, à différentes tribus ou nations de culture avancée comme les minas Jejes, Axantis, Julas etc qui étaient musulmans. Et les Iorubas aussi appelés Nâgos c'est principalement des cultes Iorubas qu'est naît le Candomblé, ou culte aux Orixàs.

Les différents cultes se sont mélangés et ont intégré des histoires attributs ou légendes liées aux Orixàs.

On retrouve un syncrétisme avec la religion catholique l'église interdisant aux esclaves la pratique de leurs cultes juges hérétiques les esclaves ont cache leurs « Otàs » (petite poupée à l'effigie de l'Orixà) derrière des Saints Chrétiens.


RITUELS ET LIEUX DE CEREMONIE


Le local pour pratiquer le Candomblé, s'appelle le Barracão (grand baraquement) ce nom provient de l'époque de l'esclavage mais actuellement n'importe quel édifice peut être admis.

A l'entrée principale des baraquements se trouve un autel et un trône sacerdotal et sur une estrade se trouve l'autel des « Atabaques » instruments de percussion consacrés aux Orixàs.

Au centre le « Exè » qui veut dire force se trouve enterré dans les fondations il rejoint le toit à l'aide d'un mât, symbolisant le lien de l'homme aux Orixàs.

Attenants à cette pièce, mais fermés aux visiteurs se trouvent le « Roncò » recoins où sont entreposées les figurines à l'effigie des Orixàs syncrétisme, la « Camarinha » petite chambre où l'on prépare les « laos » initiés on y fait aussi les assermentations et les sacrifices d'animaux, et les « Criadeiras » lieu où les « laos » reçoivent du Maître et de la « Mère Créatrice » les enseignements et certains « Eros » (secrets) se sont des pièces séparées. Autour du baraquement se trouvent les "Ilês", ou maisons destinées aux Orixàs.

Au Brésil il est coutumier de construire de chaque côté de l'entrée principale du « Barracão » des « Tronqueiras » petites maisons destinées aux âmes des « Comme » (revenants) appelées aussi « Maisons du ballet des âmes ».

N'importe qui peut assister aux cérémonies communes de Candomblé, comme visiteur, sans participation il suffit d'en faire la demande auprès du Babalaô, au « Pejigã » chef de cérémonial, ou auprès de quelconque initié.

Ceux qui font partie intégrante des cérémonies sont appelés « Filhos de Santo » fils de saints, ceci dit celui qui assiste régulièrement aux rituels bien qu'il ne soit pas encore initié se nomme « Abiã ».

L'initiation est volontaire, mais elle peut aussi être faite au travers de l'invocation de Orixà, cet appel se nomme « Bolar para o Santo » l'acte de Bolar veut dire : un détachement complet du corps pour recevoir une énergie dont le corps n'est pas habitué.

L'initiation se termine par le recueillement de l'initié dans le « Roncò » on l'orne d'une coiffe du « Saint » et il passe à la condition de « Iaô », il devra être apprenti durant sept ans.

Pendant cette période ils reçoivent divers enseignements afin de devenir des « Babalorixàs » dont :

-« Mão de faca (atô-axogum) » Main de couteau, préside et dirige les sacrifices d'animaux à deux pattes.

-« Mão de Ofà » celui qui cueille les plantes et herbes obéissant à la Kabbale et respectant les cycles et phase lunaires.

-« Equede » veille sur les quartiers et chambres du « Roncò », aide la « mère créatrice » et transmet le savoir aux « Abiãs »

-« Babalaô », après les sept années il pourra exercer, sur décision du Babalaô, des fonctions spéciales l'autorisant à recevoir le « Decà » : ordre pour « Faire Saint » et ainsi il initiera un autre Barracão, qu'il dirigera.

Le « Babalaô » est aussi appelé par les frères du Barracão « Petit Père », « Parrain », avec les équivalents au féminin.

-« Babalorixà » est le Ebami élevé après sept ans à cette position il a été « Fait de Saint ».

-« Babalaô » est le sacerdoce qualifié et désigné comme Ministre du Culte aux Orixàs on l'appelle aussi « Pai de Santo (père de Saint) » ou « Mãe de Santo (mère de saint) » selon le sexe.

Il a le pouvoir de « Faire Saint » et celui de « Main de Buzios (petits coquillages en français Buccin) qui lui confère le droit de consulter l'oracle de Ifà à travers le jeu de Buzios de graines de Cola ou de « Dendê » (palme).

Le Babalaô est le patriarche spirituel, il forme les « laos », et est réveré par la famille ou clan formé toute sa vie, il est appelé « Père Grand » « Maître » ou « Chef ».

Quand il atteint vingt et un ans de fonctions, il est proclamé par le clan de « Tata » il peut désigner un fils spirituel pour assurer la gestion des rituels et bénéficier de plus de temps pour se consacrer à son élévation.

Après cinquante ans en place il est nommé « Vodussi » compte tenu du respect et de la gratitude formé par Babalaô et les Maîtres au sein du clan et bien qu'il n'existe pas de hiérarchie religieuse générale, il forment de véritables fédérations et leurs noms figurent dans la Confédération Afro-Brésilienne.


Ceux qui ont déjà réussi à lever le voile de la connaissance et à trouver des moyens de perfectionnement spirituel doivent partager dans la limite de certains secrets ce qu'ils ont découvert et ont intégré comme vérité.

Ce qui est atteint bien qu'il paraisse minime, représentera beaucoup pour ceux qui n'ont rien et se débattent avec des croyances erronées des angoisses, des ignorances et des préjugés, en cherchant la dignité le sens et la cohérence pour leur chemin spirituel.

L'enseignement qui ressort des cultes Afro-brésiliens se base fondamentalement sur l'existence d'un dieu d'un créateur omniprésent et a l'origine de toutes les vibrations ; Oxalà modèle de perfection et de conduite que tout être, cherche à atteindre.

L'existence de vibrations universelles dénommées Orixàs.

L'existence, d'entités spirituelles qui complètent ces vibrations, de plans spirituels d'évolution, d'esprit survivant au corps physique, de l'homme en recherche de perfectionnement, la réincarnation et la loi Karmique de cause à effet, la pratique de la médiumnité sous ses formes les plus variées, la pratique de la charité matérielle et spirituelle comme moyen d'élévation.

L'Homme vit dans un champ de vibrations qui influencent sa vie, celles-ci peuvent être travaillées soit pour son bien ce que fait le culte Afro-brésilien, soit pour son mal ce qu'il combat.
Par Ashaninka - Publié dans : Religions,Croyances populaires, Sectes...
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Samedi 11 juillet 2009 6 11 /07 /2009 00:06

Avec cette phrase on pourrait commencer une étude sur le diable, depuis des temps immémoriaux...

Car le diable est le plus ancien des esprits qui aient accompagné l'homme dans son histoire.


Plus ancien que l'homme lui-même puisque toutes les religions s'accordent à dire que le diable existait avant la création de l'humanité.


Enfin pas le Diable : le Démon. Je me dois de le préciser, car il y a entre les divers mots pourtant considérés comme des synonymes, une nette différenciation.

Le démon (ou les démons) est une institution païenne, ample aussi antique que l'homme, et qui inclus tous les mauvais esprits créés par l'humanité.

