Histoire

Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /2010 01:11

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Ce texte est rédigé de manière à regrouper ce qu'on entend, ce qui est dit ...j'espère avoir l'avis de spécialistes et de pouvoir lancer un débat afin d'éclaircir tous ces points obscurs et mythes autour des Templiers et des Maçons. Merci de votre attention.


L’ordre des Chevaliers Templiers fut institué en 1119 par Hugues de Payns, avec l’approbation papale de Urbain II, ayant pour objectif la sécurité des lieux et temples sacrés à Jérusalem qui avait été conquise en 1099 par la première Croisade.

 

En 1127, le Roi de Jérusalem, Baudouin II, demanda au Pape, une ordonnance papale pour le nouvel Ordre des Templiers, et le sollicita pour définir la règle pour la vie et conduite de ses membres.

Les règles ont été établies et l’Ordre d’une institution militaire, devint un Ordre de Moines guerriers du Christ. Vœux de chasteté, bénédiction des armes, promesses de repos éternel, en cas de mort sur le champ de bataille, étaient certaines des indulgences concédées aux Chevaliers du Christ. Les chevaliers allaient vaillants investis de l’idée que tuer au nom de dieu était justifiable, et que mourir pour lui était sanctifiable.  On pourrait assimiler le comportement du pape à cette époque, qui afin d’atteindre ses objectifs, usa de la même philosophie islamiste de la DJihad ou de la guerre sainte, mais vêtue d’une idéologie chrétienne. L’abbé de Clairvaux, soutenu par le pape, développa un long discours chaleureux en faveur des Chevaliers leur donnant autorité pour tuer au nom de dieu : « En vérité les chevaliers du Christ ferment les bataillent pour leur seigneur, avec assurance, sans crainte d’avoir péché en tuant l’ennemi, ni craignant le danger de leur propre mort, puisque en donnant la mort ou en perdant la vie au nom du Christ, ils ne commettent rien de criminel, étant plutôt méritants de la glorieuse récompense…celui qui en vérité, provoque délibérément la mort de son ennemi, comme un acte de vengeance, trouve consolation en sa condition de soldat du Christ. Le soldat du Christ tue avec conviction et meurt avec encore plus de conviction. Ce n’est pas sans raison qu’il prend l’épée ! Il est un instrument de dieu pour punir les malfaiteurs… »

 

Peu de temps après le Concile de Troyes, furent rédigés les statuts des templiers, imitant l’ordre de Saint Benedict, cependant les chevaliers avaient la religiosité précaire, brisant de temps à autres les vœux, inclus ceux de pauvreté et  chasteté, ayant comme distraction la richesse et le harem de Salomon. Un grand nombre de bourgeois, s’affilia à l’Ordre, et la foi céda la place à l’orgueil, l’avidité, la luxure mais sans jamais abandonner la défense de  la papauté qui leur avait donné totale liberté.

 

Le déclin des Templiers

 

Ce fut au début du XIVème siècle, que sous le commandement de Jacques de Molay, l’Ordre entra dans une période d’accusations et décadences, correspondant à leur extinction. Cela étant dû à leur indépendance vis à vis du pays où ils résidaient, les Templiers ne reconnaissant que l’autorité Papale.

Consécutivement les rois, de divers pays dans lesquels les templiers étaient établis, avaient de l’antipathie et du dédain pour l’ordre mais aussi de l’envie, en effet, en 1907 le roi de France Philippe IV le bel, posa son regard sur le puissant pouvoir politique et sur les richesses des Chevaliers Templiers français.

Il planifia à partir de cet instant le moyen de renverser l’Ordre et de confisquer leurs biens.

Le roi infiltra douze de ses hommes dans les divers commandements des Templiers, ces espions servirent à détruire les Chevaliers.

Quand le roi attaqua le 13 octobre 1307, il était bien préparé avec une liste de crimes dont furent accusés les Templiers.

En voici un bref résumé : hérésie contre l’église catholique romaine, adoration d’objets sataniques, reniement de Jésus Christ (par des rituels où l’on crachait et piétinait  le croix), sodomie et autres actes homosexuels…Tout au long de  l’histoire ces accusations sont communes aux ordres exigeant le célibat au féminin comme au masculin.

