Philosophie, Sociologie

Dimanche 18 octobre 2009 7 18 /10 /2009 18:06

photos appareil 043 face3Il y a conflit sur la réelle représentation des véritables fonctions de l’agent pénitentiaire au sein des établissements.


La fonction de resocialisation (je préfère parler de socialisation plutôt que de réinsertion car avant d'être réinséré il faudrait être inséré dans la société hors actuellement le soucis majeur est une désocialisation due au contexte économique et à une mauvaise gestion du social dans notre pays, mais aussi; après un certain temps de privation de liberté l'être humain est désocialisé en non "dé inséré")) je disais donc que la fonction de resocialisation, est ignorée, ou peu appliquée, par le simple fait que les établissements pénitentiaires n’offrent pas les conditions pour la mettre en pratique.

 

Corroborant à inculquer  la mission de « garde », certains gouvernants en service affirment que la fonction est inhérente à la sécurité du détenu, et ce dans l’unité carcérale.


A aucun moment les administrateurs n’ont été clairs sur le rôle et la mission de resocialisation et les agents n’ont été stimulés pour développer un tel rôle.


Le surveillant doit en dernière instance garantir un minimum d’ordre, s’appliquer à éviter quelconque émeute ou soulèvement, veiller à la sécurité de l’établissement, doit éviter les bagarres entre les prisonniers eux-mêmes ou à l’encontre des personnels, faisant semblant d’avoir bien appréhendé et compris ce qu’on attend de lui au sein d’une détention.

 

Le surveillant est censé comprendre, comme étant de sa responsabilité, le soin du détenu (éviter les suicides), la sécurité de l’ensemble de l’institution dans laquelle il se trouve, tout en ayant une préoccupation de rééducation et d’intégration « assisté » par les autres corps de métiers qui gravitent dans la prison.


Sans être acteur intégral de ses attributions par le fait de n’avoir aucun plan ni projet de travail dirigé, avec une finalité commune, en effet celui-ci est le dernier informé de toute décision, prise envers ceux qu’il côtoie certainement plus que tous les penseurs et décisionnaires.


Mais aussi le dernier entendu avant les prises de décision et les réformes le concernant lui même.


Alors chaque agent cherche à faire son travail du mieux qu’il peut, inexistant dans son contexte professionnel… une vision à plus ou moins long terme d’obligations et d’objectifs, visant à resocialiser le public « visé».

 

Cependant il est bien seul dans sa tâche et soumis à une certaine discipline qui lui interdit de prendre des initiatives.


Bien qu’il ait des attributions définies et des responsabilités inhérentes à sa compétence, celles-ci officielles dans la structure organisée du système pénitentiaire, ayant ainsi une reconnaissance interne de ses fonctions, il devrait y avoir un investissement plus important de la part des gestionnaires de l’école pénitentiaire, en créant une spécialisation professionnelle pour les agents, favorisant la construction d’une pratique plus efficace de la part des institutions, en cherchant à comprendre les divers aspects du métier.

 

Les activités développées dans les unités carcérales par les surveillants représentent un important service public, non reconnu par les divers segments sociaux, et très souvent par leurs administrateurs eux-mêmes.


Très peu en effet connaissent réellement le quotidien des prisons, des agents, ou le travail que ceux-ci fournissent.


Bien que d’autres professionnels (médecins, avocats, enseignants etc…) travaillant dans l’espace pénitentiaire soient reconnus socialement, les agents pénitentiaires ne sont pas perçus honorablement par la masse populaire, portant sur eux les stigmates du nivellement et du comportement de leurs « clients ».

 

Mais tout d’abord il est indispensable que l’agent pénitentiaire ait conscience de son importance sociale et qu’il soit lui-même le détenteur de ses véritables attributions en les appliquant objectivement, l’affleurement de son véritable rôle, la consolidation et valorisation de son image professionnelle et sociale.

 

Pour travailler dans une prison, il doit exister une combinaison égale de qualités personnelles et de compétences techniques.