Le diable en revanche (le Diable, avec une majuscule) est une institution nettement chrétienne qui symbolise l'esprit du mal, l'antagoniste de Dieux...l'ange déchu.

Le démon, d'une certaine façon un concept philosophique. Son origine trouve sa source dans l'opposition des éléments qui ont toujours été présents dans la conscience humaine entre le bien et le mal.


Représenté par les peuples primitifs qui avaient le besoin de personnifier et humaniser tout ce qui les entourait, par des genres bien distincts d'esprits, les bons et les mauvais, plus ou moins anthropomorphes, et qui avaient automatiquement l'appellation de Dieux.

Ainsi ces démons ou « malins » avaient coutume d'être nombreux, et chacun avait un rôle bien défini.

Beaucoup de ces dieux étaient effectivement néfastes, d'autres n'étaient que farceurs et on leur attribuait toutes les disgrâces subies par les hommes :

Seth par exemple était responsable des sécheresses et des tempêtes, le Typhon grec, était considéré à l'origine des tous les tremblements de terre les éruptions volcaniques, et les tornades...


Ce sera avec l'antique religion Perse, que la séparation entre les classes d'esprits ou de dieux se fera de manière distincte et sur la base des principes d'égalités : opposés et éternels, qui maintiennent l'équilibre du monde en lui imposant une loi implacable de compensation.

Les principes absolus du Bien et du Mal.

Pour la première fois dans l'existence les nombreux esprits ont été regroupés en Ormuz et Ahriman, l'esprit du « bienfaiteur » et l'esprit du « malfaiteur » les deux ont les mêmes attributs et pouvoirs et leur mission est de maintenir dans l'orbite le bien et le mal.


A chaque bonne action de Ormuz, Ahriman y opposera une mauvaise, afin que la balance se maintienne toujours en équilibre.

Les deux esprits auront bien entendu une cohorte d'autres esprits serviteurs autour d'eux, chacun d'eux avec une mission spécifique.

Les analogies entre la religion Zoroastre et la religion chrétienne sont évidentes.

Le christianisme sous divers aspects est une prolongation du Zoroastrisme, adapté à une nouvelle mentalité : l'hébraïque.


Cependant il existe des nuances, pour tous les peuples primitifs et principalement pour le Zoroastrisme, les démons constituaient la personnification totale ou partielle du principe du Mal face aux hommes, et dans ce sens en tant qu'antithèse du Bien humain. Ils étaient comme lui, éternels et omnipotents, et les hommes n'avaient aucun pouvoir pour les vaincre, ils étaient à leur merci, ils devaient les satisfaire, éviter de provoquer leur courroux et être dans leurs bonnes grâces.


Avec le Judaïsme et plus tard le christianisme, les démons baissent de catégorie, ils ne sont plus omnipotents bien qu'ils restent éternels. Ils sont soumis à la volonté de Dieu, et d'une certaine manière sont les esclaves des hommes...bien qu'ils aient le droit de réclamer leur récompense pour tout acte réalisé.


C'est avec le Christianisme qu'apparaît le terme Diable, il s'agit de la démonologie Chrétienne. Celle-ci nous présente les démons comme des êtres obligés de se soumettre aux désirs des humains, à chaque invocation de ceux-ci aidés de formules spécifiques et secrètes. En échange ils les abandonnent lors de leur mort quand ceux cis doivent aller rendre compte à Dieu de leurs actes commis sur terre.

L'iconographie Chrétienne, de part la séparation de l'âme de l'enveloppe charnelle lors de notre mort, nous présente clairement deux aspects distincts du diable.

D'un côté le diable servile obéissant aux désirs humains pendant leur vie, mais les tourmentant implacablement après leur mort.


Ce double symbolisme ayant pour origine la croyance en une vie dans l'au-delà est indissociable de l'image du diable et ce, jusqu'à aujourd'hui.


LE DIABLE ET LA RELIGION

 

C'est le Christianisme qui donnera au diable toute sa constitution et ses représentations, il le dotera d'attributs, et créera toute une science à son sujet : la démonologie.

Démonologie qui sera l'antithèse pure et simple de la Théologie, ou étude de Dieu et qui comme cette dernière aura ses grands experts et philosophes.

Le diable jouira d'une grandissante popularité.


Alors que par le passé le démon était un pion expiateur dont les maléfices se chargeaient des disgrâces qui retombaient sur l'humanité, et plus tard un élément de cœrcition qui poussait l'homme à vivre dans le bien avant le châtiment (bien que la bible nous parle de certains pactes avec le diable) le Moyen Age nous offre un profond changement dans l'ordre des idées établies.

Subitement, on observe qu'un grand nombre d'hommes et de femmes cessent de craindre le diable pour se mettre à l'adorer, pour se convertir en ses disciples et serviteurs. Pourquoi tout cela ?


Ce n'est pas tant, seulement dû à l'importance croissante que lui accorde l'église...bien que replacé dans le contexte, cela ait indubitablement influencé les mentalités.

Nombreux auteurs croient voir dans la grande richesse que possédait, l'église à l'époque, cette ultime motivation du peuple médiéval, et cet incessant engouement pour le diable.


En effet, au cours du Moyen Age, l'église s'est démarquée par l'exhibition d'une grande richesse matérielle, qui se traduisait tant par le pouvoir que détenaient ses membres, que par le luxe de ses œuvres et les trésors qui ornaient les cathédrales, en leurs cultes, leurs liturgies...


Il était logique qu'une telle ostentation, opposée à la misère de la plus grande partie de la population soulève quelques interrogations :

Si l'église (si Dieu) est si riche et puissant, alors que nous mourront de faim dans la misère ; si le Seigneur, , nous refuse la possession de tous ces biens en les distribuant à seulement ses ministres, pourquoi ne pas demander au Diable, qui par définition est l'ennemi ancestral de Dieu ? Il se fera un plaisir de nous servir, et avec d'autant de plaisir que nous renierons Dieu ! Pourquoi ne pas convertir le diable en notre dieu, pour qu'il nous offre les richesses et le pouvoir que l'église nous refuse ?


C'est probablement ainsi que commencèrent les cultes au démon...un culte qui loin de s'étioler avec le temps, fut progressivement croissant, gagnant des adeptes jour après jour.


Puisque le diable, comme personnification du mal, ne tient pas compte des actes licites et illicites, puisque en son nom tout est permis, inclus le plus sordide, alors que l'église à son inverse interdit plus de choses qu'elle n'en permet, que son Dieu est un Dieu castrateur et punisseur.


Comme le dit si bien Grillot de Givry, « l'atteinte de cette logique était fatalement prévisible », on ne montre impunément le diable dans les cathédrales, durant dix siècles à trente générations d'êtres humains sans qu'apparaissent quelques curieux désireux de vouloir le rencontre personnellement, adorateurs et courtisans révolutionnaires pour s'adonner corps et âme à son culte.


Le Diable commença a avoir ses disciples...ceux qui l'ont porté depuis sa légende jusqu'à nos jours.


LE DIABLE SELON ELIPHAS LEVI.