En plus de ces accusations, les templiers confessèrent l’adoration de Baphomet.

 

Mais qui est Baphomet ?

 

« Le symbole de Baphomet fut utilisé par les Chevaliers Templiers pour représenter Satan. Baphomet représente les pouvoirs des ténèbres combinés à la fertilité du bouc. En sa forme pure, le pentacle est représenté par le visage d’un homme aux cinq points de l’étoile, trois pointes vers le haut et deux vers le bas, symbolisant la nature spirituelle de l’homme. »

 

« Baphomet le bouc qui était l’idole des Templiers…Certaines autorités affirment que Baphomet était une tête monstrueuse, d’autres que c’était un démon dans le corps du bouc…une figure magique et panthéiste de l’Absolu. »

 

  "En réalité, le diable est représenté, comme  un bouc, ayant sur le front le signe du pentagramme, avec la pointe vers le haut, ce qui suffit à le considérer comme symbole de lumière ; ses mains forment le signe de l’occultisme, et montre en bas le la lune blanche de Chesed et en haut la lune noire de Geburah. Ce signe représente, le parfait accord entre la miséricorde et la justice. Un de ses bras est féminin, comme l’androgyne de Khunrath, attributs qui ont été associés à ceux du bouc, supposant, qu’il s’agisse d’un seul et même symbole." (Eliphas Levy)

La lanterne du savoir qui luit entre ses cornes, est la lumière magique de l’équilibre universel ; c’est aussi le visage de l’âme élevée au dessus de la matière. La répugnante tête de l’animal manifeste l’horreur du péché, dont l’unique agent matériel responsable est celui qui doit porter le châtiment pour toujours, car l’âme est impassible dans son élément, et ne peut souffrir plus lors de sa matérialisation. Le caducée, qu’il a en guise d’organe générateur représente la vie éternelle ; le ventre couvert d’écailles est l’eau ; le cercle au dessus l’atmosphère, des plumes viennent s’ajouter à l’emblème du volatile. L’humanité est ici représentée par les seins et les bras androgynes de ce sphinx des sciences occultes.

 

Même sans ignorer la persécution politique et les intérêts du roi Philippe, toutes les conjonctures pointent vers une déviance profonde, de la primordiale vocation idéologique et religieuse que devaient respecter les Templiers. (Ce qui arrangeait bien la soif de pouvoir et le désir de tout prendre aux Templiers)

Voilà qu’ils étaient devenus ésotériques et défendaient un système de doctrine religieuse bizarre , un mélange d’ésotérisme, de kabbale, de christianisme, de judaïsme, d’islamisme…enfin une salade bien confuse qui connut son extinction,  par le Pape Clément V en 1313.

 

La renaissance des Templiers et la Maçonnerie

 

« Il est probable que l’Ordre des Templiers ait fonctionné pendant un certain temps clandestinement, avec ses membres se réunissant secrètement…Une des causes de sa survie a certainement été l’entretien des activités secrètes, hypothèse qui fut avancée par certains historiens. Il ne serait en rien surprenant de constater dans le fonctionnement d’Ordres ésotériques, des racines venant du mouvement Templier. Certaines organisations se considèrent descendantes directes de l’ordre des Templiers de Jérusalem…Parmi celles-ci on trouve certaines loges maçonniques. Certes tous les maçons ne se disent pas templiers. L’ordres des Templiers est à peine une partie de la structure maçonnique connue…pour cette raison, la maçonnerie se présent comme étant une organisation fraternelle fondée au XIème siècle.

Certains historiens croient que les Chevaliers Templiers échappèrent aux persécutions du roi Philippe en fuyant vers l’Ecosse et l’Angleterre et renommèrent le groupe de Maçons. La Fondation de la Grande Loge Maçonnique en 1717, serait le rétablissement des Templiers.

Au sujet de la maçonnerie certaines études démontrent que est liée aux légendes d’Isis et Osiris, d’Egypte, au Culte à Mitra touchant jusqu’à l’Ordre Templier et Rose-croix entre autres éléments.