Les agents pénitentiaires doivent avoir des qualités qui leurs permettent de traiter tous les détenus, inclus les plus difficiles ou dangereux, de manière égale et impartiale, humaine et juste.

 

La plupart des recrutements actuels massifs ont démontré le manque d’investigation, et de tests psychologiques sur la personne recrutée.


On constate une démotivation, un laxisme, une incapacité à affronter la population pénale et même de la corruption par empathie et par manque de rémunération motivante.


Par absence de formation spécifique, de soutien, de valorisation du travail, et de reconnaissance des conditions insalubres et nerveusement épuisantes,  on est victime de démissions, suicides, dépressions chez le personnel.


Ceux-ci deviennent vulnérables.


A l’heure actuelle, il faut beaucoup d’idoneïté, d’équilibre mental personnel, pour mener à bien le quotidien en respectant la loi et le règlement et palier à la vie extérieure qui n’est pas toujours très facile.

 

D’une manière générale cette profession est considérée comme inférieure aux autres corps de métier de la sécurité publique.

Cela s’en ressent dans la rémunération et l’absence de considération.

Cela a pour conséquence la difficulté à recruter et à retenir du personnel adéquat.


Afin d’attirer de nouveaux personnels le salaire doit impérativement revu à la hausse, proportionnel aux risques de la profession et aux mauvaises conditions de travail, (surpopulation carcérale, locaux vétustes…)


Le statut d’une profession se mesure au niveau de la rémunération.

Les meilleurs professionnels sont attirés par de bons salaires et de bonnes conditions de travail.


Plus personne ne travaille pour la gloire, « le travail n’est plus la santé ». Travailler dans une prison est l’un des services publics les plus complexes, citons tout de même qu’il s’agit de la deuxième profession la plus dangereuse au monde selon l’ONU.

Ce qui devrait être pris en considération par nos gouvernants.


Le gouvernement doit reconnaître que les agents pénitentiaires on le droit à une rémunération adaptée, décente et compatible avec leur travail, pénible et dangereux de plus nous y constatons un niveau d’étude largement supérieur au niveau de recrutement. 70 °/° des personnels possèdent le BAC et plus, DEUG, Licence…


On ne peut exiger d’un agent pénitentiaire actuel, d’exercer une fonction de rééducation, réinsertion, de garde etc…sans lui demander d’étudier un tant soit peu ; forte hypocrisie de nos gouvernant qui savent pertinemment que ce qu’ils demandent au surveillant pénitentiaire actuel, est au minimum du niveau bac et plus.


Le gouvernement ne peut continuer d’exiger d’un travail recruté au niveau BEPC, des fonctions qu’il devrait rémunérer au niveau supérieur, rien d’étonnant au laxisme que nous observons.


La connaissance des Lois pénitentiaires et leur caractère individuel et resocialisant des peines, sont des bases fondamentales à l’exercice de la mission de réinsertion.


L’agent participe en offrant sa contribution soit au travers d’observations ou soit de suggestions pour résoudre les problèmes.

Pour cela il doit sans cesse se documenter, connaître le droit Pénal, connaître la réglementation pénitentiaire, les nouvelles lois Européennes, tenir compte des nouvelles directives des Droits de l’homme etc…

De plus ce dernier doit être à la fois un gardien, un psychologue ou psychiatre, un conseiller, un traducteur, un enseignant, un éducateur, un infirmier,…


La prison étant à l’heure actuelle le lieu où l’on se débarrasse de tout ce qui dérange et perturbe le bon ordre de la société, le personnel pénitentiaire doit assumer par la force des choses et pour le bon déroulement de la vie carcérale et sociale extérieure aux murs d’enceinte, tous les rôles qui lui sont imposés par la « malchance » ou par le « destin » nommons le comme nous voudrons.

Plus objectivement on dirait : par le « on s’en fout on ne veut pas de vagues, faites ce qu’il faut pour ne pas faire la une des journaux » de ceux qui nous gouvernent.


Comment peut on faire semblant de croire que l’agent va se former sur le tas au niveau demandé ?