Le diable est représenté, comme « un bouc, ayant sur le front le signe du pentagramme, avec la pointe vers le haut, ce qui suffit à le considérer comme symbole de lumière ; ses mains forment le signe de l'occultisme, et montre en bas le la lune blanche de Chesed et en haut la lune noire de Geburah. Ce signe représente, le parfait accord entre la miséricorde et la justice. Un de ses bras est féminin, comme l'androgyne de Khunrath, attributs qui ont été associés à ceux du bouc, supposant, qu'il s'agisse d'un seul et même symbole.


La lanterne du savoir qui luit entre ses cornes, est la lumière magique de l'équilibre universel ; c'est aussi le visage de l'âme élevée au dessus de la matière. La répugnante tête de l'animal manifeste l'horreur du péché, dont l'unique agent matériel responsable est celui qui doit porter le châtiment pour toujours, car l'âme est impassible dans son élément, et ne peut souffrir plus lors de sa matérialisation. Le caducée, qu'il a en guise d'organe générateur représente la vie éternelle ; le ventre couvert d'écailles est l'eau ; le cercle au dessus l'atmosphère, des plumes viennent s'ajouter à l'emblème du volatile. L'humanité est ici représentée par les seins et les bras androgynes de ce sphinx des sciences occultes.


LES INCUBES ET LES SUCUBES


La plupart des auteurs, sont unanimes en désignant un dénominateur commun aux armées de l'enfer : la masculinité. Tous les diables sont masculins, à l'exception de Pititis, unique diable de sexe féminin, qui joue le rôle en enfer de celle qui abreuve les armées, et de concubine de ce fait son pouvoir réside en tout ce qui touche à la sexualité.


Depuis l'antiquité on parlait de diables femelles. Le Talmud nous parlait déjà des relations charnelles entre Adam et Eve du principe, des ténèbres, avec Pan et Lilith, qui se convertirent plus tard en succubes et incubes.


Textuellement selon Bodin, succubes et incubes veut dire, diables males et femelles dont la mission est d'avoir des relations charnelles avec les humains. Aussitôt on se demande : mais les diables ont-ils un sexe ? Étant esprits on suppose qu'ils peuvent adopter les formes qu'ils désirent afin de se présenter sous l'apparence la plus adéquate masculin ou féminin.


De ce fait les incubes et les succubes ne sont plus que les représentations d'un genre déterminé de diable, dont la mission est d'entretenir des relations charnelles avec les participants (hommes ou femmes) aux orgies démoniaques, aux sabbats.


Plus récemment les succubes et incubes ont été identifiés comme des diables qui possèdent leurs victimes pendant leur sommeil, ce qui n'est plus une simple forme de définir une obsession.


Mais les incubes et les succubes ont eu une grande importance, pendant le Moyen Age, l'ont toujours en certains pays et continueront de la tenir dans le futur car ils ne sont ni plus ni moins que la représentation diabolique des deux principes qui forment un des éléments les plus importants de la vie d'un humain : le sexe.


LES ADORATEURS DU DIABLE


« Disons le fort, Satan comme personnalité supérieure et comme puissance n'existe pas » Eliphas Lévi

En effet le grand théoricien de la magie nous le signale, en parlant de tout ce qui concerne la démonologie ; si on peut définir Dieu comme étant « celui qui existe », ne doit on pas définir son principal ennemi, antagoniste, comme étant « celui qui par définition ne doit exister » ? L'affirmation absolue du Bien implique en soi même la négation absolue du Mal.

Si l'enfer est une justice, il devient automatiquement un bien, pourtant comme élément pur du mal il ne peut exister.


Cependant des millions de personnes, depuis des millénaires l'ont adoré, et lui ont dédié le meilleur de leur vie.


L'église catholique a tremblé devant le pouvoir de sa représentation, et l'a chassé sans relâche par la force puisqu'elle ne pouvait le faire par la parole.

Encore aujourd'hui en notre supra civilisé, supra scientifique et supra rationaliste siècle, on croit au diable, on le craint...et on l'adore en secret.


Le diable dans sa forme classique est une création entièrement chrétienne. Le culte au diable apparaît lui en tant que réaction au christianisme.

Sont présents deux concepts qu'il faudrait séparer, mais qui sont si intimement liés qu'il est impossible de le faire.


Pour le « pur mage » il n'existe pas de diable sous sa forme traditionnelle : il n'existe que les forces des esprits, qui peuvent parfois se montrer agressifs ou maléfiques.

Cependant la magie en général a adopté toute la symbolique hébraïque ainsi que son alphabet « la cabale », la magie noire a elle aussi incorporé cette symbolique mais en relation au démon.


Comme les origines du christianisme découlent précisément du peuple hébreu, il en résulte que les deux concepts se confondent.


Le démon, ainsi que l'inexistant démon magique sera toujours matérialisé par le Diable chrétien, même si par la suite il se voit assimilé à d'autres entités.


Selon le récit de Amado Crowley, fils (supposé) de Aleister Crowley (qui tente de démystifier la mauvaise presse que reçut son père, et voulant le présenter comme étant un Grand Mage Occulte, en avance sur son temps) ce dernier aurait dit :

« Jésus Christ et moi avons un point commun ; comme lui je serais infiniment plus réputé après ma mort »


Phrase qui devient réalité puisque, de nos jours, on retrouve beaucoup d'adeptes de part le monde.


MAITRES ET SERVITEURS


Il existe deux sortes de démonologie ; « l'ornementale », celle du christianisme et de la superstition, pratiquée en majorité au cours de la sorcellerie du Moyen Age. Puis la démonologie purement « magique » celle que pratique le mage dans son « occultum ».

Cette dernière naturellement n'a rien de transcendant pour le public, par le simple fait qu'elle nous est arrivée par la couche externe de la démonologie, où les éléments vrais comme faux, magiques ou superstitieux, se mêlent de telle sorte qu'il est impossible de les démêler.


L'attitude face au diable peut revêtir deux formes, soit l'homme se soumet au diable soit il le domine. Si l'homme a une réelle volonté, s'il est fort, il s'imposera au diable et le dominera, a contrario, si il est faible, il l'adorera et se convertira en son serviteur, espérant ainsi récolter quelconque faveur.


Maître ou serviteur...le vrai mage ne sera jamais le serviteur du diable, le faux oui !

On trouvera peut de magie dans le culte des adorateurs du diable, juste quelques rituels piochés par ci par là d'où l'expression « le chaudron vide de la magie dépourvu de tout son contenu »


Qui adore le diable ?  Les faibles, les débiles, les pervers ...Tous ceux que la lumière ne peut atteindre. Ceux qui rêvent d'aberrations, de nouvelles expériences. Ceux qui cherchent quelque chose de nouveau, de différent de ce qui les entoure.

Depuis la nuit des temps l'homme a adoré, selon sa particulière conception du monde, le Bien ou le Mal, les Dieux ou les Démons.


Nous pourrions parler des démonologies anciennes, des adorateurs des dieux du mal en Egypte, en Chaldée, en Grèce, et à Rome. Mais c'est le diable création chrétienne qui nous intéresse ici.


L'adoration du diable à diverses formes concrètes : le sabbat, la messe noire...

L'origine de ces cérémonies se trouve au Moyen Age, lors de l'extension du culte au diable à toute l'Europe et qui va favoriser l'inquisition.