 

Pour conclure, cet écrit sur l’Ordre des Templiers, tend à éclaircir trois points, le premier comment les Catholiques médiévaux absorbèrent l’idéologie islamique de la DJihad tuant et guerroyant de manière fanatique et sans critères chrétiens, visant à atteindre les objectifs de grandeur des Papes et des rois.

Le deuxième ; le détournement des Templiers de leur idéologie religieuse, créant une religion particulière d’origine douteuse.

Et enfin ; comment la maçonnerie qui se cite plus comme un mouvement philosophique que religieux, peut s’enorgueillir, d’avoir dans son étymologie, un mouvement banni et exécré même par les institutions médiévales.

Par Ashaninka - Publié dans : Histoire
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Samedi 8 août 2009 6 08 /08 /2009 11:43

Amaru Mayra (extrait de mon manuscrit)



(...)C’est à la suite d’une extraordinaire, aventure survenue au confluent de la rivière Nhamundá, la rencontre des fiers hidalgos avec la mythique tribu guerrière des Amazones tropicales que naquit la curieuse légende qui allait donner au fleuve d’Orellana le nom prestigieux qu’il a gardé depuis. Gaspar de Carvajal, moine de l’ordre des mendiants des Frères prêcheurs de l’ordre de Saint Domingue de Guzmán et chroniqueur du voyage historique de Francisco Orellana des Andes à l’Atlantique, relate à propos de cet étrange événement que l’attaque fut surprenante et brutale.


Il s’empresse de préciser que ces femmes fort belliqueuses très grandes, au corps gracieux au teint clair et aux longs cheveux nattés en petites tresses, toutes nues songeaient à peine à cacher leurs « parties honteuses » mais que munies de leurs seuls arcs et de leurs flèches, elle guerroyaient autant que dix Indiens à la fois. Tant qu’il ne s’agit que de décrire l’intense agressivité dont firent preuve les farouches « Dames du fleuve », agressivité que le prêtre souligne plutôt deux fois qu’une, puisque avec leurs arcs et leurs flèches, elles parvirent à tuer sept ou huit Espagnols, il n’y a rien à redire et ses déclarations paraissent fort plausibles. Mais lorsque pour mieux tenter de faire croire que l’exceptionnelle rencontre avec les fidèles émules tropicales des Amazones d’Asie Mineure sur les berges du Marañon fut un événement totalement imprévu, le Dominicain prétend soudain avoir décelé un étonnement extrême ou mieux encore un effet de colossale surprise chez les expéditionnaires Espagnols à la vue des sauvageonnes en furie, ses affirmations gratuites sonnent faux alors. Et ne peuvent être accueillies de confiance car selon son propre récit, la renommée les en avait déjà informés.


Ne dit on pas auparavant que dès le retour de leur long et périlleux périple aquatique, à l’occasion de furtives escales le long des rives abondamment peuplées de l’impressionnant Paranàtinga des sylvicoles, les Espagnols avaient appris par bribes des sauvages, parfois même de Tuxana (33bis) amis et notamment d’un cacique Apariá les nouvelles les plus inquiétantes et merveilleuses à la fois au sujet des « Cunhapuiaras » les femmes robustes, ou encore les « Icamabias » les femmes sans mari. Comme on avait coutume de les surnommer.


Au sujet du tempérament excessivement agressif que Carvajal prête aux farouches Amazones tropicales, il apparaît à travers les récits des chroniqueurs portugais du XVIIème siècle que cette attitude particulière au combat n’est pas une caractéristique unique propre à ces seules guerrières de la jungle puisqu’il est dit que les Indiennes des rives du Rio Tapajos à sa confluence avec l’Amazone combattaient toujours aux avant postes. Elles luttaient avec tant de bravoure que leurs compagnons n’osaient fuir même devant un ennemi plus nombreux.