N’appellerait on pas cela, se moquer du monde ?


Si l’on considère que les agents sont pour la plupart débordés par leur rôle de garde et de sécurité, débordés par le manque de structures permettant une condition de travail saine, débordés par la surpopulation, (un agent pour plus de cents détenus), on comprend que la mission de réinsertion soit remise au futur : « quand les conditions le permettrons »…


Les agents sont obligés dans le contexte actuel des choses de placer les critères de sécurité au dessus de toutes les autres exigences des gouvernants et droits humains.


Le droit humain serait déjà de reconnaître et de valoriser ceux qui ont la « foi » car plus que de la vocation il commence réellement à s’agir de foi il faut avoir la foi pour continuer d’exercer consciencieusement ce métier avec une rémunération minable, des repos aléatoires, et une désocialisation complète.

Par Ashaninka - Publié dans : Philosophie, Sociologie
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Dimanche 13 septembre 2009 7 13 /09 /2009 18:03


Au début les dieux étaient partout.

 

Dans un univers où tout était grand et neuf les hommes avaient peu de connaissances, seuls les dieux pouvaient expliquer les phénomènes naturels, seul le divin pouvait cabalistiquement expliquer le mystère de la vie, les constants cercles de la vie et de la mort.

 

Le soleil se levait parce que les dieux le voulaient bien, les tempêtes surgissaient, apportant destruction et fertilité comme une manifestation du divin, mystérieux qui à tout instant comme un caprice pouvait ôter le don de vie.

 

Avec le temps nous avons découvert, nous questionnant, enrichissant notre savoir et l’espace des dieux s’est mit à reculer à chaque découverte.

 

Nous savons maintenant pourquoi le soleil se lève, pourquoi les plantes poussent et comment naissent les bébés.

 

Nous savons que rien ne se crée ou ne se perd mais se transforme.

 

Et pourtant en cette époque où nous savons tant de choses la foi continue d’être un élément présent, un élément nécessaire.

 

Si les dieux ne sont utiles à expliquer les mystères, la science y travaille, alors à quoi servent les dieux exactement ?

 

La réponse n’est ni simple ni évidente, étant très souvent plus personnelle qu’autre chose.

 

Quel est le rôle de la religion, de la foi, de la spiritualité dans la société globale de consommation ?

 

La première hypothèse serait, de mal comprendre le besoin humain d’appartenance, le sentiment d’intégrer un groupe plus large et trouver ce que tous cherchent : l’acceptation.

 

Même si ce n’est que par tradition formelle, comme ce que l’on observe actuellement dans l’église catholique.

Appartenir à x ou y religion donne une indenté, en tant qu’individus membres de la même communauté, et ce en dehors d’être réellement pratiquant.

 

Dans d’autres parties du monde la religion est égale à une tribu, un passeport, une bannière.

Etre juif ou musulman est très différent selon que l’on se trouve en Europe, Palestine, Liban ou Syrie, comme être catholique ou protestant en France ou en Irlande du Nord.

 

Cependant cette identification va au delà de motivations politiques, et culturelles.

 

Le rôle de la religion est une affaire beaucoup plus intime et émotionnelle.

Ce n’est pas un hasard si tant de sectes fleurissent dans lesquelles les sujets principaux sont l’amour, le pardon, la félicité et la communauté.

 

L’église la foi a construit un groupe dans lequel elle offre soutien et sûreté comme la famille qui aime inconditionnellement, offrant refuge et appui en relation au monde, qui lui est chaque jour plus distant et plus froid.

 

Etre aimé, sentir l’amour et l’approbation des autres est une impulsion basique de l’être humain, qui facilement, dépasse la logique et la raison.

 

Autre motivation possible de se tourner vers une religion : le besoin de l’humain à trouver un contrôle et du rationnel dans un univers fait de hasards et doutes.

 

Alors que nous avons tant de connaissances scientifiques, que nous en savons plus sur le caractère arbitraire de l’existence, le besoin que quelque chose nous explique, le pourquoi du comment, des probabilités, d’une fin ultime qui justifie les injustices, la souffrance, la peur et la douleur qui caractérise nos vies, se fait de plus en plus ressentir.