Pourquoi tout cela ? Lorsque l'église a interdit l'exercice public d'anciens cultes, les fidèles de ces religions se sont vus réduits à devoir se réunir en secret pour continuer de célébrer leurs mystères. Ces réunions étaient présidées par des initiés, lesquels établirent une orthodoxie que la vérité magique venait confirmer, avec d'autant plus de facilité que la proscription aidait à renforcer les liens de fraternité.


Ainsi alors les mystères d'Isis, de Cérès Eleusina, de Bacon, se fondirent à ceux du druidisme primitif.

Les assemblées avaient ordinairement lieur entre les jours de Mercure et Jupiter, ou entre ceux de Vénus et de Saturne. On y préparait les rites d'initiation, on y échangeait des signes mystérieux de reconnaissance, et des hymnes symboliques y étaient entonnés, l'assemblée se terminait par des festins ou agapes, formant la chaîne magique entre la cérémonie et le bal.


Aussitôt après chacun repartait non sans avoir d'abord renouvelé son allégeance aux chefs, et avoir reçu de leur part des instructions.

En ces réunions parallèles à l'implantation du Christianisme peut se trouver l'origine principale de l'ésotérisme, de la magie et des loges d'initiés présentes dans beaucoup de sociétés secrètes.

Mais on peut trouver quelque chose de plus encore, cela ne rappelle t il pas le rituel d'actes décrits pour certaines de ces réunions secrets ?


L'onguent des sorcières, pour nombreux des adeptes dévoués à ces abominables pratiques, le sabbat n'était qu'un vaste cauchemar, dans lesquels les rêves s'apparentaient à la réalité, aux moyens de breuvages, frictions et fumigations narcotiques.

Ce fameux onguent qui devait porter au sabbat, se composait de graisse d'enfant bouilli avec de l'aconit, des feuilles de peuplier, et quelques drogues, une fois le tout mélangé à de la suie de cheminée les sorcières s'en enduisaient le corps nu.


Autour de cette mode Satanique, sont nés les « ennemis » de cette notoriété acquise, à commencer par l'inquisition, puis des prêcheurs, des expiateurs, des associations etc...


Ceux qui veulent sauver le monde de ces « diables » et pratiquent des exorcismes à tout va, toutes ces personnes qui au final se révèlent aussi dangereuses que les adorateurs du mal, car tous les extrêmes et fanatismes sont mauvais, ainsi en voulant débarrasser un corps de l'emprise du Mal, on a tué et torturé à sang au nom du Bien.


Quant aux adorateurs du Mal au nom de leur croyance ils continuent de perpétrer de crimes sordides, restant impunis puisque secrets.

Par Ashaninka - Publié dans : Religions,Croyances populaires, Sectes...
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Samedi 11 juillet 2009 6 11 /07 /2009 00:03

 


 

Pour certains, Lucifer est un Dieu, un prophète SUMERIEN, le porteur de Lumière à sa manière mais pas comme on pourrait le penser : le malin" Lucifer ("lux ferre" en latin qui signifie : le porteur de lumière, donc de connaissance, rien de diabolique) ou le Satan (dit l'adversaire)" deux personnages inventés par le judéo-christianisme (qui ne prend pas en compte les recherches archéologiques et historiques de - 3000 ans avant JC à nos jours).

Lucifer fut associé à Vénus mais c'est une autre histoire qui nous renvoie à la religion juive ou à la personnification de l'étoile du matin chez les grecs. La fonction de Lucifer, messager de lumière fut ensuite dévolue à Hermès. On trouve également des références à Lucifer dans des textes alchimiques.


          L'alchimie est apparue dans l'Égypte hellénistique des Ptolémées, à l'apogée de la gloire de Lucifer.

L'alchimie assimile Lucifer au diable, non sous la forme populaire et maléfique, mais au contraire sous sa forme rédemptrice : il représente la Pierre brute, matière initiale de l'œuvre, qui, sous son aspect vil et repoussant, n'en demeure pas moins le pilier de toute l'Œuvre, car recelant en son sein la lumière à suivre, l'étoile que suivirent les mages pour parvenir à l'enfant philosophal.

La dimension philosophique et spirituelle de l'alchimie luciférienne continue de nos jours à être pratiquée par des hauts initiés en ésotérisme.


Il y a un amalgame total entre Satan et Lucifer, or, ils n'ont absolument rien à voir !

Il existe plusieurs visions métaphysiques de la figure de Lucifer (qui est le « porteur de la lumière », métaphoriquement « de la connaissance » et donc « de l'hybris ») : il peut être assimilé à Satan (qui est l'« adversaire », l'antithèse de Dieu) par certains alors que d'autres l'en distinguent.

Pour les premiers en effet, Lucifer reste un être créé par Dieu et donc ne peut en aucun cas être son opposé. Il ne peut donc, dans cette optique, être assimilé à la figure de Satan. Il est alors plutôt opposé à Michaël, chef des anges fidèles à Dieu.

Pour quelques uns de ceux qui partagent cette vision, c'est par une mauvaise interprétation de Isaïe 14.12 que Lucifer a été relié à Satan. Ce passage de la Bible parle effectivement de la chute de Lucifer et d'un « adversaire », et deux interprétations sont possibles à partir de là : soit le texte fait référence au roi qui régnait sur Babylone à l'époque, soit à Samaël qui descendit en Enfer (non déchu, il descendit par choix). Il est en outre à plusieurs reprises désigné, et par Jésus lui même, « le Seigneur de la Terre ».


Lucifer symbolise l'Est et l'air, détenteur de la connaissance et incarnation de la sagesse de la conscience. Luciférisme et satanisme ne sont pas à confondre, ils sont totalement opposés.


Dans l'anthroposophie de Rudolf Steiner, Lucifer est l'une des deux entités, avec Ahriman, qui s'opposent à l'évolution de l'humanité. Il cherche à ce que les hommes fuient la terre et leurs responsabilités.


Fondamentalement opposés, Satan et Lucifer ne sont pas des personnages mais des énergies, en règle générale. Le Luciférisme regroupe les énergies cosmiques et spirituelles qui viennent donc du haut, alors que le Satanisme regroupe les énergies chtoniennes ou telluriques, qui viennent du sol.
Les deux « religions » NE sont donc PAS complémentaires.


Cependant comme dans toutes religions, il existe des déviances et il est vrai que la déviance Sataniste (je parle de « monstres ») est extrêmement atroce. Aux Etats-Unis tout comme dans certaines campagnes de pays européens, des sacrifices de nouveaux-nés sont encore pratiqués en l'honneur de Satan mais une fois de plus, il s'agit de groupes de psychopathes.

 

EDWARD ALEXANDER CROWLEY


Voyons un peu sa biographie, pour comprendre comment il est devenu si notoire.

Fils d'un fabricant de bière, il est né le 12 octobre 1875 en Leamington Spa, un petit village d'Angleterre la même année, Eliphas Lévi venait de mourir. Aleister Crowley s'imagina qu'il était la réincarnation de celui-ci. Ses parents étaient membres d'une secte chrétienne très stricte, « La confrérie de Plymouth » fondée en 1380 par John Nelson Darby. Durant toute son enfance, tous les après midi il dût supporter d'interminables lectures bibliques et autres disciplines dont le profond rejet devait se manifester pour le restant de ses jours.