C’est qu’elles n’hésitaient pas à abattre à coups de massue celui des leurs qui, pris de panique, tournait le dos à l’adversaire. Pour sa part le capitaine de frégate Solano, envoyé du roi d’Espagne pour diriger à la suite du traité de Madrid la première commission de frontière hispano-lusitanienne entre ce qui deviendra Brésil et Venezuela, mentionne en 1756 que les Indiens Zanomani, les femmes et surtout les jeunes mariées accompagnent leur époux à la guerre et s’y montrent des plus courageuses. Et il ajoute : c’est qu’elles ont appris dès leur tendre enfance et comme les garçons le maniement de l’arc et l’écu.(...)

Par Ashaninka - Publié dans : Histoire
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Samedi 8 août 2009 6 08 /08 /2009 11:36

Amaru Mayra (extrait de mon manuscrit)


(...)On peut se demander alors si, grâce aux confidences d’Indiens amis, les Espagnols n’ont pas eu vent du bellicisme à outrance qui, à cette époque déjà animait les femmes Tapajos ce qui contribuerait à expliquer l’idée du mythe des Amazones tropicales à l’humeur belliqueuse cher à Orellana et à Carvajal.

Ce dernier rapporte dans son récit que ce n’est que lorsque un indigène prisonnier, qui était arrivé avec les expéditionnaires jusqu’à Cubagua, eut fourni de nombreux renseignements sur un royaume peuplé exclusivement de femmes qu’Orellana décida de les appeler Amazones.


Si l’on veut bien croire à présent, les auteurs des quelques rares récits qui relatent la vie secrète de ces terribles créatures, tous de sources suspectes hélas ! Les Amazones établies depuis des temps immémoriaux sur les berges du lac « Jacy-Warúa » (34), le Miroir de la Lune, bannissaient formellement toute communauté. Elles avaient opté pour une société matriarcale (34a), conscientes qu’elles étaient toutefois des graves difficultés qu’engendre l’organisation politique, économique et plus que tout sociale, un tel strict régime. Ces dames étaient de ce fait assujetties à de sévères règles dont une particulièrement rigoureuse, qu’aucune femme nubile, saine de corps et d’esprit ne pouvait enfreindre : celle de procréer.

Chacune d’elles d’ailleurs s’en acquittait sans contrainte aucune car cet acte rituel n’avait pour but unique, bien sûr, que celui de préserver l’espèce d’une extinction pure et simple. Sous la forme d’une grandiose cérémonie, ce culte profane débutait une nuit de pleine lune par un traditionnel et gracieux ballet aquatique dans le lac.


Les réputées ondines y plongeaient jusqu’au fond pour y recueillir un limon verdâtre (34b) avec lequel elles façonnaient de fameuses amulettes qu’elles usaient porter en breloque : des poissons, des tortues, des grenouilles, leur plus précieux symboles de la fertilité. La baignade à peine achevée, ces douces créatures se métamorphosaient aussitôt en terribles guerrières qui, d’un commun accord attaquaient les tribus voisines. Guerroyant alors avec vaillance et volupté, mêlant le plaisir à la violence, elles s’efforçaient de faire le plus grand nombre de prisonniers chez leurs plus robustes ennemis.

Ces derniers conduits sous bonne escorte jusqu’aux limites de leur territoire, devenaient des amants occasionnels, condamnés par leurs étranges dulcinées à jouer le rôle de gracieux géniteurs avant d’être libérés sains et saufs, mais chassés irrémédiablement et sans aucun égard. Les garçons nés de ces relations amoureuses brèves et intermittentes étaient renvoyés aux pères ou impitoyablement sacrifiés. Des récits beaucoup plus fabuleux prétendent malicieusement que les vaincus ne regrettaient jamais la défaite face à ces sauvagesses, et encore moins leur condition de prisonnier élus, car aucune autre femme de la forêt ne surpassait les Amazones dans l’art d’aimer. Faites pour la guerre, elles l’étaient également pour l’amour : de là leur plénitude.


Mais voilà qu’ici l’histoire et la légende se confondent indubitablement, on ne relève d’ailleurs pas de trace des Amazones dans le folklore brésilien ; aborigènes, métis, mulâtres et quarterons ignorent tout de leur vie mouvementée.