 

Si dieu existe, il sera possible de lui demander d’intercéder en notre faveur, de lui offrir réparation de nos erreurs et de cette manière éviter des catastrophes.

 

Illusion de contrôler le cours de notre existence ou superstition ancrée des anciens enseignements ?

 

Dieu vu ainsi est une sorte de « air bag » ou de ceinture de sécurité qui nous prend et nous protège, au cas où…et comme dit la prière « nous délivre de tout le mal ».

 

La religion, et certaines formes de spiritualité, ont aussi un rôle consolateur dans le désespoir.

Plus grand est le désespoir et plus grande est la croyance en une force mystique qui nous porte.

Enfin toutes les religions offrent une vision relative de la vie, en ce sens qu’elles expliquent que mourir n’est pas une fin.

Punis ou récompensés pour nos actes, réincarnés ou prisonniers du monde des esprits nous continuerons à « être » dans n’importe quel plan de l’existence. C’est là que la science pèche car elle ne peut garantir, à l’image des religions, un au-delà.

 

La société actuelle, s’est laïcisée au point de pousser la religion à un espace retranché intime de sphère personnelle.

Dans la plupart des pays occidentalisés les pratiques religieuses, ont quasiment disparut, se résumant à des pratiques régulières spécifiques comme marquant un rite de passage : la naissance, l’union, la mort.

 

Cependant nombreuses formes résiduelles de foi et de spiritualité subsistent.

 

Bien que les fidèles s’amenuisent, il demeure un besoin de pouvoir supérieur à l’humain, qui explique et aide, depuis les cartes de tarots, à la petite bougie allumée pour aider lors des examens, aux rituels de chance…jusqu’aux modes spirituelles, telles les magies blanches, les fées, les anges et même les extraterrestres.

 

La foi est inhérente à l’être humain, intrinsèque.

 

Penser que la foi deviendrait obsolète face à la science était une erreur.

 

Peut être que croire une certaine forme de pouvoir supérieur, d’inconnu, quel qu’il soit, est plus facile et sûr que de supporter un quotidien moderne, orgueilleux, individualiste, agressif et basé sur une « déité » nouvelle : l’argent et son pouvoir.

 

Il y a des nuits avant et après notre passage sur terre.

Serait ce la peur de ne pas vivre celles de notre parcours qui motive ?

Ou alors tout simplement la peur de se tromper ?

Par Ashaninka - Publié dans : Philosophie, Sociologie
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Vendredi 7 août 2009 5 07 /08 /2009 14:12



En Asie, on ne voit pas de monuments célébrant les grands héros, ni un Gengis Kan avec ses cruelles batailles, mais plutôt célébrant, la femme.


Les asiatiques ont compris que seule la force merveilleuse de l’amour peut nous transformer. « La maternité, l’amour, la femme : il y a là quelque chose de grandiose qui résonne dans le corral de l’espace, sous forme pérenne. La femme est la plus belle pensée du créateur, faite chair, sang et vie »

 

La femme a été aux cotés des grands hommes, elle les a animé, leur a insufflé les idées, donné l’impulsion de la lutte, les a hissé sur un piédestal et les a orienté pour qu’ils accomplissent de gigantesques œuvres.

 

A l’image de Minerve chez les romains, Athéna chez les grecs, Tonanzin chez les Aztèques, Devi-Kundalini chez les Indoustans ; Isis resplendit dans l’ancienne Égypte des pharaons comme la Divinité Féminine par excellence.

 

Ce fut dans ce pays ensoleillé de Kem où brillèrent avec une force surnaturelle les temples dédiés à la préparation des Sacerdoces, aussi appelées Vestales, lesquelles allaient accomplir la mission sacrée d’élever l’homme.

 

Actuellement les hommes, incapables d’éliminer leurs « Egos », leurs orgueils, se sont enlisés dans la dégénération.