A peine avait il atteint ses onze ans, son père mourut. Sa mère déménagea alors à Londres et plaçât son fils sous la tutelle d'un de ses frères, T.B. Bishop. L'oncle de Aleister l'envoya dans une école de Cambridge, dirigée par la sus citée confrérie. Les cruautés mentales et physiques dont il fut l'objet, entraînèrent un profond dégoût, et l'horreur, de tout ce qui était en relation avec le christianisme, mis à part le visage du christ.

Son état de santé devint si alarmant qu'un médecin déclara qu'il courrait le risque de mourir avant d'atteindre la majorité. On l'envoya alors en voyage, dans divers lieux en Grande Bretagne, toutefois sous la vigilance de personnes choisies avec soin.


Derrière une éducation conventionnelle dans les écoles de Malvern et de Tombridge il continua ses études supérieures dans le Trinity Collège de Cambridge.

Le jeune Crowley se révéla être un talentueux poète très prometteur, et devint une figure de l'alpinisme. A cette époque il forma sa première équipe avec ses amis pour tenter l'ascension du Chogori, seconde cime la plus haute du monde.


CROWLEY ET RASPOUTINE


En 1898 lors de ses 23 ans Crowley devient membre de « l'Ordre Hermétique de l'Aube Dorée».

Caressant l'idée de faire carrière dans la diplomatie, il part pour Saint Petersbourg en 1897.

Au cours d'une de ses nombreuses excursions, il visite les « Klysti » aussi appelés « Hommes de Dieu ».  Il aurait fait alors, selon Amado Crowley, la rencontre d'un jeune moine marié âgé de 26 ans, avec qui il développera des liens d'amitié.

Ce moine s'appelle Grigori Raspoutine

(Grigori Iefimovitch Raspoutine, par la suite Raspoutine-Novyï (russe : Григорий Ефимович Распутин-Новый[1]), est probablement né en 1869 dans le village de Pokrovskoïe (Покровское) et est mort assassiné dans la nuit du 16 au 17 décembre 1916 du calendrier julien alors en vigueur en Russie (29 au 30 décembre du calendrier grégorien actuel).

Originaire des confins de la Sibérie, c'est un mystique errant, peut-être un staretz, titre donné à des mystiques, laïcs ou religieux, qu'on venait consulter. Cependant, aucun texte actuellement connu ne vient étayer ou infirmer le fait qu'il aurait été réellement moine, chose qu'il affirmait lui-même. En l'état, l'hypothèse la plus généralement retenue est qu'il fut surtout un aventurier doué qui aurait eu une aura très particulière.

Il était de stature moyenne, mais avec une carrure imposante, de nature sale et grossière, mais dégageait un magnétisme envoûtant et étrange. Il portait des cheveux et une barbe longs et hirsutes, mais possédait avec ses yeux bleus clairs, très perçants, un curieux regard hypnotique qui semblait avoir le pouvoir de transpercer l'âme de ses interlocuteurs. Encyclopédie en ligne)


Raspoutine, lui enseignera les « grands secrets de la magie sexuelle ».

Crowley gravira rapidement, les échelons de « l'Aube Dorée » et se déclarera « Mage » en 1915.

Crowley change de nom, Edward Alexander devient Aleister. Il adopte et rejette diverses appellations au gré de sa fantaisie par divertissement : Prince Chioa, Conte Savarotf, Milord Boleskine... En différentes occasions il organise des rencontres magiques avec des femmes qu'il nomme les « écarlates ». Elles jouent le rôle de la « pute de Babylone » En relation directe avec son propre rôle « La Grande Bête de l'Apocalypse » (surnom que sa mère lui donna dans son enfance : "la Grande Bête 666" de l'Apocalypse de Saint-Jean.)


 La quatorzième révélation : Babylone la prostituée

La « putain » de Babylone est une femme vêtue de pourpre, montée sur une bête sanguinaire qui a sept têtes et dix cornes (verset 17:3-6). Elle tient une tasse d'or pleine d'obscénités. Un ange prédit à Jean sa destruction (la putain de Babylone symbolise Rome pour l'auteur qui déclare que les 7 têtes de la bête représentent les sept collines de Rome. Aux réformateurs protestants elle représente la Rome des papes.) Alors un ange puissant a pris une énorme pierre a moudre et l'a lancée dans la mer et dit, " ainsi Babylone, la grande ville, disparaît à jamais" '(verset 18 :21-4). Un cavalier appelé foi et vérité, monte un cheval blanc (verset 19:11-16). Ses yeux sont rouges comme le feu, une épée sort de sa bouche, la garde de son épée est couverte de sang. (C'est le symbole du Christ en tant que guerrier, vêtu du sang des martyres, portant une épée pour conquérir et un sceptre pour régner)


C'est aux Etats-Unis d'Amérique qu'il rencontrera la femme la plus qualifiée pour cette désignation, Leah Hirsg.

A la fin de la première guerre mondiale, ils fondent « l'Abbaye de Thélème » à Cefallu (Sicile), avec l'intention d'implanter une sorte de centre ou d'université occulte. Mais à la lumière de cancans relatifs à de prétendus scandales sexuels, les deux furent expulsés par les autorités Italiennes.

Ce ne sera d'ailleurs pas la dernière fois qu'il sera expulsé d'un pays. Sa vie commença à être une succession de scandales célèbres, la plus grande partie conséquente à la diffamation, la tolérance sexuelle, et les droits d'auteur. Le « journalisme jaune » ne tarda pas à se rendre compte qu'une campagne anti-Crowley faisait augmenter les tirages.


Ce fut une revue Anglaise, John Bull, qui donna au Mage les noms de « Roi de la dépravation », « Bête humaine » et « L'homme qu'il faut arrêter » mais son étiquette la plus célèbre et durable fut celle de « L'homme le plus mauvais du monde ».


D'un autre point de vue, il semble que l'initiateur de l'occultisme moderne, le Mage s'est avancé dans une époque encorsetée et répressive, il a souffert d'une campagne journalistique acharnée à le présenter comme un pitre et ses doctrines comme étant celles d'un déséquilibré.


Son fils Amado Crowley proclame à tous ceux qui veulent l'entendre, une version complètement différente de cet homme.

Le livre « The Secrets of Aleister Crowley » publié par l'éditorial Diamond Books en 1991, est un cri en faveur de son père contre le complot de celui qui fut selon son fils, celui que l'on a cherché à ridiculiser et que personne n'a pris en considération.


LES POSTULATS SATANIQUES


 En voici quelques extraits :


L'homme n'est pas ce qu'il pense être, il est ce qu'il pense.

Les choses sont comme je décide qu'elles doivent être.

La magie sexuelle joue un rôle suprême dans la révélation de la vérité.

La nature est une sorte de creuset, elle crée et recrée les acteurs du grand jeu de la survivance, comme si les Dieux continuaient à développer, encore et toujours les règles du jeu et ce pauvre malheureux appelé homme pense qu'il constitue un problème et attend une réponse.

Les noirs pourraient apprendre beaucoup des anciens pouvoirs qu'ils possèdent, a condition qu'ils cessent de penser comme des ex esclaves.