 

Charles Marie de La Condamine, qui en 1743 et 1744 entreprit la première descente scientifique de l’Amazone et à qui l’on demandait si une pareille république de femmes pût s’établir et subsister dans cette partie du monde, s’est contenté de faire remarquer ; que si jamais il y a pu avoir des Amazones dans le monde, c’est en Amérique où la vie errante des femmes qui suivent souvent leurs maris à la guerre, et qui n’en sont pas plus heureuses dans leur domestique a dû leur faire naître l’idée et leur fournir des occasions fréquentes de se dérober au joug de leurs tyrans. En cherchant à se faire un établissement où elles pussent vivre dans l’indépendance et du moins n’être pas réduites à la condition d’esclaves et de bêtes de somme. Il ajoute que ce qui lui paraît vraisemblable, c’est qu’elles aient perdu le temps de leurs anciens usages, soit qu’elles avaient été subjuguées par une autre nation, soit qu’ennuyées de leur solitude les filles aient à la fois oublié l’aversion de leurs mères pour les hommes. Mais tandis qu’il s’enquiert de touts les informations possibles auprès des Indiens et des missionnaires afin de trouver les Amazones dont il parle longuement et semble ne pas douter de leur existence, Alexandre de Humboldt, historien et géographe de l’Amérique Espagnole, exprimera un peu plus tard son grand étonnement devant la persistance et la vigueur de superstitions de croyances populaires ou de mythes qui ont leur source dans le passé le plus reculé. Humboldt donne pour origine à la légende des Amazones tropicales la guerre sans merci que les Espagnols ont faite aux Indiens « Caribe » du continent : « c’est dans ces luttes sanglantes que les femmes Caribes après la mort de leurs maris se défendirent avec un tel désespoir qu’on les prit…pour des peuplades d’Amazones »

 

Il va sans dire que dans ces conditions, la rencontre d’Orellana avec les ténébreuses Dames du Fleuve souffre aujourd’hui de sérieuses contestations.

Les uns croient déceler dans le récit de cet obscur épisode, une forme galante que l’habile chroniqueur aurait trouvée pour masquer en partie la déroute de l’aventurier Espagnol au confluent du Nhamundá (34 bis) lors d’une sérieuse escarmouche avec les indigènes. Ce jour là, Orellana n’aurait vu, en tout et pour tout qu’une dizaine ou tout au plus une douzaine de femmes luttant avec âpreté au côté des Indiens. D’autres, qui n’ignorent pas que plus d’une fois l’esprit délirant de maints chroniqueurs de l’époque s’est représenté des choses extravagantes sans grand rapport avec la réalité (35), supposent que le Dominicain a tout bonnement pris pour des femmes des hommes vêtus d’une courte jupe de paille et portant perruque de même texture.

Il se pourrait encore avancent cette fois des linguistes spécialistes en langues amérindiennes, que le nom du fleuve soit tout simplement le résultat d’une lamentable équivoque des expéditionnaires sur le véritable sens du mot indigène « amaçunu » qu’ils auraient traduit à la hâte par « amazona » tandis qu’il signifiait « le fracas du nuage d’eau » et désignait particulièrement le rugissement du phénoménal mascaret (36) dans son embouchure. Et cette grossière confusion dans l’esprit d’hommes désemparés, vivant une aventure extraordinaire dans un environnement qui leur était hostile, aurait suffit pour que leur imagination exaltée se représente aussitôt l’image confuse d’une tribu d’Indiennes belliqueuses.

En empruntant sans vergogne et dans le cas précis à la mythologie grecque, le récit bien connu d’une peuplade fabuleuse de femmes guerrières d’Asie Mineure, filles d’Arès et de la nymphe Harmonie au royaume placé d’abord dans le Caucase puis dans fin fonds de la Scythie et qui drive avec les siècles sur les rives du Thermodon en Cappadoce, en Chaldée, en Afrique, et enfin en l’une de ces mystérieuses Iles Océanes dont Marco Polo a ouï dire.


Il n’était donc pas surprenant que l’on découvrît à présent cette île dans les parages du Nouveau Monde et ce n’était d’ailleurs pas la première fois qu’un voyageur de la Mer Océane épris de culture classique en parlait(...)