 

Irresponsables envers leurs familles et envers la société, ils ont conduit la femme à entrer en compétition avec l’homme, cherchant un moyen de se sustenter elle, et ses enfants.

 

Ainsi la femme, aujourd’hui comme hier, a un double rôle celui de chercher la sustentation, et celui de régénérer l’homme.

 

Isis représentation de l’Eternel Féminin, de Déesse Mère, comme la Nature, la Grande Mère, chez les égyptiens fut vénérée par tous ceux ont suivi son enseignement.

 

Au début, la femme était adorée, de manière très spéciale, elle était considérée comme partie intégrante et descendante de l’Eternel féminin, c'est-à-dire de ce concept ancestral, présent aussi dans la culture Maya, Tibétaine, Chrétienne, Druidique, Perse, Scandinave etc…

 

La femme en tant que représentation de « Dieu Maternel » comme la Nature.

 

Nombreux temples furent érigés, destinés à l’adoration et reconnaissance de la femme comme représentation objective de la Nature.

Si la conception de la position de la femme était à l’heure actuelle, aussi importante que celle de ces peuples anciens (traités injustement de païens et sauvages) nous aurions un monde meilleur.

 

Des sociologues et Psychologues tels Freud ou son disciple Jung ont défendu l’idée selon laquelle la femme n’est ni plus ni moins que le centre de l’Homme, le noyau solaire autour duquel tourne la société, comme des petites planètes.

 

En l’absence de la femme comme centre d’union entre les êtres, l’humanité serait un chaos.

 

Malheureusement, aujourd’hui nombreux sont les gens qui prétendent séparer, tout ce qui est émotionnel (généralement attribué au féminin) de ce qui est de l’ordre de la matière.

 

Cependant force est de reconnaître qu’une vie sans sensibilité, émotion, tendresse, patience, empathie… est une vie aride et vide.

 

La société actuelle nous converti en êtres insensibles, durs, égoïstes, que seuls les plaisirs sensuels préoccupent et qui n’ont que faire de tous ce qui souffrent …

Soit par définition la Femme dans son principe féminin !

 

L’heure est arrivée d’un changement radical, en notre conception de la place de la femme.

 

Elle doit être respectée, car si elle, qui est le centre du monde social, familial, ne se respecte pas elle-même et ne se fait pas respecter, le destin qu’elle se réserve sera fait de mépris.

 

Elle doit prendre conscience qu’elle détient dans ses paumes la capacité de lever la société entière.

 

Par sa féminité, sa clémence elle équilibre les hommes, si les hommes la déconsidèrent alors ils se déconsidèrent eux-mêmes car ils ont ébranlé l’équilibre du Féminin Masculin, du yin et du yang.

 

La femme est insaisissable comme l’air que nous respirons, sans femmes le monde serait un cimetière, il serait inanimé et froid.

 

« Toute femme censée bâtit sa demeure, l’insensée la détruit de ses propres mains »

 

Par Ashaninka - Publié dans : Philosophie, Sociologie
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Dimanche 2 août 2009 7 02 /08 /2009 17:53




La place des personnes âgées dans la société actuelle s’est modifiée au fil du temps et avec l’évolution des mentalités.

Le statut social des ancêtres est fragilisé et les cicatrices de la vieillesse menacent de  transformer la personne âgée en un être « jetable ».

Lui-même se sent dépassé, il pense qu’il a eu son époque et que maintenant il ne sert plus à rien.


Les capacités d’adaptation de l’être humain en vieillissant, diminuent, devenant de plus en plus sensible à son milieu ambiant, qui devient un obstacle à sa vie.

Le bien être psychologique de ce groupe âgé, est très associé à sa satisfaction en relation à son milieu résidentiel.


Avec le temps les personnes âgées s’accrochent d’une manière très spéciale à leur maison, créant un système d’espace, où se forme le concept de famille et qui a souffert de grandes altérations.


Autrefois la famille était étendue, plusieurs générations conviaient sous le même toit,  grands parents, enfants et petits enfants.