Sur sa propre mission Crowley dit : Quel est le travail du Mage ? Il change les violettes du deuil, en roses de la vie. Il enseigne comment protéger son âme d'un anneau d'épines pour éloigner les démons. Il révèle que le parfum de chacun de nous peut amener le pouvoir qui transformera le monde. Chaque homme ou femme est une étoile. Certaines tombent, d'autres deviennent poussière, d'autre encore brillent sans s'aliéner au milieu d'une nuit obscure. Nous les illuminons nous les mages en tenant une bougie allumée.


On doit prendre en considération que ce personnage a suscité haine et admiration sans demi mesure, il y a ceux qui l'ont critiqué et le critiquent encore et ceux qui louent sa personne. Mais on ne doit oublier que Szandor Lavey connaisseur « in situ » de sa magie au travers d'un de ses disciples est le fondateur de l'Eglise de Satan.


SZANDOR LAVEY


Bien que ce ne soit pas la date exacte, en janvier 1998 meurt Anton Szandor LaVey, fondateur de l'église de Satan.

Je dis qu'il ne s'agit pas d'une date exacte car il est des gens qui situent sa mort en décembre 1997.

En 1951 LaVey rencontre Jack Parsons, disciple américain du mage et satanique anglais Aleister Crowley

LaVey est subjugué par la vie de ce personnage à si grande polémique, va à partir de cet instant, chercher à l'imiter. Critiqué par la majorité des personnes de son époque, et en contre partie aimé et respecté par ses disciples comme si il était un dieu, et ce même après sa mort.



Depuis son enfance LaVey évolue dans des ambiances peu recommandables et comme tout bon occultiste qui s'apprécie, ses origines son peu connues. Il gagne sa vie sur les planches, mais aussi au cirque car il a la faculté de dresser les bêtes sauvages.

Mais c'est à partir de 1951 que sa vie commence à prendre un tour réellement « satanique ».

A compter de cette date il se met en relation avec des gens du spectacle et se rapproche des cercles Crowleyriens.

En 70 il est le protagoniste d'un film de Kenneth Anger « Invocation de mon frère le démon » dont la musique est écrite par Mick Jagger.

Après son divorce d'avec Carol Lousing épousée en 50 qui refuse de la suivre dans toute cette « folie », il rencontre Diana Hagerty qu'il considère comme sa femme « écarlate » et avec qui il partage ses passions.

Sa maison est pleine d'instruments de torture, films de vampires sataniques, de sadisme et de littérature d'horreur. Il collectionnait les biographies de tous les assassins et criminels les plus fameux de l'histoire.

Sa demeure devient de plus en plus étrange, l'ambiance y est sadomasochiste avec des sursauts sataniques. Il y donne des conférences les vendredis sur les thèmes les plus improbables, ainsi il commence à être connu et fréquenté par des gens de tout milieu.

Le couple décide de peindre la maison en noir, tant à l'extérieur qu'à l'intérieur, créant ainsi une ambiance toujours plus satanique, et dangereuse ; ils s'aperçoivent que les conférences sont très fréquentées et y voient un moyen de gagner beaucoup d'argent ils commencent donc a donner des conférences puis des cours payants. De cette manière se crée ce qui au début sera le « cercle magique » et deviendra « l'église de Satan ».

Elle fut la première mais ensuite d'autres groupes sont apparus beaucoup plus radicaux et extrémistes qui s'écartaient des croyances de LaVey.


Zeena Galatea LaVey eut la charge de l'organisation pendant 10 ans, cette époque fut la plus radicale et extrémiste. Si pour son père le Satanisme était un exercice esthétique, une manière de provoquer la société, une position philosophique, pour sa fille Zeena c'était, la possibilité d'être en contact avec le Mal d'une façon tout à fait justifiée.


Elle quitta l'Eglise de Satan pour divergences avec son père. Selon ses déclarations elle dit : « je ne peux défendre plus longtemps un individu ingrat et indigne comme celui qui se fait appeler le Père Noir ».

Elle suivit ses pratiques et idéologies auprès de son mari dans une nouvelle organisation nommée « l'Ordre de l'Homme Loup » ou « Ordre du Loup-garou » plus sanguinaire.

Après le départ de Zeena, se fut Karla sa sœur qui reprit la direction, ses idéologies étant plus proches de celles de son père.


Quant aux nouvelles organisations affrontant LaVey en voici quelques unes :


« L'Ordre du Loup Garou » fondée par Nicolas Schreck, compagnon de Zeena et à tendance néo-nazi et raciste.

« Le Temple du Vampire » fondé par Lucas Martel et le secteur le plus jeune de l'organisation. Son thème étant : « je suis un vampire, j'adore mon Ego et ma vie, mes seuls maîtres sont mes instincts animaux ».

« Le Temple de Shet » fondé par Michael A. Aquino. Cet homme était un des principaux adeptes et collaborateurs de LaVey suite à une forte discussion entre les deux il décida de le quitter. C'est une des rares organisations à faire de l'ombre à l'Eglise de Satan.


Tout le monde connaît Roman Polanski, ce réalisateur Polonais marié avec la belle Emmanuelle Seigner.  Par contre, avec les années, l'opinion publique a oublié que Roman Polanski a eu de graves problèmes avec des sectes sataniques. Remontons à présent plus de trente ans en arrière.

En 1969, Roman Polanski tourne « Le bal des Vampires » avec dans le rôle principale sa femme Sharon Tate. Le couple est heureux et un bébé est annoncé. Tout va pour le mieux pour la famille Polanski. Le succès est au rendez-vous et les Polanski s'installent dans le quartier chic de Bel Air à Los Angeles. Pour affaire, Roman Polanski doit se rendre à Londres alors que sa femme est enceinte de huit mois. La superbe actrice se repose paisiblement dans sa somptueuse maison et profite d'une soirée pour recevoir des amis. Nous sommes le 9 août 1969. Des inconnus pénètrent dans la maison et l'un d'eux lance à l'auditoire «Je suis venu faire l'œuvre du diable ! ». Les hommes sont aussitôt abattus par balles. Les femmes sont violées puis égorgées. Plus de quinze coups de couteau ont frappé Sharon Tate. Les soldats de Satan viennent de punir un pêcheur.

Cette horrible histoire a pour origine l'année 1967 et une rencontre. Polanski fait des recherches pour le film « Rosemary's Baby ». Pour adapter à l'écran le best seller d'Ira Levin, le jeune producteur européen recherche un conseiller sur la possession et les rituels sataniques et se tourne vers le maître de l'Eglise de Satan, Anton Lavey. Ce dernier, élevé par ses quinze mille disciples au rang de grand prête, apparaît ainsi dans le générique du film comme conseiller occulte. Polanski se sert même de Lavey pour la promotion et lui offre un rôle, celui du Diable qui viole Rosemary, rôle tenu par Mia Farrow. Le film est un succès et Polanski est considéré par les médias comme spécialiste des films d'horreur et sataniques .La naissance de l'Antéchrist est sur les écrans du monde entier. Cette position est confortée avec la sortie du film « Le bal des vampires ».

Mais pourquoi un tel massacre ?

{Je vous propose quelques informations issues du procès qui suivit l'horreur.