Par Ashaninka - Publié dans : Histoire
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Vendredi 7 août 2009 5 07 /08 /2009 14:20

Une des femmes les plus critiquées de l’histoire, fut incontestablement, une superbe romaine dont les us et coutumes, en effrayèrent plus d’un.

 

Marozia s’offrit le luxe de commander, à une époque où les femmes ne devaient servir, qu’à enfanter, coudre et dire « oui mon seigneur » à tous les mâles de l’espèce humaine.

 

Marozia naquit au sein d’une famille aisée, de Rome, son père Théophylacte était un pompeux consul  romain et sa mère une dame de haute lignée, dont les instincts étaient assez bas. Il était vox populi que Théodora, était l’amante du Pape.

 

Elle fut extrêmement gâtée depuis son enfance, bien qu’elle ne fût pas l’héritier tant attendu.

 

Tout lui était pardonné, ses caprices et colères ayant même entraîné, dès l’âge de quatre ans la mort.

D’un coup de pied, elle fit basculer une servante dans les escaliers car celle-ci lui avait apporté de l’eau trop chaude pour son bain.

La servante se rompit la nuque en bas des marches et mourut entraînant la mort du fœtus de cinq mois qu’elle portait dans le ventre.

 

Les constantes rixes entre Marozia et sa sœur, aussi appelée Théodora, faisaient aussi partie du vent de scandale, qui l’entourait depuis petite.

Marozia a menacé sa sœur d’un couteau sur la jugulaire, car cette dernière refusait de lui prêter une tunique de soie.

 

Depuis l’enfance Marozia a été témoin des frasques de sa mère et elle a opté pour être aussi fluide des jupons, que sa belle mais corrompue génitrice.

 

Elle aurait pourtant pu se marier à trois reprises, mais la plus grande partie de sa vie débridée, s’est passée en marge du thalamus nuptial.

 

Lorsqu’elle atteint 15 ans, elle fut déflorée par le Pape Serge III, celui-ci en tomba fou amoureux, faute de précautions Marozia accoucha d’un garçon issu de ses amours avec le pontife.

 

A ses 22 ans, Marozia se maria avec Alberic de Toscane, elle lui donna un fils qu’ils appelèrent Alberic.

 


Le mari de Marozia était en permanence habité par la jalousie du joyeux passé de sa femme, d’autant plus que l’on se faisait un plaisir de lui rappeler qu’il avait pour épouse les restes du Pape.

 

Alberic essaya de contrôler Rome mais il faillit lamentablement lorsqu’il fut assassiné par ni plus ni moins que le Pape Jean X, dernier amant en date de la mère de Marozia.

 

Marozia plus vénéneuse et rancunière qu’un scorpion, ne pardonna jamais cet affront. Dès la mort de sa mère elle obtint en 928, de faire emprisonner Jean X et postérieurement, de le faire exécuter par asphyxie.

 

 Ainsi elle vengeait la mort de son mari mais surtout elle lavait, le terrible affront qui lui avait été fait.

 

Le trône papal resté vacant fut occupé par fils de Marozia et du pape Serge III, alors âgé de vingt ans. Il prit le nom de Jean XI et officia la messe du second mariage de sa superbe mère avec Guido de Provence.

 

A ce niveau Marozia était complètement corrompue par son pouvoir à séduire les figures politiques et ecclésiastiques.

 

Son appétit sexuel n’étant satisfait elle réclamait sans cesse des ébats, les mauvaises langues disent que son deuxième mari serait mort d’épuisement complet. Marozia se maria en troisièmes noces avec le frère de Guido, le Roi Hugo de Provence. Marozia s’imagina qu’elle avait trouvé un trouvé un autre pantin avec qui jouer.

 

Son fils Alberic alors âgé de dix huit ans, voulu prendre le pouvoir de la cité, il échoua comme son père, et voyant la tournure des événements Hugo quitta Marozia la laissant face son sort.

 

Marozia tenta même séduire les moines qui l’incriminaient pour ses mauvaises actions.