La personne âgée n’était pas complètement écartée du travail, elle demeurait utile et active.

 

LA PERSONNE AGEE ET LA FAMILLE


Pendant longtemps, les familles se sont occupées de leurs anciens, sans aides de la part des services publics.


Bien que la vieillesse soit un processus physiologique et non une maladie, le besoin d’aide et d’assistance commence à être une constante au fur et à mesure des pertes d’acuité, d’audition, de souplesse, d’équilibre etc...


La famille est la première à qui s’adressent les personnes âgées puisque elle a un rôle essentiel comme soutien.


En tant que principal groupe social, la famille apparaît comme le meilleur refuge et support, étant normalement le lieu privilégié de solidarité, d’accueil, et d’échange affectif et matériel.


Avec l’évolution des sociétés la famille a changé et ses habitudes quotidiennes ne laissent plus grande place à l’ancien  dans son sein.


La famille n’a plus de temps à leur accorder, leurs proches n’ont pas de disponibilité ni de place pour les accueillir, ni même pour leur rendre visite, pourtant les anciens vont même jusqu’à les déculpabiliser, en justifiant que ce n’est pas par manque d’envie ou d’affection mais à cause de  leur activité professionnelle très prenante...


Nous sommes dans une société exigeante, intolérante et égoïste où l’on considère qu’une personne reste jeune tant qu’elle est capable d’acquérir de nouvelles habitudes et de tolérer les contradictions…


Nos anciens fournissent des efforts surhumains pour se maintenir à la page et faire toujours partie intégrante de cette société dite moderne, nouvelle et fondée sur les droits de l’homme et le respect de l’être humain.


Alors pourquoi ai-je le sentiment que trop de « vieux » sont malheureux, isolés et abandonnés ?


On oublie bien souvent que si nous en sommes là, si nous avons les connaissances et les bases à notre épanouissement,  si nous avons pu accéder à des situations confortables, c’est aussi par leur éducation, leurs sacrifices, leur amour et tout ce que comporte la transmission de valeurs depuis des générations.

 

Nous sommes le miroir de TOUT ce qu’ils nous ont légué.

 

Par Ashaninka - Publié dans : Philosophie, Sociologie
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Mardi 28 juillet 2009 2 28 /07 /2009 15:18



L'amour est un état dont l'être humain à besoin pour y trouver une certaine plénitude

L'amour est une sorte de « mort » de l'ego, pour se donner au feu incontrôlable de la passion.

Et qu'est la « mort de l'ego » sinon qu'un renversement de vibration, de lâcher prise, pour une force supérieure à notre contrôle.

D'un autre coté il semble que l'amour soit le produit de consommation,ainsi que tout ce qui l'entoure,  le plus prisé depuis la nuit des temps, qui se vend toujours aussi bien à l'heure actuelle et ne connaît pas la crise économique.

Comme dans les mythes et légendes, comptes, romans, et histoires vécues, la folie ou la plénitude de l'amour mènent aux frontières du possible et de la vie, nous obligeant à découvrir nos limites.


Alors tout serait comme si l'amour, ou plutôt ce magma de sentiments qui nous échappent, qui provoquent des émotions violentes, nous emmenait, malgré nous, à nous extérioriser et à transcender notre ego pour atteindre des niveaux plus subtils d'expériences.

Certains psychiatres définissent ce sentiment comme une aliénation mentale transitoire et même si cela nous fait sourire... Reconnaissons qu'il y a une certaine vérité dans cette définition.

L'amour rend les amants « bizarres » c'est bien connu !

Ces sentiments amoureux qu'expérimentent deux êtres les rendent singuliers, déphasés, irrationnels. Il les isole et sépare du reste du monde et des gens qui les entourent, les submerge en un tel état d'exaltation, de frénésie, et d'envoûtement qu'ils paraissent se soustraire à la réalité et vivre pendant un certain temps dans un autre monde.