La satire du diable dans le « Bal des vampires » aurait été prise comme un affront par les sectes sataniques américaines. Polanski, ne souhaitant pas faire un film gothique d'horreur sur le thème des vampires, se tourna vers la dérision et une parodie des productions de la Hammer.

L'enquête policière se tourne tout d'abord vers Anton LaVey et sa florissante Eglise.

La police fait rapidement le lien entre le grand maître et une secte prônant l'Apocalypse biblique.

 En effet, la maîtresse de LaVey, Susan Atkins, est l'ange démoniaque du bientôt célèbre Charles Manson et de son groupe de hippies sans foi chrétienne ni loi conventionnelle.

Manson reconnaît rapidement les faits et confesse avoir envoyé sa bande de tueurs chez les Polanski.  Il reconnaît avoir envoyé sa « famille », c'est à dire une bande de tueurs dont Susan Atkins.

Cette dernière a eu un rôle dans « Le Bal des Vampires » et joua au côté de Sharon Tate qui avait endossé la peau d'une jeune femme sacrifiée au nom de Lucifer.

Pendant le procès, Manson déclare que le massacre a été ordonné par les messages contenus dans les chansons du « White Album » des Beatles Le titre d'une des composition de Jhon Lennon se retrouva sur un des murs de la maison des Polanski « Helter Skelter ». Pour Manson, cette chanson annonçait le début de l'Apocalypse.

Manson et ses complices furent condamnés à la peine capitale, sanction qui se transforma en prison à vie par la suite.

Manson en envoyant ses tueurs se considérait être la Bête de l'Apocalypse, soit le chiffre 666. Il reconnaît avoir tué un homme et un femme en juin 1969 et avoir planifié le meurtre de Sharon Tate pour le 9 août 1969.

Toutes ces dates avaient indiqué pour Manson dans la chanson « Révolution », morceau issu du « White Album » Ecoutez bien ce morceau et vous entendrez un voix qui répète trois fois le chiffre 9.

Le corps de Sharon Tate montre qu'une maladroite césarienne avait été faite sur son corps. Manson voulait-il provoquer la naissance de l'Antéchrist le 9 août 1969 ? 

Pour en finir avec cette série de meurtre commis sous le signe de Satan, un certain Mark Chapman tua John Lennon le 8 décembre 1980. Pas de trace ici dans les dates d'une trilogie de 9. Toutefois Chapman entretenait une correspondance avec Manson qui l'aurait guidé jusqu'au lieu du meurtre. John Lennon a été tué devant l'Hôtel Dakota, lieu du tournage de « Rosemary's baby ».

Trente ans exactement après le massacre de sa femme, Polanski fait endosser à sa nouvelle femme le rôle du Prince des ténèbres.

Nous sommes en 1999. Les sectes sataniques se préparent de leur côté au nouveau millénaire qui sera celui de Satan.

Pour eux 1999, soit 666 à l'envers correspond à l'arrivée sur terre de l'Antéchrist.

En cette période tourmentée, Roman Polanski sort le film « la Neuvième porte ». Le scénario est basé sur un livre écrit en 1666 par Aristide Torchia qui fût brûlé pour ses pratiques sataniques. L'intrigue du film n'est pas à la hauteur des espérances.

Polanski joue avec ses vieux démons et livre un nouveau volet satanique qui ne sera jamais couronné d'un Oscar comme « Rosemary's Baby ( tiré de : http://www.forumgothcat.com/cinema/polanski.htm)


A partir de 70 s'instaurent les rituels de l'Eglise de Satan, LaVey publie « La Bible Satanique » et l'Eglise de Satan s'organise en « Grottes » (Loges)

Certaines d'entre elles sont dissoutes par les autorités pour possession et abus de drogues.

Des rituels de l'Eglise de Satan sont publiés, en version épurée pour toucher une plus ample publique. On voit apparaître des groupuscules tels que : « Eglise de la Fraternité Satanique », « Ordo Templi Satanis » et « Ordre du Bouc Noir »

En 1989 parait le livre « Ther Black Flamme »,

En 1992 les premières pages sataniques apparaissent sur internet. De nos jours on trouve des milliers de pages électroniques de toutes les églises, cercles, groupes et groupuscules sataniques.


LA BIBLE SATANIQUE


Ecrite par Anton Szandor LaVey, ce livre d'à peine 200 pages est la référence de la plupart des sectes sataniques.

Personne n'en a fait cas lors de sa publication mais les premiers à le lire et à le commenter ont été des « monsieur tout le monde » déçus par la vie, des gens avec l'envie d'atteindre un pouvoir et des jeunes qui vont à contre courrant. Un livre qui incitait au sexe, au plaisir sans contrôle qui fait de la magie noire un ustensile essentiel pour vaincre et damner les ennemis. Un livre dans lequel il n'y a pas de place pour les faibles et où les forts triomphent, devient un livre « culte » qui rapidement va regrouper des adeptes.


Cet engouement est dû aux talents d'orateur et de communication de LaVey qui sait donner forme à son propre bénéfice, aux doutes présents chez chaque être humain, sur l'existence de Dieu, du Bien et du Mal, sur l'existence d'un au-delà.


La Bible Satanique est divisée en quatre parties, chacune des ses parties à le nom des quatre éléments :


FEU. Le livre de Satan, où LaVey argumente sans scrupules sur sa grande ennemie « L'Eglise Catholique ».

AIR. Le livre de Lucifer, cette partie fait état du doute : « La vérité seule n'a jamais rendu quiconque libre, seul le Doute amènera l'émancipation mentale... »

TERRE. Le livre de Bélial. Dans ce livre LaVey va contre la magie naturelle, contre les organisations de « Magie Blanche ». Dans cette partie nous pouvons trouver des textes qui démontrent le peu de valeur qu'a pour lui la vie humaine.

« N'essayes pas de convaincre le sceptique que tu vas lancer une malédiction...c'est par le mépris et la grâce de Satan même s'il doit mourir... »

« Quant au sexe et la luxure, profites pleinement des sortilèges et des enchantements qui l'activent... »

«  en rapport à la destruction, cherche à être sûr que ta victime t'importe peu, puisque tu l'as choisie pour lancer ton sort peu t'importe qu'elle vive ou meure, et une fois que tu auras causé sa destruction réjouis toi au lieu d'avoir des remords... »

EAU. Le livre de Léviathan, c'est la dévotion satanique, il indique les oraisons et invocations qui nous rapprochent du « Dieu Obscur ».


LES NEUFS MANDEMENTS


Ecrits dans la Bible Satanique :


 Satan représente la complaisance au lieu de l'abstinence

 Satan représente l'existence vitale, au lieu des rêves spirituels

 Satan représente le savoir, au lieu à l'auto mensonge hypocrite

Satan représente l'amabilité envers ceux qui la méritent, au lieu de l'amour mal distribué aux ingrats

Satan représente la vengeance, au lui d'offrir l'autre joue

Satan représente la responsabilité pour le responsable, au lieu des vampires psychiques.