 

Le mauvais sort s’acharna aussi sur le premier enfant de Marozia, Jean XI .Il fut arrêté et accusé de nombreux crimes et malversations. Il mourut quatre ans plus tard.

 

Marozia fut arrêtée par son deuxième fils Alberic, alors qu’elle hurlait qu’il était un mauvais fils et qu’elle se débattait comme une lionne toutes griffes dehors elle fut incarcérée au château Saint Ange où elle devrait résider cinquante ans.

Jamais elle ne lui pardonna, même si sa prison était en réalité une prison en or, où elle ne manquait de rien, ni d’amants.

 

Quand elle eut atteint soixante ans son fils mourut, son petit fils Octavie estima que la « petite vieille » ne devrait souffrir tant, devenant le pape Jean XII il décida qu’il était temps de la libérer.

 

Elle dut endurer un grand rituel d’exorcisme, au cours duquel sa santé se détériora définitivement, elle était flagellée par les religieux, et soumise au jeûne, afin de faire sortir le diable de son corps

 

Le haillon humain qui survécut après l’exorcisme, fut rendu à la religion qui leva l’excommunion pesant sur elle, elle fut exécutée en 986 de l’ère chrétienne laissant derrière elle un parfum de légende noire, corrompue.

 

La réalité sur Marozia est qu’elle n’était pas à la bonne époque, femme trop moderne, libérée, assumant ses pulsions, un caractère implacable.

 

Ce qui pourrait de nos jours être accepté comme qualité, était qualifié de diabolique, possédé à l’époque.

 

Ce fut une femme indomptée, et indomptable, certains disent que son fantôme revient le soir dans la cité éternelle assoiffé de vengeance cherchant les hommes qui l’ont exécutée.

Par Ashaninka - Publié dans : Histoire
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Mardi 21 juillet 2009 2 21 /07 /2009 18:49

 

 

« Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Salomon » ce fut la première dénomination des Templiers.


Ordre militaire fondé en 1118, à Jérusalem, pour protéger les pèlerins et les lieux sacrés en Terre Sainte.


Les braves guerriers siégeaient au sein même du cœur ennemi islamique, leur quartier général, cédé par le Roi Baudouin II se situait dans un bâtiment proche de la mosquée de Al-aqsa, ils occupaient ce qui restait du Temple de Salomon.

Composée d'une synthèse entre la foi sincère des moines et la bravoure des soldats d'élite, cet ordre fut la plus puissante et vaillante organisation militaire de l'époque des Croisés : « la troupe d'élite de Dieu »


Prestige qui leur fut rendu, après s'être déplacé en Europe, en 1921, ils furent les fidèles dépositaires des biens des riches chrétiens.

C'est justement pour cette raison, et par la jalousie qu'ils ont suscité qu'ils périrent par la main du roi de France à partir de l'an 1307.


Le désastre des Templiers

 

« Nekan, Adonai !... Chol Begoal !... Pape Clément V...Chevallier Guillaume de Nogaret...Roi Philippe IV :

Je vous intime de comparaître devant le tribunal de Dieu avant une année pour recevoir votre juste châtiment.

Maudits ! Maudits ! Tous maudits soyez vous jusqu'à la treizième génération » (Ceci n'est qu'une légende qui veut que les trois hommes moururent dans l'année)


Tels furent les derniers mots prononcés sur le bûcher, par Jacques de Molay, vingt deuxième Grand Maître de l'Ordre des Templiers, hurlant contre le Pape, le Garde des sceaux Royal, et le Souverain de France lui-même, le 18 Mars 1314, sur l'île de la cité de la Seine au pied de Notre Dame.


Il avait toutes les raisons de lancer l'anathème contre les trois.


Sept ans auparavant, un sordide pacte entre le Roi Philippe IV le bel, et le Pape Clément V, et le fidèle Nogaret comme exécutant, devait sceller son destin.


Jusqu'alors l'ordre des moines guerriers, de manteau blanc et croix rouge, était un colosse militaire et financier.


Dans la nuit du douze au treize octobre 1307, leurs installations disséminées aux quatre coins du royaume furent investies par les officiels de Philippe IV, inclus leurs édifices dénommés Ville Neuve du Temple dans Paris.