Les émotions qui surgissent alors, produisent un paroxysme de sensations qui élimine quelconque capacité de rationalisation, réduisant la volonté à sa plus simple expression, bien qu'elle puisse devenir fanatique, si l'esprit devient la victime d'une idée fixe, qui rend sourd, aveugle et indifférent à tout autre centre d'intérêt.


En d'autres cas, l'amour est un état d'ivresse incomparable, qui toutefois s'épuise et disparaît lorsque son intensité s'amenuise, plongeant l'individu dans la plus grande désillusion, le plus grand désenchantement et vide intérieur.

Quand les vagues émotionnelles soulevées par les flammes de l'amour, tombent en une mer calme, s'installent, le désespoir, l'étrange et angoissante sensation de la perte.


La psychologie moderne tend à comparer l'amour avec une sorte d'infraction du moi. En effet il s'agit d'une exagération, une augmentation voire un débordement. L'amoureux a la sensation de sortir de soi, sous l'influence du sentiment il ne se sent pas le même, envahit par le désir de l'autre, le besoin de se projeter dans l'autre ou d'intégrer en lui l'objet de son amour, abandonnant la perception de ses limites.


Mais une fois cet enthousiasme ; qui s'alimente presque toujours d'illusions, fantaisies, et projections mentales inconscientes, ; éteint, le vide laissé à l'intérieur peut s'avérer insupportable et les limites, reviennent cruelles et suffocantes.


On sait que le sentiment amoureux n'admet aucune norme, et provoque nombreux accidents et drames humains qui parfois s'avèrent dévastateurs et mortels, que toutefois il alimente les rêves les cœurs, les imaginations, et qu'il est une constante passerelle vers toute forme d'art, il n'en demeure pas moins un tabou de par son état de « phénomène asocial »

Cependant pour d'autres raisons inhérentes, tout d'abord, à la préservation des communautés humaines, ensuite à l'intérêt plus individuel que commun, la magie de l'amour transcendant les sensations, les émotions, les fonctions reproductrices, s'est peu à peu soumis aux règles sociales.

Mais pour le plus intense et parfait qu'il puisse paraître, cet état ne peut être éternel, puisqu'il est le fruit d'un vouloir inconscient de fusion avec soi même et ne peut se réaliser hors du moi profond avec l'autre malgré notre amour pour lui ou notre conviction à l'aimer, comme il est coutume de dire « plus que nous-mêmes ».



L'amour n'a alors d'autre raison que celle de s'élever comme une étincelle qui se manifeste en un état spontané, en l'instant où deux personnes sont ensembles et les conduit à s'unir « pour le meilleur et pour le pire »


Mais peut on éteindre un feu dont la flamme naît, renaît et s'autoalimente ? peut on dominer un état  d'excitation dont l'essence est méconnue et nous échappe, qui est plus forte que soit même qui ensorcelle et fascine le plus sensé d'entre nous?

Au plus loin que nous remontions, on observe chez nos ancêtres, une double volonté de domestiquer et de sacraliser l'amour.

Ainsi est né le couple social qui continue d'être notre modèle, et d'un autre côté subsiste l'amour mystique, marginal et exceptionnel, séparés mais totalement intégrés socialement et religieusement.


Mais le vrai Amour, celui qui s'écrit avec une majuscule, n'a besoin d'aucun produit extérieur, d'aucune race, ni de croyance ou religion.

C'est un sentiment qui ne requiert même pas un compagnon concret, car c'est une vibration avec une lumière qui nous est propre.

De la même façon qu'il nous conduit vers un compagnon de vie, qu'à l'entier dévouement à un idéal, à une sensation, un état, qui débouche sur l'unité avec l'univers.

Peu importe la différenciation de l'amour entre amis, du couple, des amants, de l'humanitaire ou d'un dieu, car ce qui est sûr, est que tout cela est Amour en ses multiples facettes !

D'un point de vue humain, si l'on admet que chacun de nous est une personne en continuelle formation, que la vie est un éternel apprentissage qui nous oblige à nous transformer nous devons voir dans l'amour une expérience à l'éveil de la conscience.

Par Ashaninka - Publié dans : Philosophie, Sociologie
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