Satan représente l'homme comme autre animal, des fois meilleures, des fois plus mauvais que ceux qui marchent à quatre pattes lequel pour cause de « divin développement mental » s'est transformé en l'animal le plus vicieux de tous

Satan représente tous les ainsi nommés péchés, Satan représente tous les nommés péchés tant qu'ils nous mènent à la gratification physique, mentale ou émotionnelle

Satan a été le meilleur ami que l'église ait toujours eu, puisqu'il l'a maintenue en affaires depuis tous ces siècles.


ONZE REGLES SATANIQUE DE LA TERRE


Ces règles se retrouvent dans la Bible Satanique mais ont été écrites                  en 1967 par LaVey.


Ne donne pas ton opinion ou un conseil à moins qu'on ne te le demande

Ne raconte pas tes problèmes aux autres à moins d'être sûr qu'ils veuillent les entendre

Quand tu es dans la demeure des autres, montres du respect ou à défaut ne t'y rends pas

Si un invité dans ta demeure se comporte mal traite le cruellement et sans pitié

Ne fais pas d'avances sexuelles sauf si un signal d'encouragement t'a été adressé.

Ne prends pas ce qui n'est pas à toi à moins que ce ne soit une charge pour l'autre personne qui implore d'en être libérée

Reconnaît le pouvoir de la magie si tu l'as employée pour obtenir quelque chose de désiré. Si tu renies le pouvoir de la magie après y avoir eu recours tu en perdras tous les bénéfices.

Ne te préoccupe pas de ce qui ne te concerne pas

Ne blesse pas de petits enfants

 Ne blesse pas d'animaux non humains à moins que tu sois attaqué ou pour te nourrir.

 Quand tu es en territoire ouvert, ne déranges personne. Si quelqu'un te dérange demande lui d'arrêter. Si il persiste, détruit le.




LES NEUF PECHES SATANIQUES


Ecrits par LaVey en 1987


Stupidité : Le péché cardinal du Satanisme. C'est dommage que la stupidité ne fasse pas souffrir. L'ignorance est une chose mais en notre société la stupidité ne cesse de croître. Cela dépend des personnes qui tombent d'accord avec quelconque chose qu'ils entendent. Les médias ont promu la stupidité cultivée comme une attitude qui n'est ni acceptable ni louable. Les satanistes doivent apprendre à déjouer ces pièges et ne peuvent se permettre le luxe d'être idiots.

Prétention : Les actes vides peuvent être très irritants et ne s'appliquent aux règles cardinales de Magie Mineure. Ils se trouvent au même niveau que la stupidité et c'est ce qui maintient l'argent en circulation de nos jours. Ça donne l'impression au gens d'être indispensables.

Empathie : Peut être très dangereuse pour les satanistes. Ça consiste à projeter tes réactions, réponses, et sensibilité, sur quelqu'un qui de surcroît est probablement très loin de les ressentir comme toi. C'est tomber dans l'erreur d'attendre que les personnes te donnent la même considération, courtoisie, respect que tu leur témoignes. Ils ne le feront pas. Les satanistes doivent appliquer le « traite les autres comme on te traite toi ». Certaines utopies seraient idéales dans un étant de philosophes mais malheureusement (ou peut être heureusement du point de vue machiavélique) nous sommes loin d'une telle chose.

Auto Mensonge hypocrite : A nouveau celui-ci peut aussi nuire à un Sataniste. Autre péché cardinal. Nous ne devons vénérer quelconque vache sacrée que l'on nous présente, nous ne devons revêtir les costumes qu'on voudrait nous voir porter.

Conformisme grégaire : Il est bon de s'associer aux désirs d'une personne si tu en retires un bénéfice. Mais seuls les affaires permettant une entité impersonnelle te dit ce que tu dois faire. La clef est de choisir un maître intelligemment plutôt que de te rendre esclave des autres.

Manque de perspective : Tu ne dois jamais perdre de vue, qui tu es ni ce qu tu es, encore moins la menace de ce que tu peux devenir, par ton existence propre. Tu es une clef importante pour la magie mineure et majeure. Regarde les paramètres et ordonne les choses de manière à ce qu'elles restent dans l'ordre que tu souhaites. Ainsi tu ne te perdras pas entre l'astreinte de ton quotidien et ce que tu travailles à un autre niveau complètement éloigné du reste du monde

L'oubli des orthodoxies passées : Aies en compte que c'est une des clefs pour nettoyer le cerveau des personnes qui peuvent accepter les idées nouvelles et différentes quant en réalité c'est quelque chose quelles connaissaient déjà mais présenté sous un nouvel emballage. La société décadente espère nous faire adopter et respecter le « créateur » telle qu'elle nous le présente et que nous oublions l'origine.

Orgueil personnel : Profite de ta réussite, mais lors d'un échec admet ta défaite, l'orgueil est bon jusqu'à ce qu'il atteigne un point où il t'affecte.

Manque d'esthétisme : Soigne ton apparence, tu dois attirer, séduire, l'esthétique est quelque chose de très personnel qui reflète la nature d'un être humain.


WICCA


La Wicca est un vaste mouvement spirituel du genre Nouvel-âge qui n'est pas aussi organisé qu'une secte. C'est plutôt un courant de pensée ésotérique fondé sur des livres. Certains groupes wiccans portent le caractère de sectes : "Le mouvement Cercle initiatique de la licorne - Wicca occidentale" qui apparaît dans la liste des sectes du rapport parlementaire français.


C'est en 1950 que Gardner lance la Wica (avec un seul "c") qu'il aurait reçu d'une réunion de sorcières vieille de plusieurs siècles. Davis précise qu'on n'a jamais eu de trace de ce groupe de sorcières et que Gardner s'est en fait grandement inspiré de Margaret Murray (qui inventa le mot Wicca avec deux "c") et d'Aleister Crowley qui donnera "le fameux livre des ombres" à Gardner sans les déviances à tous les niveaux que ce dernier ajouta.



Le "diable n'est pas celui que l'on pense !

Gardner attendra 7 ans après la mort de Crowley avant de publier "le livre des Ombres"...c'est Le MAGE Aleister Crowley, l'inventeur de la magie moderne.. Amado Crowley fils demanda des comptes à Garner qui nia les faits; c'est désormais une histoire de famille anglaise...

WICCA LUCIFERIENNE


(Propos recueillis auprès d'un adepte)

Jamais un rituel Wiccan Luciférien n'a demandé un sacrifice, pas même celui d'un animal.
Lucifer est "bonté en personne" tout comme le nomme les Yézidis (nos rituels sont proches d'eux à 40%), un peuple opprimé en Turquie, Iran, Arménie, Georgie et réfugié en Allemagne.
Nous sommes tolérants envers toutes les religions...à contrario de certaines autres envers nous à cause justement de ces vieux préjugés bibliques.
Nous vénérons également Lilith (la SUMERIENNE) et non la Lilith diabolisée par le judéo-christianisme mais la femme protectrice des enfants, de la vie, de l'amour et de la liberté !
Pour connaître ceci, c'est simple il faut voyager et aller dans les musées exposant des tablettes sumériennes, mésopotamiennes et aller au devant de la population à travers le monde.
Sinon, il y a de très bonnes et anciennes bibliothèques.
La Wicca Luciférienne est opposée au Luciférisme puriste et au satanisme mais c'est un autre débat.








 

Par Ashaninka - Publié dans : Religions,Croyances populaires, Sectes...
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