Les chevaliers furent emprisonnés, leurs derniers dirigeants, furent dépouillés de tous leurs biens et traînés dans les tribunaux royaux, dénoncés par Nogaret, le juriste royal.

Ils furent accusés d'hérésie, de blasphème, sodomie, idolâtrie, sacrilège...

Lors des interrogatoires dans lesquels les procédés inquisitoires on été appliqués avec le summum de la cruauté possible, ils furent accusés d'être des adorateurs païens du diabolique Baphomet, de cracher sur la Croix, de nier les sacrements, et de s'adonner à des pratiques sexuelles licencieuses entres eux.


Les tortures furent telles, plaies ouvertes, écartèlement, brûlures lacérations... qu'ils finirent par confesser ce que leurs bourreaux voulaient entendre.


Philippe le bel, attisé par les intrigues d'un traître ex Chevalier, Esquieu de Floyran, le Judas des Templiers, ne se contentera pas de démanteler les installations et de leurs confisquer les biens, il voulu aussi les déshonorer.


Philippe IV commença par lancer une campagne de calomnie contre les Templiers, accusant ces derniers d'être des sodomites, ainsi que de participer à des rituels sataniques

(Sachant que :

En 1120, le Concile de Naplouse institue la peine de mort sur le bûcher pour les sodomites. Le même concile par lequel avait été entériné l'Ordre, ironie du sort ?

En 1215, le IVe concile du Latran impose aux seigneurs de poursuivre les sodomites sur leurs terres, sous peine d'excommunication.

En 1259, Bologne punit les sodomites du bûcher ou de l'exil définitif.  ).


La cour et le peuple n'aimant guère les Templiers, Philippe IV ne tarda pas à les faire arrêter en grand nombre, dans le courant de l'année 1307.

Cinquante quatre Templiers périrent par le feu.


La réalité était donc toute autre et connue, paraît-il, depuis plusieurs années. Il y a quelques années, Barbara Frale, attachée aux Archives secrètes, a exhumé l'original des interrogatoires conduits en 1308, à Chinon, par trois cardinaux envoyés par le pape.

On apprend que les Templiers emprisonnés leur avouèrent avoir « craché à côté » du crucifix et avoir renié le Christ verbalement « mais pas de coeur ».

Repentis, ils furent absous et auraient dû être libérés ! Mais les temps étaient mauvais pour la papauté et il fallut accepter la vérité du roi...

 En 1314, les trois cardinaux, après avoir entendu à nouveau les accusés, les condamnèrent à la prison à vie. Ces derniers se rebiffèrent et, considérés comme relaps, furent conduits au bûcher. Les historiens le savaient, mais pas le grand public. On s'étonne tout de même d'un tel silence sur un sujet justement qui passionne le grand public, cela ne leur ressemble pas, cela sera donc considéré comme suspect.


Le déclin des Croisés.


Peu avant cette trahison, l'Ordre des Templiers, était la plus prestigieuse des trois milices du Christ, formées à Jérusalem lorsqu'elle était sous le contrôle des princes chrétiens.

Depuis leur expulsion de la Terre Sainte, après la défaite de Saint Jean d'acre face aux musulmans en 1291, les Chevaliers Hospitaliers se sont confinés sur l'île de Chypre, puis sur celle de Malte, alors que les Chevaliers Teutons, de retour en Allemagne, se mobilisèrent dans la conquête des terres des polonais païens.

Les Templiers, toutefois ont été géographiquement plus favorisés, puisqu'ils ont trouvé hébergement à Paris presque au cœur de l'Europe d'alors.


Leurs bases plus nombreuses en France (sept cent quatre couvents et prieurés) s'étendaient à l'Angleterre, l'Allemagne, l'Italie l'Espagne et le Portugal.

Ils ne devaient obédience qu'au Pape, toujours absent ou distant, ils bénéficiaient de la plus complète autonomie en relation aux royaumes, qui les accueillaient.

Un moine Templier n'obéit qu'à son supérieur hiérarchique le Grand Maître ou le Dom prieuré.

Par Ashaninka - Publié dans : Histoire
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